Confessions d’un Linuxien libre – partie 3

14 octobre 2012 11 h 02 min 30 commentaires Views: 1124

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Cette dernière tranche de la saga techno de David Gagnon, ci-devant notre homme à Shanghai, se termine par une profession de foi pro-Linux, profession de foi néanmoins formulée dans le confort ronronnant d’une machine qui doit faire frémir l’apôtre ultime du Libre, de l’Open S0urce, de l’anti-propriétarisme informatique, Richard Stallman. Mais lisez, vous constaterez que notre auteur arrive tout de même à bien justifier ses choix.


(Source de l’image: NDLM)

Dans mon récit publié lundi dernier et hier, j’ai omis jusqu’ici de mentionner que durant tout ce temps à utiliser principalement Linux sur mes ordinateurs, j’ai quand même pu régulièrement utiliser OS X, le SE du Mac, ma conjointe étant propriétaire d’un MacBook depuis 2006.

N’étant pas nécessairement un admirateur d’Apple pour plusieurs raisons, entre autres les restrictions imposées avec iOS (ma conjointe a aussi un iPod touch, d’où le fait que jamais je n’achèterai de bidule sous iOS), je sais quand même apprécier un bon produit bien fait. Pour tout dire, je n’ai rien à reprocher à OS X en tant que tel, mis à part, peut-être, quelques irritants mineurs.

Ça reste un UNIX pur et dur avec toute la qualité et la stabilité que cela suppose. J’ai beau croire que le noyau Linux lui est supérieur, notamment pour sa gestion de la mémoire (j’y reviendrai aussi), il n’en demeure pas moins qu’OS X, c’est du solide.

Un de ses avantages réside dans la qualité de certains de ses logiciels, entre autres iMovie, iWork avec Pages et Keynote et Garageband. Bien qu’étant propriétaires (non libres), ce sont d’excellents produits, qui permettent de créer rapidement du matériel audiovisuel de qualité et cela sans demander d’efforts considérables. C’est d’ailleurs pourquoi il m’est souvent arrivé d’emprunter le MacBook de ma douce pour créer des montages vidéo.


(Source de l’image: Apple)

Pas que je n’aurais pu le faire avec OpenShot ou KDEnlive sous Linux. Mais j’ai pu arriver à de meilleurs résultats, et ce plus rapidement avec iMovie. Là, par contre, il y a Lightworks qui fera bientôt son arrivée sous Linux, un logiciel d’édition vidéo professionnel qui a servi à monter plusieurs productions hollywoodiennes. J’ai bien hâte de l’essayer; ça risque de révolutionner le monde du montage sous Linux !

Mais d’abord, retour en début février 2012. Je suis au Québec en visite chez ma maman pendant mes vacances du Nouvel An chinois. Rapidement, je constate que son PC, une vieille tour Dell sous Ubuntu, a besoin d’une mise à niveau majeure : il est très lent, il manque de mémoire vive, son disque dur est plein, il fait du bruit, etc.

Je vais donc magasiner avec elle pour un disque dur, de la RAM et peut-être même un nouvel ordi. On verra ! Comme elle apprécie les choses esthétiques, son attention est attirée par un iMac, un ordi qui lui semble avoir de la classe (faut l’avouer, quand même, c’est plutôt joli sur un bureau, un iMac). Nous discutons alors de ses besoins, de son budget, de la perspective d’un ordi neuf au lieu d’occasion et, de fil en aiguille, le iMac, devient une possibilité intéressante …

La boutique Apple n’étant pas très loin, nous nous y rendons, question de voir l’offre plus complète de cette écurie. C’est ainsi qu’une heure plus tard ma maman décide, un peu sur un coup de tête, de faire l’achat d’un iMac. J’admets avoir été un peu complice en insistant sur le fait que les Mac étaient de bonnes machines qui durent longtemps et qui se revendent bien malgré leur âge. À l’achat, le vendeur offrait de troquer la Magic Mouse incluse pour un Magic Trackpad, et ce gracieusement. Ce qu’elle a accepté, une très bonne décision, à mon avis !

La magie du Magic Trackpad


(Source de l’image: Apple)

Effectivement, le Magic Trackpad (pavé tactile) est un périphérique que j’avais sous-estimé, le MacBook de ma blonde en étant démuni. Mais une fois le nouvel iMac installé, le geek en moi qui ne dors jamais, a pris un méchant plaisir à tester à fond ce dispositif conçu pour la gestuelle multitouche.

J’y ai immédiatement vu un nouvel avantage pour choisir un Mac. Oui, je sais qu’il est possible de configurer Linux pour faire à peu près la même chose, mais cela implique un peu de gossages. Or, pour le commun des mortels qui ne veut pas trop se casser la tête, le Mac semble initier une méthode de travail plus productive.

Au lieu de vous ennuyer avec tous les détails et fonctionnalités possibles, voici une petite démonstration que j’avais publié sur YouTube il y a quelque temps et qui vous démontrera bien plus clairement de quoi il en retourne vraiment :


Aussi merveilleux que le pavé tactile d’Apple puisse l’être, ce n’est pas une raison suffisante pour me débarrasser de ma tour PC sous Arch Linux pour courir m’acheter un Mac! Surtout que contrairement à certains, j’aime bien Gnome 3 une interface utilisateur qui propose, elle aussi, des trucs productifs, p. ex. ses raccourcis.

Mais voilà-t-y pas que peu après mon retour à Shanghai, la carte maîtresse ASUS de ma tour PC rend l’âme. Qui plus est, j’avais laissé mon vieux bloc-notes ACER à Québec, question d’avoir le moins d’effets à rapporter en vue de mon prochain déménagement au pays de mes ancêtres. Bref, moi le geek, je me retrouvais sans aucun PC !

En même temps, mon employeur me demandait d’aller donner des formations techniques dans les différents campus à travers la ville ! Ce qui signifie que j’avais impérativement besoin d’un puissant bloc-notes. Pour moi, il s’agissait de faire d’une pierre deux coups : remplacer ma tour et, en même temps, disposer d’un ordi simple à trimballer. Ainsi, je pourrais travailler mes présentations de n’importe où et je pourrais me connecter aux projecteurs de mes hôtes rapidement, sans gossage.

Choisir un nouveau bloc-notes

Qu’il s’agisse de malchance ou de la malédiction (peut-être les deux ?), j’ai eu de bien mauvaises expériences avec mes deux derniers blocs-notes PC. Par exemple j’ai dû remplacer le clavier et l’écran de mon bloc-notes ACER acheté en 2006, un modèle haut de gamme payé à fort prix, sans parler de son pavé tactile qui ne fonctionne plus depuis belle lurette. Idem pour mon Netbook Dell dont le pavé tactile fait la baboune.

Pourtant, le MacBook de ma conjointe, acheté lui aussi en 2006, est toujours parfaitement fonctionnel. C’est un facteur, vous l’aurez compris, qui a ajouté du poids du côté de la pomme dans la décision de remplacement qu’il me fallait prendre sans tarder.

Mais j’ai comme principe de soutenir d’abord et avant tout le logiciel libre. Me fiant aux témoignages de Marcofsky, un intervenant régulier ici chez NDLM, j’ai d’abord songé à un System76 ou, pour la qualité légendaire de cette marque, à un Thinkpad. Sauf que j’étais torturé.


(Source de l’image: System76)

J’aimais beaucoup le Mac avec son SE et son matériel solide. Puis j’étais littéralement tombé en amour avec Magic Trackpad. Plus j’y songeais, et plus il me semblait intéressant de m’acheter un Macbook Pro. D’ailleurs, n’étais-je pas celui qui conseillait à ceux qui se cassaient la tête entre 10 000 modèles de PC, de simplement s’acheter un Mac ? Pourquoi ne pas appliquer mes propres conseils à ma petite personne si ça me simplifiait la vie ?

J’étais justement pressé et je savais qu’avec un Mac, je ne faisais pas de pari. Il s’agissait d’un PC avec microprocesseur Intel, sur lequel il était en outre possible de rouler Windows et Linux. Alors, me suis-je dit, s’il est possible d’avoir le meilleur des trois mondes, pourquoi s’en priver ?

Autre facteur mentionné plus tôt, j’avais connu certains déboires avec Linux par le passé lors de présentations devant public (difficultés de connexion à certains projecteurs, une mise à jour ayant bogué X11, etc.). J’avais souffert du sentiment désagréable d’avoir 70 ou 100 personnes assises devant moi en train de me regarder gosser pour faire fonctionner la sortie VGA. J’avais eu l’air un peu fou et je ne voulais plus revivre, à tout prix, une telle situation. Or, je savais (ou, à tout le moins, je me persuadais de croire) qu’avec un Mac, ce genre de choses fonctionnait toujours du premier coup. (1)

Puis, il y a le fait que plusieurs logiciels libres que j’utilise déjà sous Linux, comme GIMP, Inkscape, Scribus, LibreOffice, Chrome et Firefox offrent désormais une version OS X aussi stable que fonctionnelle. Le terminal OS X lui, reste un terminal UNIX très flexible où on peut taper les mêmes commandes et compiler plusieurs des mêmes applications qui existent sous Linux.

Vendu mon âme au diable

Tant et si bien qu’en fin février 2012, j’ai finalement vendu mon âme au diable. J’ai décidé de m’acheter un Macbook Pro (je me couvre la tête pour éviter les tomates et les œufs !). La vie nous réserve parfois de bien étranges surprises, non ?

Attention ! N’allez pas croire que j’ai complètement délaissé Linux pour autant ! En fait, toute de suite après l’achat du MBP, j’y ai installé Arch Linux sous Virtualbox. Étonnamment, ça roule très rapidement, même en mode virtuel.


(Source de l’image: David Gagnon)

Oui, je sais, j’aurais sûrement mieux fait de l’installer en mode natif avec gestionnaire d’amorce (grâce à Boot Camp). Mais un des gros avantages d’y aller avec Virtualbox, c’est la gestuelle multitouche. Je n’ai qu’à glisser trois doigts vers la gauche ou vers la droite pour alterner, en un clin d’oeil, entre Linux et Mac OS X, pour profiter de deux excellents SE en même temps, sur la même machine !

C’était d’ailleurs un immense avantage pour moi, car je peux désormais préparer de superbes présentations sous Keynote et, du coup, faire des bouts de démonstration sous Linux, sans même avoir besoin de redémarrer ! J’adore cette possibilité, honnêtement ! Voici d’ailleurs une prise d’écran qui démontre bien la transition de l’un à l’autre :


(Source de l’image: David Gagnon)

D’où le mot « confessions » dans mon titre…

Malgré le fait que j’utilise toujours Linux, surtout pour être à jour et pour accomplir certaines opérations un peu nébuleuses sous OS X, je me sens un peu coupable et je crains les roches que certains me lanceront possiblement à la fin de ce récit. J’espère que ça ne sera pas le cas, mais je ne peux m’empêcher de me sentir un peu comme traître envers toute la communauté des Linuxiens.

Il m’est devenu difficile d’être aussi pur qu’un Richard Stallman, cet apôtre assez radical du Libre qui est à l’origine de la licence GNU et que j’admire beaucoup. Tout comme je n’aime pas ce qu’on fait au bétail dans les abattoirs, je ne suis toujours pas devenu végétarien pour autant. Ici, rien n’est évident !

Apple est loin d’être un exemple à suivre à bien des égards: poursuites ridicules pour contrôle du marché, restrictions excessives d’iOS, sans parler de ce qui se passe en Chine dans les usines de Foxconn, etc. Je suis conscient de tout cela et, comme vous, je déteste agir contre mes principes. Mais c’est que pour moi, comme ce fut le cas naguère avec BeOS.

OS X a beau ne pas être Libre, c’est quand même un SE de qualité que j’aime bien l’utiliser. N’oublions pas qu’il a déjà été NeXTstep, une solide mouture UNIX qui me faisait saliver ! Bref, autant je déteste iOS, autant OS X me plaît de par son architecture UNIX et sa compatibilité avec mes logiciels Linux existants (est-ce vraiment là une contradiction ?)


(Source de l’image: David Gagnon)

Et la valeur ajoutée ? Elle se trouve dans certains logiciels comme iMovie, Garageband, Pages, Keynote, SketchUp, pour ne nommer que ceux-là, des applications qui me permettent d’aller plus loin, côté artistique ou technique que sous Linux, du moins pas avec la même rapidité ou la même qualité en termes de produit fini. Elle se trouve également dans le pavé tactile du MacBook Pro et dans sa gestuelle multitouche. Enfin, elle se trouve dans le fait que j’aurai désormais moins de « gossage » à faire. Non pas que Linux c’est du gossage, mais disons que je suis resté un peu traumatisé par mes problèmes de connexion en public…

Mais si jamais …

J’avoue cependant m’ennuyer énormément de ma machine Linux dédiée. Dès que j’en aurai les moyens, après mon retour au Québec, je vais m’en monter une. Pour moi, ce système d’exploitation reste, malgré tout, le système ultime; toute la liberté qu’il m’offre n’a simplement pas de prix.

Par exemple avec OS X, il faut un minimum de 8 Go de RAM pour arriver à être vraiment productif. Mais avec Arch Linux, je peux en faire bien plus, simultanément, avec moins de 4 Go ! J’ignore comment OS X gère sa mémoire, mais à ce niveau-là Linux lui est supérieur.

Il faut également garder à l’esprit que peu importe ce qui pourrait arriver à Microsoft ou Apple, Linux sera toujours là, quoi qu’il advienne, cela grâce à sa licence libre. De plus, avec l’arrivée déplaisante de Windows 8 et de Steam qui adopte Linux pour distribuer ses jeux, de plus en plus de gens feront le grand saut vers Linux. Alors, aussi bien s’y habituer et s’y mettre tout de suite.

Qu’elle se nomme Ubuntu, Mint, Gentoo, Arch ou autre, il existe une distribution pour tous les goûts; c’est d’ailleurs un des attraits les plus intéressants de Linux. Chacun y trouve son compte. Si l’on n’aime pas un aspect ou un autre, il y a toujours possibilité de la changer !


(Source de l’image: Les Grincheux)

En ce qui me concerne, j’aime bien savoir que si jamais Apple modifie OS X au point où ça ne fasse plus mon affaire, ou que si elle recommence à lancer des produits médiocres à la sauce … iOS Maps, je peux toujours reformater mon MacBook Pro et remplacer entièrement son SE par Linux! Je ne dis pas non plus que ça n’arrivera pas dans le futur…

Mais pour l’instant, c’est ici que je termine mon récit, le tout écrit à partir de LibreOffice sous OS X, dans un beau Macbook Pro.

Ne m’en voulez pas trop S.V.P.!

(1) Note de Nelson : Un jour, lors d’une conférence dans la région de Québec, mon Thinkpad a refusé de se connecter au projecteur fourni par l’organisation. Je n’ai jamais su pourquoi. Heureusement, un des conférenciers avait un MacBook Pro disposant de Microsoft PowerPoint, l’équivalent Mac du logiciel que j’utilisais sous Windows pour ma présentation. Comme j’en avais une copie sur clé USB (un vieux truc du métier pour au cas où), j’ai glissé ce petit dispositif dans le Mac et, miracle, ma présentation a pris vie. Je n’ai gossé que quelques minutes en tartinant le désagrément de grosses jokes informatico-méchantes.

Auteur(e) David Gagnon

David Gagnon, alias Toogreen, est le fondateur du site Le Ghetto des Geeks, un réseau social axé notamment sur l'entraide sur les logiciels libres. Ayant fait l'essai de Linux en 1997 et l'ayant adopté comme système principal en 2000, on lui colle souvent l'étiquette d'expert du pingouin et des logiciels libres en général. Même s'il préfère le libre et les systèmes basés sur UNIX, il utilise aussi Windows, question de rester branché sur tout ce qui se fait en informatique. Après avoir étudié et travaillé en infographie et en développement Web, il a passé les 10 dernières années de sa vie à enseigner l'informatique dans une école primaire de Shanghai et à promouvoir l'utilisation du libre en milieu scolaire. Il a d'ailleurs réussi à influencer d'autres écoles chinoises à remplacer leurs vieux systèmes piratés par des logiciels libres plus stables et plus performants. David, c'est un héros !

30 commentaires

  • C’est quoi la première photo?!

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    • C’est Linus Torvalds qui fait un…

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      • Ça c’est passé récemment lors d’une colère de Linus contre NVidia. J’ai emprunté la photo et je l’ai collée dans un MacBook pour illustrer un peu le propos de David Gagnon.

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  • ah! le beau boitier en aluminium… ;-)
    Félicitation et merci de nous avoir fait partager vos tourments. L’important c’est le résultat produit par la machine et le confort d’utilisation.

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  • Un peu surpris de constater qu’un irréductible partisan de Linux se soit tourné vers Apple mais en contrepartie on ne peut qu’apprécier la franchise de ce dernier qui,contrairement aux ayatollahs de Linux est quand même assez honnête pour mentionner les inconvénients qu’il a parfois du subir sous les OS libres. Voilà qui illustre à quel point rien n’est parfait que ce soit chez Linux, Mac et il aurait tout aussi bien pu parler de Windows auquel il aurait sans doute trouvé des qualités tout comme des défauts. J’ajouterais qu’après avoir utilisé Ubuntu 12.04 de façon assez régulière j’ai constaté que cette distribution avait atteint un niveau de fiabilité tout à fait comparable aux OS propriétaires. Il va sans dire que le reste demeure surtout une question de goûts personnels en ce qui concerne Unity et les politiques de plus en plus commerciales de Canonical. Dans un monde gouverné par le cash, auront-ils vraiment de choix de ne pas tenter de rentabiliser leurs produits au maximum à défaut d’occuper une part plus importante de marché ?

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    • D’autres petits irritants majeurs que j’ai eu avec Ubuntu et que j’ai omis de mentionner:

      1. Le multi-écran et la sortie vidéo VGA. Depuis Unity ça marche tout croche. Là j’ai pas testé avec la toute dernière Beta qui s’en vient, mais la précédente avait des problèmes. Est-ce votre cas, avez-vous testé?

      2. Impossible de “fermer” l’ordinateur via le GUI! Encore une fois je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais aux alentours de la 11.04, je devais aller en terminal et taper “Shutdown” pour fermer l’ordinateur! Remarquez pour moi ce n’est pas un problème majeur, mais le problème c’est que plusieurs de mes collègues (moins “geeks” que moi) avaient exactement le même problème, et disons qu’ils me regardaient avec un drôle d’air quand je leur disait comment aller fermer dans le terminal. Pour eux çelà ne fait aucun sens d’aller dans le terminal pour fermer l’ordinateur. C’est entre autres pourquoi certains d’entre eux sont retournés sous Windows 7.

      Remarquez les deux problèmes que je viens de mentionner ne touchent qu’Ubuntu seulement. Sous Arch Linux je n’ai jamais eu de tels problèmes.

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      • Pour le multi-écran, moi ça allait. Par contre, c’était de réussir à faire passer du son 5.1 via SPDIF qui était tout un casse-tête…

        Pour le shutdown en GUI, ça fonctionne mais seulement si je suis loggé. Si je tente de faire le shutdown depuis l’écran de login, ça ne fonctionne effectivement pas…

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      • Le support multi-écran est excellent sous Ubuntu 12.04. Par contre, si on utilise des pilotes propriétaires, comme nvidia, il faut passer par l’interface de configuration du manufacturier. Bref ne pas utiliser celui par défaut dans Unity/Ubuntu mais bien celui de nvidia (qui est très convivial et facile à utiliser).
        Pour fermer l’ordi c’est sous l’icône de l’écran à droite en haut du bureau. C’est le dernier item du menu qui s’affiche si on clique.

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        • Oui je sais, je ne disait pas que l’option n’était pas disponible en GUI, mais bien que quand on la sélectionne, rien ne se passe. Rien! L’ordi ne ferme pas. Et ce n’est pas qu’avec la version 11.04 que j’ai eu ce problème, ça a commencé un peu avant, et après aussi (11.10+). Et comme je disait je ne suis pas le seul, j’ai des collègues qui ont eu le même problème. C’est peut-être les modèles d’ordinateurs qu’on avait au travail (tours Lenovo), je ne sais pas, mais reste que pour un néophyte ça ne donne pas vraiment une bonne impression de Linux!

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          • Idem sous 10.04 LTS, impossible de fermer l’ordinateur si le démarrage rapide de Open Office est activé ET que Open Office a été lancé une première fois. Pour fermer faut alors d’abord quitter le démarrage rapide ???.

            @ toogreen
            Vendre son âme au diable en autant que ce soit un bon diable!

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    • Pour répondre à votre question cependant oui je suis d’accord avec vous et je crois effectivement qu’Ubuntu doit faire plus dans le “commercial” si Canonical veut percer chez la masse.

      Mais il ne faut pas toutefois pas tomber dans le “bogué”, il faut garder une bonne balance entre le “facile” et le “fonctionnel”. Parce que sinon le résultat est encore pire: Ceux qui l’essaie en vienne à la conclusion que Linux c’est pas bon. C’est d’ailleurs le cas de mes collègues qui l’ont abandonné, ils ont probablement gardé un goût amer de “Linux” quand pourtant d’autres distros sont très fonctionnelles et stables, sinon un tantinet plus difficiles à utiliser…

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    • En d’autres mots, si Ubuntu devient trop bogué et donne une “mauvaise réputation” à Linux, je ne suis pas sûr que c’est positif au long terme pour ce dernier. Toutefois s’ils réussissent à régler les bogues tout en offrant un système facile à utiliser et fonctionnel, ben là moi j’ai vraiment rien contre!

      Heureusement depuis 12.04 les choses semblent s’améliorer. Espérons que çelà continue.

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  • Mon premier portable, en 2004, fut un ThinkPad R40 (IBM) sous XP. Un petit bijou qui m’a très bien servi et qui roule encore (je l’ai vendu aux parents d’une amie quand mes besoins ont évolué). Début 2008, j’ai acheté mon nouveau portable, un ThinkPad T60p (lenovo) sous… Vista. Lui aussi m’a bien servi. Il commence à rusher un peu (beaucoup), mon disque dur et mon ventilateur sont en fin de vie et pour mon prochain achat j’évalue la possibilité d’acheter… un MacBook Pro! Paraîtrait que le SE a changé depuis OS 1.0 (‘mon’ premier ordi a été un MacIntosh 128k)… on verra bien! ;)

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    • Si vous y aller pour un MBP, assurez-vous de prendre 8go de RAM ou sinon de vous assurez que vous pourrez en faire la mise-à-niveau plus tard (je crois que le nouveau “retina display” ne le permet plus. Car moi j’avais pris 4go au départ mais c’était clairement insuffisant pour mes besoins. J’avais beaucoup de lenteurs, ralentissements, ballon de plage à tout bout de champ. Heureusement mon modèle (celui de vers la fin 2011) permettait toujours de faire la mise-à-niveau, ce que j’ai fait moi-même vers 8go de RAM. Depuis tout baigne. Mais 4go pour Mac OSX, c’est pas assez, malheureusement!

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      • J’en prends note, merci!

        À côté : Ce qui me fait hésiter en ce moment, c’est qu’il n’y a même plus moyen de changer la batterie soi-même, ou d’en acheter une de spare pour ces longues journée où la batterie se vide avant qu’on ait fini d’utiliser le portable… Ça et le fait qu’il n’a que deux ports USB et qu’ils sont collés l’un sur l’autre. Je suppose qu’on ne peut pas tout avoir!

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  • Pour ce qui est de ta “trahison” je n’en vois aucune. Tu trippes techno. Tu aimes la famille Unix/Linux. Alors pourquoi ne pas profiter du meileur des deux mondes? :-)
    Autrement, tu devrais peut-être retourner faire un petit tour du côté d’Ubuntu, les choses se sont sensiblement améliorées depuis 11.04!
    En fait, j’ai travaillé sur Windows et OsX pas mal et je choisis OsX haut la main si j’ai le choix! Bicoze le Unix en-dessous. Et aussi CUPS, SSH, etc.
    Mais je continue d’utiliser Ubuntu chez moi – avec Unity – et je n’ai aucun soucis, bogue ou irritant. Bref, ça baigne! :-)

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    • J’ai toujours Ubuntu en fait sur un de mes ordis (mon laptop Acer qui est à Québec présentement) et aussi sous Virtualbox. Je ne l’ai pas entièrement flushée, je veux rester à l’affut de ce qui se passe de ce côté! Sauf que ça va être difficile de me faire revenir vers Ubuntu après avoir goûté Arch… Pour moi Arch m’offre tout ce dont j’ai de besoin et plus, et les toutes dernières versions de tout. C’est pas pour tout le monde mais comme ça ne me cause aucun problème, je ne vois pas beaucoup d’avantages pour moi de retourner vers Ubuntu. Par contre je n’hésite pas à recommender Ubuntu à d’autres, c’est vrai qu’il s’est beaucoup amélioré.

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  • Merci monsieur Gagnon pour avoir partager avec nous votre parcours informatique de si belle façon.

    Personnellement, j’utilise Ubuntu depuis la version 11.04 (je n’ai utilisé la version 10.10 seulement avec une clé usb live persistant). Par la suite j’ai installé la 11.10 sur mon portable “thinkpad E520 Lenovo” et finalement la 12.04 sur ce dernier. Actuellement, je suis en train de tester Linux Mint sur un vieux Dell reconditionné.

    Tout ça pour dire que j’adore Linux et j’aime en apprendre d’avantage. Malheureusement, je suis bloqué dans mon apprentissage car je n’arrive pas à compiler un logiciel. Je fais des recherches pour trouver de bons tutoriels et tout ce que je trouve fini par me faire sacrer car ça ne fonctionne pas. Est-ce qu’il existe de bons tutoriels en français pour l’apprendre?

    Peut-être qu’on apprend beaucoup moins vite à 46 ans qu’à l’adolescence, mais je crois être encore pas pire si je trouve la bonne information :)

    Bonne nuit

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    • … en apprendre davantage et non d’avantage. :)

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    • Pour compiler manuellement un logiciel, de manière générale c’est pas mal toujours la même chose.

      D’abord aller dans le répertoire décompressé du logiciel en question et taper:

      ./configure

      Pour vérifier si vous avez tout ce dont vous aurez besoin sur votre système pour l’installer, ainsi que configurer certains paramètres par rapport à votre machine.

      Ensuite on fait la compilation:

      make

      Celà va exécuter la conversion du code source vers du code binaire (0 et 1s). Finalement, pour finaliser l’installation dans le système, on tape:

      make install

      C’est tout! Normalement, si vous avez toutes les libraires dont ce logiciel dépends etc, ça devrait fonctionner. Sinon il faut bien lire les messages d’erreur, par exemple si c’écris “libpng missing”, il suffit donc au préalable d’aller télécharger ce dernier:

      sudo apt-get install libpng

      Mais des fois ça peut être long et chiant, car plusieurs éléments sont manquants, etc. C’est d’ailleurs pourquoi j’aime beaucoup le système AUR sous Arch, qui automatise tout çelà. Si une librairie est manquante, le script AUR se charge automatiquement d’aller chercher ce qui manque.

      Mais au fait, pourquoi avez-vous besoin de compiler? Sous Ubuntu normalement vous devriez être capable de pas mal tout trouver dans la logithèque non?

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      • Merci pour les explications. Je vais les sauvegarder et essayer et réessayer, je vais bien finir par y arriver :) , Le pire c’est que je comprends très bien le principe, mais ça marche pas. Mais comme j’ai la tête dure et que je suis patient je vais assurément réussir :)

        Si je veux compiler c’est pour être plus libre. Par exemple pouvoir installer seamonkey sur Linux Mint, il est dans les dépôts d’Ubuntu mais canonical ne fait pas les mises à jour… Et je n’ai pas trouvé de PPA. Pouvoir aussi installer le driver générique de ma webcam… Mais pour ce dernier j’ai réussi à faire un script pour le forcer à fonctionner avec skype.

        J’aimerais bien essayer d’autres distributions telles que Arch et savoir compiler est un plus. Bref, pouvoir être vraiment libre et de connaître à fond mon système. Ne plus être pris au dépourvu par un tar.bz2 ou autres bibittes du genre :)

        Merci

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  • On a beaucoup parlé ici de Arch et de Ubuntu et il ne faudrait pas oublier la bonne vieille Debian qui devrait nous offrir prochainement sa nouvelle version stable. Le terme stable s’applique particulièrement lorsqu’on parle de Debian même si celle-ci n’offre pas toujours en fin de compte les versions logicielles les plus récentes. C’est sans doute le prix à payer pour sa solidité exemplaire.

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  • Faut l’avouer, Mac fait de super machines. Et son OS est très bien.

    Comme Linus Torvald, je roule avec un MacBook Air depuis peu et je suis en amour avec. (Autant qu’on puisse l’être avec une machine…) Parfait pour mes besoins. Solide, longue durée de batterie, léger, etc.

    Ma fille a hérité de mon portable PC, sur lequel j’avais Ubuntu en double amorçage. Elle roulait avec sans problème, jusqu’à la semaine dernière, alors qu’elle a tenté de mettre de la musique sur non nouveau iPod Touch 4g. Impossible. iOS 6 ne semble pas encore supporté. Et je dois avouer qu’Ubuntu boguait de temps à autre. De guerre lasse, je lui ai remis Windows 7 seulement (en tremblant…), qui est aussi un bel OS. J’aime beaucoup sa barre de tâches. Mais côté sécurité, ça craint. On verra.

    Bref, ça me fait quand même sourire de lire un linuxien convaincu de passer au Mac.

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  • Martin Chénier

    ”Bref, ça me fait quand même sourire de lire un linuxien convaincu de passer au Mac.”

    Un exemple d’oxymoron ou d’antithèse…Un linuxien convaincu ne passe pas au Mac. Ou bien, l’était-il pour les bonnes raisons?

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    • Mais qu’elle peut-être la bonne raison de renoncer à la liberté?

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      • Une bonne raison serait sans doute l’aspect confort d’utilisation, tout cela demeurant une simple question de goûts personnels.

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        • Martin Chénier

          ”Une bonne raison serait sans doute l’aspect confort d’utilisation, tout cela demeurant une simple question de goûts personnels.”

          C’est une bonne raison, mais ça reste un problème secondaire ”passager” et à régler pour un linuxien convaincu.

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  • bon.. en fait c’est un choix d’OS qui s’est fait, parce que le choix d’un matériel fiable etait plus important.

    choisir un ordi fiable dans la jungle des produit disponible n’est pas evident. Ce n’est pas la puissance qui compte, mais bien la construction du produit, et il est evident que choisir Acer etait un mauvais choix (et ca l’est toujours)

    pour ma part, depuis 2007 j’ai un portable Dell qui fonctionne encore très bien, malgré la batterie qui tourne a 40% de sa capacité originelle. Comme partout, pour avoir de la fiabilité il ne faut pas forcement prendre le plus puissant, mais le prix qui semble le plus adéquat.
    Quand je choisi d’acheter un ordi, je reste sur la meme gamme de prix qu’en 1998. Avant que les ordinateurs soient produit comme des machines a laver.

    Ensuite, d’un point de vue personnel, je comprend qu’on veuille explorer des terres inconnues. Comment utiliser un mac avec l’esprit “opensource”..

    j’ai utilisé windows pendant des années comme cela. Ce qui m’a fait basculé, c’est le ras le bol des surcouches pour que tout fonctionne encore, et le ras le bol des “procédures” pour eviter d’installer de la pub avec des logiciels “gratuits”.

    Les raisons pour lesquelles j’ai basculé au tout linux sont les memes que celles qui me soulaient de lancer la virtualisation.

    Aujourd’hui sous linux, j’ai l’avantage des 2 mondes. Windows avec Wine ou virtualbox, et linux.
    Tu n’est pas le premier linuxien a passer par la case MacOS. En effet, les tergiversations du monde linux sont soûlante. On a envie des fois que ca avance plus vite.
    Participer au débat fait perdre du temps, et souvent on est confronté au “Si t’es pas content, fait le toi meme!” ce qui.. n’est pas constructif.
    Du coup, on est tenté par des systèmes plus dirigistes, mais plus avancé.

    Une telle “trahison” n’est pas bien grave. Il faut en passer par la pour ramener des idées neuves au monde linux. Car bien trop souvent, ca tourne en rond.

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  • Merci David d’avoir partagé votre expérience :smile:

    Le choix d’un SE n’est pas un contrat à vie ! Que votre cheminement vous ait mené ailleurs, il n’y a quand même pas matière à lapidation.

    Je retiens ceci; “j’utilise toujours Linux… pour accomplir certaines opérations un peu nébuleuses sous OS X”.

    Je trouve très courageux d’avouer vous être laissé amadouer par une machine et un SE performants, et d’admettre en plus qu’OS X n’est pas parfait non plus :wink:

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  • Martin Chénier

    J’ai choisi Linux d’abord et avant tout pour les principes liés à la philosophie du logiciel libre. Le reste, c’est de la techno et j’essaie de faire le mieux avec les outils mis à ma disposition. C’est ce qui fait de moi un ”Linuxien” ”convaincu”. Je me tourne vers les logiciels privateurs lorsque je n’ai pas le choix (travail). La liberté présente et future a son prix. Et comme a dit Laure Waridel ”acheter, c’est voter”. Dans les moments de ”faiblesse”, j’essaie de penser à ça.

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