Confessions d’un Linuxien libre – partie 2

13 octobre 2012 12 h 59 min 26 commentaires Views: 1138

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Voici la suite du récit amorcé lundi dernier par David Gagnon, un lunixien ceinture noire, qui couvrait ses débuts sur PC jusqu’au tournant du millénaire. Pour résumer, il racontait sa quête vers un système UNIX parfait dès sa découverte d’IRIX, jusqu’à son engouement envers BeOS, en passant par Red Hat Linux. Demain, il terminera en beauté en nous confessant, véritable stepping out, avoir finalement “vendu son âme au diable”.


(Source de l’image)

Et advint Mandrake Linux !

Retour donc inévitable pour moi vers Linux, après mon flirt temporaire avec BeOS. Avec l’arrivée de distributions comme Mandrake (appelée plus tard Mandriva) ainsi que l’apparition du projet WINE (qui permet d’exécuter des applications Windows sous Linux), l’univers codé de Linus Thorvald avait alors suffisamment progressé pour que je puisse envisager l’utiliser en exclusivité, mis à part pour certains jeux ou logiciels incompatibles avec cette plateforme. C’est d’ailleurs pour cette raison que je m’étais temporairement gardé une partition Windows, juste au cas où. Mais je l’ai très rarement utilisée !

WINE, même aux alentours de 2002, était déjà capable de faire tourner pas mal d’applications, même Dreamweaver ou Illustrator ! Ce qui rendait possible l’utilisation de Linux pour mon travail. C’est ainsi que je suis passé exclusivement à Mandrake Linux, un SE qui a régné sur mon ordinateur de bureau et sur mon bloc-notes pendant plusieurs années, soit jusqu’en 2004.

Ainsi, au fil des ans, j’ai cliqué dans KDE, dans Gnome, en passant par Enlightenment, WindowMaker, XFCE, fluxbox et bien d’autres. Chacun avait ses avantages et inconvénients, mais, comme plusieurs, j’ai fini par adopter Gnome. Voici quelques prises d’écrans pour mieux apprécier…


(Sources des images: David Gagnon. Cliquez, elles s’agrandiront.)

Puis ce fut Ubuntu…

En 2004, une nouvelle distribution fit son apparition et s’est vite fait un nom: Ubuntu ! Il faut se souvenir qu’à l’époque, Mandrake commençait à souffrir du même syndrome qui afflige de plus en plus Ubuntu et d’autres distros grand public (du moins, du point de vue d’un vieux linuxien) : le beau produit était devenue trop lourd, surchargé, bloated comme le disent si bien les Américains. Voulant trop plaire à tout le monde en y ajoutant des millions de lignes de code pour faciliter l’administration en mode graphique (les experts le faisant via des fichiers texte), on avait créé une sorte de monstre, accablé de lenteurs et de bogues qui n’existaient pourtant pas auparavant.

On pourrait débattre qu’Ubuntu s’en est beaucoup mieux tiré jusqu’à maintenant que Mandrake et c’est bien vrai. S’il jouit aujourd’hui d’un franc succès malgré ses petits défauts, c’était une bête bien différente à ses débuts, croyez-moi !


(Source de l’image: Wikipedia)

En 2004, j’étais déjà vendu à la distribution Debian de Linux sur les serveurs en raison de sa stabilité exemplaire. Mais je trouvais ses paquets un peu trop en retard pour une utilisation quotidienne sur le bureau. Or, arrive Ubuntu (une variante Debian) avec ce qui me semble être LA solution à tous mes problèmes.

Effectivement, l’Ubuntu de 2004 n’était que du Debian avec, comme valeur ajoutée, la détection automatique du matériel, des paquets plus récents, ainsi que, bien en place, le minimum dont on a besoin pour fonctionner après l’installation. Rien de plus, rien de moins. C’était donc très propre, minimaliste, fonctionnel, sans toutefois être trop compliqué pour rien pour l’utilisateur. Une distro Debian pour monsieur et madame tout le monde !

C’est exactement ce que je recherchais et c’est ainsi que j’ai quitté le navire Mandrake. Dès lors, je n’ai cessé de vanter les vertus du brunissime Ubuntu sur tous les toits et sur toutes les tribunes. C’était vraiment un SE solide et agréable à utiliser. D’ailleurs Nelson en sait quelque chose, car comme vous avez pu le constater dans la première partie, j’ai souvent pollué ses billets de mes commentaires évangélisateurs par rapport à mon champion Linux, ce qui l’a peut-être un peu irrité d’ailleurs ! (NDLR – Ledit Nelson rejette cette allégation.)

Canonical et ses décisions récentes irritantes

Puis, après des années de bonheur total sous Ubuntu, la merveille fabriquée par la société sud-africaine Canonical a commencé à me taper sérieusement sur les nerfs. C’était vers 2010. À l’instar de Mandrake, Ubuntu a non seulement commencé à faire dans le surpoids, mais ses concepteurs se sont mis à modifier, de plus en plus, le code source original de certains de ses logiciels tiers, par exemple Gnome. Or moi, voyez-vous, j’aime ça déguster mes saveurs de Linux à leur état le plus pur possible.

Pour une comparaison évidente, regardez ce qui se fait avec Android. Les fabricants d’appareils intelligents, les Samsung et autres HTC, ajoutent des bébelles par par-dessus la base d’Android. En gros, c’est ce que Canonical a commencé à faire par-dessus Gnome. J’aime avoir mon Android en version « vanille », soit celle officielle de Google, comme ce fut le cas pour le Nexus One, le Nexus S, le Galaxy Nexus et plus récemment, le Nexus 7.


(Source de l’image: Android Authority)

Pour mes distros Linux sur PC, c’est exactement la même chose, j’aime ça quand c’est propre et que le code original n’a pas été modifié. Bref, je tiens à « déguster » le travail des développeurs de Gnome comme ils avaient souhaité qu’on le consomme au départ.

Quelques décisions de Canonical ont éventuellement été la goutte qui a fait déborder le vase dont celle de contrôler quelles applications ont le droit d’aller placer une icône dans le coin supérieur droit de la barre du haut. J’utilise plusieurs applications qui dépendent de cet espace bien précis, par exemple SCIM (entrée texte en mandarin) ou Astrill (VPN, ce qui m’est essentiel en Chine … là où tout est bloqué). J’ai bien mal digéré les bogues que cette décision m’a apportés. En gros, ces applications ne fonctionnaient pratiquement plus puisque l’essentiel de leurs fonctionnalités n’est accessible que par leurs menus dans le haut de l’écran ! Même Apple et Microsoft n’ont pas de restrictions aussi ridicules!

Gênant

Je pourrais continuer et donner d’autres exemples, comme le bordel qu’était l’interface utilisateur Unity à ses débuts. Mais le pire pour moi a été de voir des gens à qui j’avais conseillé Ubuntu, des gens qui l’avaient utilisé sans problème pendant des années, venir me crier leurs frustrations et me demander de l’aide, ce que je ne pouvais malheureusement pas leur apporter.


(Source de l’image: Wikipedia)

Par exemple, la version 11.04 d’Ubuntu était tellement boguée que j’étais presque gêné de leur expliquer que Canonical avait merdé et lancé une version dysfonctionnelle. Disons que cela n’aidait en rien à leur réconfort et ne les incitait surtout pas à continuer avec Ubuntu. Plusieurs sont même retournés vers Windows 7, frustrés de leur expérience. C’est ainsi que j’ai complètement cessé de recommander Ubuntu (1).

Quoi qu’il en soit, quand on me demande aujourd’hui quel bloc-notes ou quel ordinateur de bureau acheter, je commence toujours par une évaluation des besoins et du budget, puis, dans la plupart des cas, je finis par recommander l’achat d’un Mac d’Apple. Pas que je sois un fan fini de la Pomme, mais c’est à mon avis ce qui correspond le mieux aux besoins dans 90 % des cas.

C’est aussi pas mal moins compliqué à expliquer pour en arriver au bon choix. Contrairement aux Dell et HP qui offrent des centaines de modèles, Apple n’en offre que quelques-uns, tous étant recommandables … ou presque (je ne parle pas des produits sous iOS!). Et, honnêtement, il faut poser la question. Unity essaie tellement de copier OS X, que tant qu’à utiliser une si mauvaise imitation (je parle bien sûr des premières itérations), pourquoi ne pas simplement s’offrir l’original, un SE qui, lui, fonctionne déjà très bien ?

Arch Linux

Pendant mes diverses frustrations avec Ubuntu, j’ai recommencé mes recherches pour une alternative. Comme j’avais participé à un « BarCamp » de Shanghai où j’avais rencontré d’autres adeptes de Linux, on m’avait parlé en bien d’Arch Linux, une distribution canadienne, qui se veut minimaliste en adoptant la philosophie « KISS » ou « Keep It Simple Stupid ».


(Source de l’image: David Gagnon. Cliquez, elle s’agrandira.)

Mais attention ! Le mot « Simple » ne signifie pas ici « facile » à installer ou à utiliser, car ce n’est pas nécessairement le cas. C’est plutôt dans le sens de garder le code source des logiciels le plus « propre » possible afin d’éviter les bogues éventuels causés par trop de modifications apportées au code original.

Pour bien illustrer à quel point Arch se veut pur, il suffit de regarder la plupart des distributions Linux. Ce faisant, vous remarquerez qu’on change souvent le logo original de Gnome, c’est-à-dire l’empreinte de pied, par le logo de la distribution en soi. Même chose pour KDE. Pas un gros changement dans le code me direz-vous, mais Arch, lui, ne touche même pas à ça ! À part au démarrage ou à l’installation d’Arch Linux, jamais vous ne verrez son logo ailleurs dans le système. C’est qu’on veut garder presque tout le code vanille ou pur à 100 %. Aucune modification ou presque n’est apportée au code des développeurs originaux de Gnome.

Arch n’est pas nécessairement pour les débutants cependant. Les configurations systèmes se trouvent dans des fichiers texte, l’installation est un peu ardue et bref y’a pas grand-chose pour plaire aux néophytes là-dedans. (NDLR – Nelson en a pris bonne note…)

Par contre, les utilisateurs Linux plus expérimentés, et/ou ceux qui veulent en apprendre le plus possible sur le fonctionnement interne de Linux, adoreront Arch. Même pour les non-initiés, c’est accessible d’accès puisque les wikis expliquent très bien et en détail comment procéder pour en faire l’installation et le maintenir à jour. Il faut juste être patient et bien lire les instructions (en anglais c’est souvent plus à jour). Mais pour ceux que la mécanique émeut moins, je leur conseille de rester sous Ubuntu !

Avantages et inconvénients d’Arch Linux

Quels sont alors les avantages d’utiliser Arch Linux ? Un des aspects les plus intéressants de ce SE est, à mon avis, son statut de distribution Rolling Release. Cela signifie qu’il n’y pas de nouvelles versions à mettre à niveau tous les six mois, comme c’est le cas avec Ubuntu. Il suffit de l’installer une seule fois et par la suite de faire les mises à jour quotidiennes, pour que la distribution soit automatiquement mise à niveau. Le produit est ainsi en évolution constante.

Une autre raison d’aimer Arch est qu’on est toujours à la toute fine pointe de la technologie : en effet, les utilisateurs d’Arch sont normalement parmi les premiers à recevoir les plus récents noyaux Linux, ainsi que les toutes dernières versions de logiciels comme GIMP ou LibreOffice. C’est entre autres une des raisons qui m’a poussé à l’adopter, aimant être toujours à l’affût des toutes dernières nouveautés.

Comme autres avantages, mentionnons le gestionnaire de paquets Pacman que je considère comme supérieur à l’apt-get de Debian (oui oui !) et le Arch User Repository (AUR) un dépôt géré entièrement par une communauté bénévole qui permet, grâce à ses scripts, d’automatiser la compilation de plusieurs logiciels directement à partir de leur code source (procédure difficile à faire manuellement dans le cas des autres distros Linux). Voici d’ailleurs un petit clip YouTube que j’avais préparé et qui démontre bien comment il est facile de compiler un logiciel Arch Linux avec AUR :


Il y a bien sûr des inconvénients. Le plus important, c’est qu’il faut constamment s’informer des implications de chaque mise à jour et parfois effectuer des manipulations avant de procéder, cela pour éviter certains désastres. Avant d’adopter des nouveautés touchant les entrailles mêmes du SE, il faut parfois faire bien attention. Si un fichier de configuration change de place, ou si la mise à jour est majeure (p. ex. passer de GTK2 à GTK3), de nombreux logiciels peuvent être affectés. J’en sais quelque chose…

Autre désavantage, le fait de toujours être à la fine pointe fait que parfois, on est victime de bogues dans certains logiciels. Ainsi, il m’est arrivé de faire une présentation devant public et d’être incapable de me connecter à un projecteur via la sortie VGA, en raison d’une mise à jour de la veille qui avait brisé ce qui marchait pourtant bien très bien quelques jours auparavant (j’y reviendrai).


(Source de l’image: David Gagnon. Cliquez, elle s’agrandira.)

Enfin, malgré ces petits irritants mineurs, c’est ainsi que depuis deux ans, j’ utilise Arch Linux à temps plein sur la plupart de mes PC. De manière générale, j’ai toujours été bien servi par cette distribution qui, à mon avis, est une des meilleures sur le marché. C’est agréable d’avoir accès aux toutes dernières versions de logiciels et de ne plus avoir à se taper les grosses mises à niveaux aux 6 mois.

Suite et fin demain avec le point culminant de la confession !

(1) Pour être juste et de bonne foi, avec certaines corrections apportées récemment à Unity, j’ai maintenant recommencé à recommander Ubuntu, surtout pour ceux qui ont déjà un ordi et qui sont frustrés avec Windows et/ou qui rejettent Windows 8. Ubuntu est quand même une avenue facile et, maintenant, un peu plus fonctionnelle. Mais il y a eu une période que je ne pouvais plus le faire sans avoir l’impression d’être de mauvaise foi ! En effet, pourquoi recommander à autrui ce que je ne veux même plus utiliser moi-même ?

Auteur(e) David Gagnon

David Gagnon, alias Toogreen, est le fondateur du site Le Ghetto des Geeks, un réseau social axé notamment sur l'entraide sur les logiciels libres. Ayant fait l'essai de Linux en 1997 et l'ayant adopté comme système principal en 2000, on lui colle souvent l'étiquette d'expert du pingouin et des logiciels libres en général. Même s'il préfère le libre et les systèmes basés sur UNIX, il utilise aussi Windows, question de rester branché sur tout ce qui se fait en informatique. Après avoir étudié et travaillé en infographie et en développement Web, il a passé les 10 dernières années de sa vie à enseigner l'informatique dans une école primaire de Shanghai et à promouvoir l'utilisation du libre en milieu scolaire. Il a d'ailleurs réussi à influencer d'autres écoles chinoises à remplacer leurs vieux systèmes piratés par des logiciels libres plus stables et plus performants. David, c'est un héros !

26 commentaires

  • ‘yaourt’ est-ce la commande qui remplace le apt-get
    et ‘ -Syua’ , c’est les paramêtres qui font quoi?
    est-ce que l’on peut ‘taper’ un man dans cette version ?

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    • Oui, yaourt est une version amélioré de pacman qui est l’équivalent d’apt-get (pour les systèmes basés sur Debian). Pour les paramètres :

      S : c’est pour indiquer que l’on veut Synchroniser son système avec le serveur Archlinux.
      y : c’est pour indiquer que l’on veut mettre à jour la liste des paquets.
      u : c’est pour indiquer que l’on veut faire un Upgrade des nouveaux paquets
      a : c’est pour indiquer que l’on veut également prendre en compte les paquets contenus dans AUR.

      Yaourt possède bien effectivement un man.

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      • et pacman, c’est un dérivé de Debian aussi ?

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        • Non du moins de ce que j’ai compris, c’est un tout nouveau système de gestion de paquets à part entière!

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        • Pacman est le gestionnaire de paquet spécifique à ArchLinux. Rien a voir avec apt-get sous Debian. Pour avoir utilisé les deux, je trouve Pacman plus simple, plus rapide et moins sujet à casser les dépendances entre paquets.

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  • Bravo pour vos «Confessions Linuxiènne» Extrêmement instructif, de plus, tout comme Nelson, vous avez une excellente plume ! Merci encore et longue vie à vos chronique au sein de ce Magazine !

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    • Merci! Faut dire que Nelson amène parfois des petites corrections, donc je n’ai pas droit à tout le mérite :-)

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  • Je pense bien aller chercher se ARCH linux histoire de meubler les soirées triste d’automne a venir

    On verra bien ce que ca va donner. j’ai un laptop dell vieux de 4 ans qui traîne quelque part.

    a suivre…

    Merci pour cet article.

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    • Excellent choix pour une vieille machine, car Arch est très rapide et léger, idéal quoi. Cependant prenez bien le temps de lire les “Wikis” avant de vous lançez, et armez-vous de patience. Ce n’est pas pour tous, mais l’effort en vaut le coup.

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  • Une question pas rapport je peux?

    Êtes-vous en période électorale en Chine?

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    • Je sais pas si on peut qualifier ce qui se passe là-bas de processus “électoral”, mais bon honnêtement bien que j’ai d’autres chats à fouetter ces temps-ci, je pense effectivement qu’ils sont en train de choisir leur nouveau dictateur, là…

      Mais je m’en fous un peu, je suis maintenant de retour au Québec :-) Vive l’internet Libre d’ailleurs!! J’étais vraiment écoeuré de la censure là-bas…

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  • Très intéressant comme histoire! J’ai moi-même eu une évolution linuxienne semblable avec les mêmes constats.

    Avec les récents déboires d’Ubuntu, je même redonné une chance à Mandrake sous sa mouture Mageia. Ca fonctionnait bien, mais j’avais l’impression de revenir quelques années en arrière. De plus, après avor goûté au .deb quelques annes, le retour aux .rpm étaient plutôt désagréable.

    Ceci dit, je ne me suis pas débattu plus qu’il faut pour trouver un remplacant linux. Pour moi, Arch Linux n’est pas une solution. Je ne peux concevoir qu’en 2012, sauf situation extrême, un système demande à l’utilisateur de passer des commandes en mode texte. Déjà que je trouvais que j’avais à “consoler” trop souvent sous Ubuntu!

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    • Moi, en 2012, je ne conçois pas utiliser un système d’exploitation qui me limite (par le choix de ses dévellopeurs ou des politiques tarifaires) dans l’utilisation que JE veux faire de MON ordinateur. Aucune interface quelle qu’elle soit ne te permettra d’avoir autant de controle sur ton ordinateur que l’utilisation de la ligne de commande.

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      • “Aucune interface quelle qu’elle soit ne te permettra d’avoir autant de controle sur ton ordinateur que l’utilisation de la ligne de commande.”

        D’accord avec cette affirmation. Je conçois que l’on puisse “vivre” sans ligne de commande sur un ordi personnel. Mais il y a parfois des situations où ça va plus vite et mieux avec la ligne de commande. Quand je télécharge un fichier ISO, je préfère m’en remettre à la commande wget qu’à une interface graphique.

        Et c’est sans parler de l’administration d’un serveur, mais ça, ce n’est pas pour M. et Mme Toutlemonde.

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      • Je ne parle ici d’éliminer la console. Parfait si certains préfèrent ce moyen. Je parle des cas, encore trop nombreux, où pour des opérations relativement simple, la console est encore le seul moyen de fonctionner.

        Limiter en GUI sans autres possibilités n’est pas génial. Forcer les utilisateurs à la console pour des opérations de routine n’est pas mieux.

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        • De quelle opération de routine tu parles exactement?

          Si tu parles de la commande yaourt -Syua, tu n’as juste qu’à créer un lanceur (équivalent de l’icône raccourci sous Windows) qui va lancer automatiquement la commande. Cela prends même pas une minute. Ensuite tu n’auras juste qu’a cliquer sur une icône à chaque fois pour mettre à jour tout ton système. Pas besoin de créer un GUI pour cela.

          Je ne suis pas pour le tout en ligne de commande, loin de là, mais les interfaces graphique qui se résume à lancer une ligne de commande de 12 caractères, désolé, mais je ne vois pas l’intérêt.

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          • Puisque vous me posez la question. Essayez simplement de configurer un peu GRUB. Seul façon: bizounner un fichier config.

            Pour simplement sélectionner la sortie SPDIF pour le son, opération de routine en deux-clics de souris sur d’autres OS: https://help.ubuntu.com/community/DigitalAC-3Pulseaudio

            Et je ne compte plus le nombre de fois où on nous demande de taper une ou des lignes de commande en console simplement pour installer/updater un logiciel.

            Ce ne sont que quelques exemples, mais besoin de chercher beaucoup pour en trouver d’autres. Par exemple, ne faites qu’ouvrir un magazine linux avec des articles “Comment faire ceci ou cela”. Que voyez-vous ? Des lignes de commande la plupart du temps.

            Comprenez moi bien: je suis tout à fait capable de faire les opérations plus haut. Sauf qu’en 2012, j’ai de plus en plus de difficulté à concevoir que je doive taponner manuellement des fichiers de configuration simplement pour changer le fond d’écran du bootloader, ou que je doive passer 15 min. en console simplement pour sélectionner une sortie audio, ou encore que je doive passer trop souvent par la console pour installer multitude de logiciels. Plutôt que de passer son temps à réinventer la roue, Ubuntu aurait été mieux de s’attaquer à ces petits détails…

            Tant que Canonical ne s’attaquera pas à ces problèmes d’ergonomie, Ubuntu restera un OS marginal.

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          • @ CarlJF
            « Sauf qu’en 2012, j’ai de plus en plus de difficulté à concevoir que je doive taponner manuellement des fichiers de configuration simplement pour changer le fond d’écran du bootloader, ou que je doive passer 15 min. en console simplement pour sélectionner une sortie audio, »

            Certains sont plus à l’aise avec la ligne de commande et c’est correct pour eux.

            En ce qui me concerne, je n’utilise la ligne de commande que rarement pour compiler ou changer certains paramètres ou encore par habitude. ;-)

            Avec OpenSuse et l’environnement KDE, j’utilise la plupart du temps YAST et KDEconfig pour changer les choses ou en ajouter.

            J’essaye souvent les autres distributions pour le plaisir.(J’ai un ordinateur uniquement pour cela.) Mais pour le travail sérieux, je reste fidèle à OpenSuse depuis 2002.

            Bonne soirée!

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  • Martin chénier

    Malgré les soubresauts récents chez Canonical, je persiste à croire qu’Ubuntu demeure une recommandation de premier choix pour ceux qui ont besoin que ça marche et qui veulent prioriser l’utilisation d’un OS libre. Je suis aussi allé voir ailleurs pour me rendre compte que je n’y étais pas mieux servi. Bien que je reconnaisse la grande qualité des produits Apple, je suis incapable de cautionner leur philosophie de fermeture par l’achat d’un de leurs produits. C’est pour moi une question de principe incontournable.

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    • J’appuie.
      De plus, beaucoup de logiciels libres ou commerciaux sont souvent bien ajustés et testés pour Ubuntu. Ubuntu est devenu une valeur sûre.
      Moi, je ne change pas trop de version. Je ne m’aventure pas avec les versions aux 6 mois. Je reste à la version LTS (long term support) à chaque 2 ans.

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  • Super comme article!
    Encore!

    Pour l’interface Unity on peut passer à une interface dite “Classique”.
    Faut juste creuser les wikis.
    Bon remarquez que je ne m’en suis pas donné la peine, préférant apprendre cette nouvelle façon de faire. Ce qui me donne aussi le loisir d’ invectiver à mon goût Cannonical ses oeuvres ….etc.

    Mon prochain pc sera sous Ubuntu car ça correspond à mes besoins.

    Au plaisir de vous lire.

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  • Salut David.

    Article très intéressant encore une fois.

    Disons que tu as des fichiers data et/ou texte, comment as-tu fait pour les conserver avec le temps?

    Merci à l’avance et bonne soirée.

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    • La sauvegarde!

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    • jmv1 a répondu avant moi :-) Effectivement je sauvegarde beaucoup. Une fois que tu as perdu des données une fois, c’est pour la vie. On sauvegarde! Souvent!

      D’ailleurs c’est un autre atout de Mac OS X (si vous lisez ma partie 3), avec Time Machine ça facilite beaucoup les sauvegardes!

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      • Désolé toogreen!

        J’ai lu les trois parties avec grand intérêt. Merci!

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