Confessions d’un Linuxien libre – partie 1

8 octobre 2012 7 h 40 min 34 commentaires Views: 1152

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Cette semaine, David Gagnon se met à table. Il ouvre ses livres. Il nous confie la genèse de son penchant linuxien. Il nous présente son quotidien en giron Open Source. Derrière son histoire, des lecteurs revivront possiblement la leur. D’autres comprendront peut-être comment l’informatique, cette bête science de 0 et de 1, peut en arriver à soulever les passions. Voici la première partie de son récit.


(Source de l’image)

Pour ceux qui me connaissent, ce récit ne vous sera pas entièrement nouveau, mis à part, peut-être, certains détails. Pour les autres, vous en apprendrez un peu plus sur les vraies raisons qui m’ont poussé vers Linux dès mes débuts dans le monde du PC. Certains puristes du libre apprendront également, ne leur en déplaise, que malgré mon penchant en faveur du logiciel libre, je ne suis pas nécessairement non plus un pur ou parfait disciple du libre. J’aime surtout essayer différents systèmes d’exploitation (SE), en particulier ceux qui ont compatibles avec UNIX, libres ou non !

J’ai jamais vraiment trippé sur Windows

Je dois d’abord admettre qu’avant même de faire la connaissance de Linux, je n’ai jamais été très enthousiaste envers Microsoft Windows, en particulier depuis l’arrivée de Windows 95 sur le marché. Je me rappelle très bien de l’éternité qu’il m’a fallu avant de me décider à l’installer. Étant presque plus souvent sous le DOS que sous Windows, j’appréhendais un peu ce nouveau SE pour PC, cela pour diverses raisons.

Entre autres, le fait qu’il nous forçait dans une interface graphique dès le démarrage de l’ordinateur. Ça, j’aimais pas! Aujourd’hui ça peut sembler idiot, mais pour rouler des logiciels DOS plutôt exigeants en ressources système (simulateurs de vol, applications de musique, 3D Studio 4, etc), c’était vraiment pas l’idéal. Dans ces cas-là, il fallait pratiquement s’acheter une nouvelle machine pour pouvoir les exécuter sous Windows 95. Ce SE s’arrachait une bonne partie des ressources système et en laissait bien peu pour les autres. Une machine qui pouvait rouler Flight Unlimited de manière décente et fluide sous DOS ne pouvait plus, soudainement , rouler ce même logiciel de manière satisfaisante sous Win 95. Un réel gaspillage des ressources système !

Me fiant également à plusieurs magazines spécialisés ayant fait des tests plus approfondis sur Win 95 versus sa concurrence, j’étais pas mal plus emballé par ce que nous promettais OS/2 Warp 4, le SE qu’IBM était sur le point de sortir. Il est vrai que Microsoft avait, elle aussi, travaillé au développement d’OS/2 dans ses débuts, mais l’avait ensuite abandonné au profit de son propre bébé, Windows NT.

Comparativement à OS/2, côté performances et fonctionnalités, Win 95 me semblait trop lourd, trop gourmand et même déjà dépassé. Ce n’est donc certainement pas moi que vous avez vu faire la file de nuit devant les boutiques pour l’acheter en premier. J’attendais OS/2. Mais, marketing oblige, c’est Windows 95 (Start me up!) que le grand public a choisi. Tant et si bien qu’OS/2 n’est pas resté pertinent bien longtemps, à part en entreprise où c’était le choix évident pour de la stabilité et performance.

IRIX, mieux qu’OS/2 et Windows !

Un peu découragé de voir la direction que prenait le marché du PC pour l’utilisateur moyen, j’ai commencé à m’intéresser aux éventuelles alternatives. À l’époque, je n’étais pas très familier avec les systèmes UNIX, mais dans une exposition informatique de 1993, j’avais vu pour la première fois une démonstration du logiciel Softimage 3D roulant sous un système IRIX (une variante UNIX). Ce bazar était installé dans un ordinateur Indy (Silicon Graphics), une machine valant au minimum 15,000 $, avec son CPU de type MIPS et son accélération 3D, une bête surtout réservée aux professionnels derrière les films d’hollywood comme « Jurassic Park ». Wow !

Ayant enfin vu de mes yeux un vrai système IRIX en action, avec animations 3D rendues en temps réel, terminaux avec tâches en arrière-plan, sorties vidéo multiples vers différents écrans, caméra Web intégrée et le tout roulant simultanément (digne d’un ordinateur dans un film de science-fiction!), j’étais dorénavant vendu pour toujours à l’idée d’avoir un système d’exploitation basé sur UNIX.

Je sais que ce n’était pas entièrement rationnel de croire que le logiciel ferait toute la différence, car le matériel y était certainement aussi pour quelque chose. Mais dans ma tête d’ado, c’était maintenant clair, juste le système UNIX à lui seul était déjà une nette amélioration par rapport à Windows ou à OS/2. Mais ne connaissant pas encore Linux (qui existait pourtant depuis 1991), et comme je n’étais qu’un pauvre étudiant de Secondaire IV, l’idée même de posséder une telle machine n’était qu’un rêve, loin de pouvoir devenir réalité… J’ai donc dû faire comme tout le monde et continuer à utiliser les différentes moutures de Windows qui se sont succédé, tout en rêvant à un monde meilleur…

Accès à distance vers serveurs UNIX publics

Heureusement, à défaut de ne pouvoir posséder ma propre machine UNIX, j’avais trouvé une façon de pouvoir me familiariser avec les différentes commandes et applications UNIX. Il s’agissait, à partir de Windows 3.1 et de son application «Terminal» ou «Telnet», de me connecter aux serveurs BSD de mon fournisseur d’accès Internet, qui était alors Clic.net, à Québec.

Effectivement, en 1995, en s’abonnant à Internet, on obtenait systématiquement son propre compte utilisateur personnel sur la machine UNIX qui agissait comme serveur. Ce qui nous allouait un espace disque sur ce dernier et qui permettait, entre autres, d’y héberger son site web personnel, ce qui était fort intéressant.

Mais il était aussi possible de s’y connecter en mode Shell, c’est-à-dire en mode texte via Telnet, nous laissant exécuter diverses commandes UNIX directement sur le serveur, à partir de notre répertoire utilisateur. Nous pouvions par exemple manipuler nos fichiers distants (commandes cp, rm, mv, mc), éditer en mode texte nos fichiers HTML (pico, vi), jouer à des jeux de rôles en ligne (mud), clavarder en direct avec quelqu’un à l’autre bout de la planète (IRC), envoyer ou recevoir du courriel directement de la ligne de commande (mutt), et j’en passe.


(Source de l’image: David Gagnon)

Bref c’était un peu comme si on se connectait à notre propre machine Linux à distance via un terminal et SSH, mais avec un accès limité bien entendu. D’autres services publics permettaient aussi de faire la même chose, par exemple le site freeshell.org, qui offre toujours, je crois, des comptes shell gratuits. Mon utilisation de ces services, bien qu’ayant ses limites, n’a fait que contribuer encore plus à mon engouement et à mon apprentissage de tout ce qui est possible de faire dans le monde UNIX. J’étais accroc et j’en voulais plus !

Découverte de Red Hat Linux

Ce n’est que vers 1997 que j’ai ENFIN découvert Linux, grâce à un camarade plutôt prosélyte. Il m’avait alors conseillé Red Hat Linux, un SE qui en était à sa noirâtre version 5 (ne pas confondre avec RHEL, un produit commercial qui a plus tard pris la relève, ou encore Fedora, son petit frère libre). Faire l’installation de RH5 n’était pas aussi facile que d’installer Ubuntu aujourd’hui, mais ce n’était pas nécessairement du domaine de la sorcellerie non plus ! Avec pratiquement aucune expérience et ne faisant que suivre des instructions de base, j’y étais arrivé quand même assez facilement. Au terme, j’avais devant moi, installé dans ma propre machine, un vrai SE basé sur UNIX et parfaitement fonctionnel !

Quel bonheur! Ça semblait quasi-miraculeux de constater qu’on pouvait se bricoler si rapidement, et gratuitement, un puissant serveur web, chez soi, et d’avoir accès à toute la puissance de Linux et des commandes UNIX, sur sa propre machine. J’étais au septième ciel.

La première chose qui m’était alors venue à l’esprit devait sûrement être «Comment se fait-il que je n’ai pas découvert ça avant?». Car effectivement, je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai mis autant de temps avant de découvrir Linux, moi qui était si désespéré à vouloir un système UNIX sur mon PC. Pourtant, j’avais accès à Internet depuis 1995 ! Faut dire qu’à ce moment-là Google n’existait pas encore et qu’il fallait passer par AltaVista, Yahoo ou … La toile du Québec pour trouver des sites. Ce n’était pas toujours la meilleure façon de découvrir des trucs plus underground ou ésotériques, comme le phénomène Linux pouvait l’être à ce moment-là.


(Source de l’image: NDLM)

Bien que ravi de ma découverte, Red Hat Linux n’était pas encore la perfection, loin de là ! (1) Durant la même période, j’avais aussi découvert Mac OS. Et pour cause ! J’étais alors étudiant en infographie, je travaillais quotidiennement sur divers appareils Mac, roulant les versions de 7, 8 et 9 de Mac OS (pré-OS X).

Mais là non plus, rien n’était parfait, du moins vraiment pas assez pour me faire acheter un Mac. Ce qui fait que pendant quelques années, j’ai principalement alterné entre Windows et Linux. J’ai aussi découvert d’autres distributions Linux pendant ce temps, je me rappelle entre autres les Debian, Storm Linux, Corel Linux, Mandrake et bien d’autres.

Corel Linux

J’avais d’ailleurs eu de grands frissons d’espoir avec Corel Linux. C’était en 1999. Un gros nom comme Corel, avec une distribution Linux aussi solide que révolutionnaire, ce serait dans la poche, non ? J’osais espérer que Corel allait percer quand même un peu commercialement et réussir à amener une partie de la masse et des développeurs vers Linux. Malheureusement ce ne fut pas du tout le cas, et plusieurs ont accusé Microsoft d’avoir usé de tactiques déloyales pour tuer le projet de Corel.

Je ne vais pas spéculer là-dessus, je vous laisse faire vos propres recherches et en venir à vos propres conclusions. Quoi qu’il en soit, ce fut très dommage de voir cesser son développement. Corel Linux pourrait avoir été le meilleur concurrent qu’a connu Windows jusqu’ici.

 

(Source des images: Wikipedia)

BeOS

Aux alentours de l’an 2000, un ancien haut dirigeant d’Apple, Jean-Louis Gassée, devenu CEO de l’entreprise « Be inc. », lança une version PC (Intel) de son système d’exploitation BeOS. Quelle merveille ! Pour bien comprendre l’importance de ce système dans l’histoire des TI, rappelons-nous cette histoire. Quand Apple décida de faire le grand saut vers le monde UNIX et de repartir à neuf – je vous parle de la période entre la version 9 et « X » de Mac OS – elle avait devant elle deux possibilités sur lesquelles couler les fondations d’OS X: soit BeOS de Jean-Louis Gassé, soit NeXTstep, une variante UNIX appartenant à NeXT l’entreprise de Steve Jobs.

On connaît la suite. C’est évidemment Steve avec ses talents uniques de vendeur qui a remporté la mise. Mais cela nous donne quand même une bonne idée de la qualité de BeOS. Si Apple l’a considéré, c’est parce que c’était du solide ! Plus léger que NeXTstep, mais incroyablement puissant malgré tout, il permettait de faire des choses impossibles sous Windows avec le même matériel, comme visionner cinq ou six vidéos en même temps, sans ralentissements. Il existe d’ailleurs plusieurs vidéos (par exemple) sur YouTube vous permettant d’apprécier les prouesses logicielles de BeOS, et je dis bien prouesses, car c’est bien le cas, surtout considérant la faible puissance des machines de l’époque.

Plusieurs s’entendent même pour dire que BeOS était alors supérieur à Linux à plusieurs égards. Je ne saurais dire si techniquement c’est vrai ou non, mais je dois admettre que ce SE était d’une puissance inouïe considérant sa légèreté et son peu d’espace sur le disque dur. Malgré le fait qu’il n’était pas un SE libre (son code source étant fermé), je l’ai aimé dès mon tout premier essai, Tellement que pendant plusieurs mois, j’ai presque entièrement mis de côté Linux et Windows.

Au-delà de la religion et des principes, même si je favorise le plus souvent possible le logiciel libre, il m’arrive à l’occasion de faire des exceptions, surtout si le produit semble mieux répondre à mes besoins. Et dans le cas de BeOS, j’avais l’impression d’être enfin tombé sur le parfait SE. BeOS n’avait absolument rien à envier à Windows, à part bien sûr certains logiciels exclusifs à ce dernier.

Parlant de logiciels, j’en vois plusieurs parmi vous lever un sourcil, se disant: «mais y avait aucun logiciel connu sous BeOS ! Que faire avec un tel SE ?». Évidemment, mes besoins d’alors n’étaient pas nécessairement ceux d’aujourd’hui, ni les vôtres, et je parle ici de mon ordinateur personnel. Au travail, où je faisais du développement web, j’étais alors sous Windows 2000 (le meilleur Windows qui n’ait jamais existé, soi-dit en passant …) avec tout ce dont j’avais besoin, tels la suite Adobe, celle de Macromedia, et tout le reste. À la maison cependant c’était surtout pour relaxer et me divertir : navigation web, courriel, clavardage, gestion photo et vidéos, etc. Un peu de développement web parfois aussi, mais même pour ça, pas de problème, BeOS le faisait très bien merci !

Même qu’il possédait déjà son propre App Store sur le web, avec toutes sortes d’applications à télécharger, et ce bien avant l’arrivée des logithèques d’Ubuntu et d’Apple. Il s’agissait de télécharger un seul fichier et, tout simplement, de le glisser dans son dossier Applications ! Pas de dézippage, ni de Next, next à cliquer, c’était instantané, comme c’est toujours le cas de nos jours avec plusieurs applications Mac et avec les applications mobiles sous Windows.

Si BeOS avait pu devenir grand public, je crois que l’offre en apps aurait augmenté rapidement, comme ce fut le cas pour iOS et Android. C’est d’ailleurs ce que j’espérais ! Malheureusement pour moi, mais heureusement pour l’avenir de Linux et de Microsoft, BeOS n’a jamais vraiment été un succès grand public.(2)

Qu’en reste-t-il de nos jours ? Il y a quelques initiatives pour le ramener en vie, la plus sérieuse étant sans aucun doute le projet Haiku. Mais ça reste de l’ingénierie inversée (reverse engineering), ce qui n’est pas vraiment la même chose, le code source étant entièrement différent.

Quel dommage que BeOS soit disparu dans le néant avec son code! Voilà justement une des raisons qui font de moi un si fervent défendeur du logiciel libre : si le code source original de BeOS avait été publié, il serait probablement toujours en développement aujourd’hui, et meilleur que jamais.

Intermède

J’arrête ici pour l’instant. Vous devinerez que ça ne se termine pas là, nous ne sommes qu’en l’an 2000 ! Ce qui précède décrit toutefois assez bien mon petit parcours, à partir de mes débuts sur PC jusqu’au tournant du millénaire. Dans mon prochain billet, je vous ferai part de la suite des choses, tout en expliquant les raisons qui m’ont mené là où j’en suis aujourd’hui.

Et vous ? Sur quel SE avez-vous fait vos débuts ? Suis-je le seul à avoir autant trippé sur BeOS ? Combien d’entre-vous l’avez utilisé aussi ? Y’a t’il des chanceux dans la salle ayant travaillé avec IRIX, NeXTstep ou autres UNIX sur des machines stéroidées comme celles de Silicon Graphics ? Lâchez-vous lousse dans les commentaires, ça m’intéresse !

(1) Un jour, l’hôte de ce webzine, Nelson, m’a raconté qu’il avait lui aussi fait son baptême linuxien avec RedHat 5.2. Mais il lui était resté comme un arrière-goût dans la gorge. Tellement que des années plus tard, il avait commis une chronique intitulée Linux est une conspiration stalinienne. C’est à cette occasion que nous nous étions … croisés pour la première fois. C’était le 23 novembre 2905 à 2 h 53 …

(2) Certaines rumeurs veulent qu’il y ait encore une fois du Microsoft là-dedans, mais je n’en sais rien, quoique c’est louche : BeOS a éventuellement été achetée par une entreprise obscure et a ensuite rapidement disparu à jamais. Du jour au lendemain, plus de site web, plus rien, zoom! Parti sans laisser de traces, ou presque.

Auteur(e) David Gagnon

David Gagnon, alias Toogreen, est le fondateur du site Le Ghetto des Geeks, un réseau social axé notamment sur l'entraide sur les logiciels libres. Ayant fait l'essai de Linux en 1997 et l'ayant adopté comme système principal en 2000, on lui colle souvent l'étiquette d'expert du pingouin et des logiciels libres en général. Même s'il préfère le libre et les systèmes basés sur UNIX, il utilise aussi Windows, question de rester branché sur tout ce qui se fait en informatique. Après avoir étudié et travaillé en infographie et en développement Web, il a passé les 10 dernières années de sa vie à enseigner l'informatique dans une école primaire de Shanghai et à promouvoir l'utilisation du libre en milieu scolaire. Il a d'ailleurs réussi à influencer d'autres écoles chinoises à remplacer leurs vieux systèmes piratés par des logiciels libres plus stables et plus performants. David, c'est un héros !

34 commentaires

  • Bonjour, je suis loin de chez moi et j’ai oublié mes mots de passe pour Twitter et Facebook. Donc, je ne peux y accéder pour promouvoir ce texte,

    Est-ce que quelqu’un pourrait s’en charger svp. Je n’ai plus de temps et on m’attend dans la voiture.

    Merci et désolé du contretemps

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  • BeOS : à ce que l’on peut lire sur internet, Be inc. fut racheté par Palm pour 11 M$ non pas pour continuer le développement de BeOS mais bien pour améliorer son propre OS, soit, le PalmOS.

    Be inc. Avait alors des revenus de 500,000 $ et une dette de 21 millions de dollars.

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    • M’ouin… En tout cas ils ont vraiment fait un travail exécrable en termes de marketing. Je ne connais presque personne dans mon entourage qui a même eu entendu parler de BeOS… Pourtant je reste persuadé que cet OS était de loin supérieur à Windows et même peut-être Linux pendant un certain temps. Bref il aurait pu avoir un brillant avenir, c’est dommage.

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      • J’ai regardé la vidéo et suis impressionné de la capacité de traitement des flux vidéos. D’autant plus lorsque l’on considère la technologie de l’époque.

        Je serais curieux de trouver une comparaison avec l’amiga… cette dernière me faisait rêver mais je n’ai jamais eu la chance de l’essayer.

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  • Mon premier SE était Dos 6.22 avec le DosShell. J’étais un enfant à l’époque. Nous avions Wordperfect (fonds bleu avec sélections rouges) et Autocad pour mon père.

    Un jour, un de mes SE préférés à vie apparu : Windows 3.11. Oui, j’ai toujours eu un penchant, désormais nostalgique, de Windows 3.11. C’était un bon mélange entre Dos, DosShell et interface graphique organisée.

    Ensuite, Windows 95 et la suite furent les systèmes de choix mais seulement en dépit des infâmes systèmes Apple de l’époque qui étaient trop fermés (souvenez-vous, les gens se plaignaient que les MacIntosh ne pouvaient lire des disquettes PC et vice-versa).

    En général j’aimais bien les produits Microsoft mais ils ne m’ont jamais impressionnés. Je fut même un utilisateur/défenseur de Vista pour qui je trouvais l’opinion publique trop sévère avant de connaître Windows 7 (ce qu’aurait dû être Vista). J’ai toujours une préférence pour Windows mais seulement parce que je les connais bien et que plus de produits dont j’ai besoin pour travailler y existe (notamment Photoshop).

    Cependant, un jour j’ai entendu parlé de Linux mais sans plus. Je n’ai pas pu l’essayer puisque le seul ordinateur auquel j’avais accès était le PC familial sous Windows ME à l’époque. J’en fais encore des cauchemars.

    La première mouture de Linux que j’ai essayé fut Ubuntu 6.06. Depuis ce temps, il m’arrive régulièrement de tromper Windows avec Ubuntu surtout depuis Unity et la police Ubuntu que j’adore.

    Mais, comme je le disais plus haut, j’ai besoin de Photoshop. J’ai beau suivre tous les tutoriels que j’ai trouvé, je n’arrive pas à le faire fonctionner sur Ubuntu et je ne veux pas avoir un dual-boot ni utiliser une VM pour l’utiliser. Je veux que ça fonctionne tout simplement.

    Je suis actuellement sous Windows 8 trial. Je vais sans doute l’acheter. J’aime toujours Windows et cette mouture est très belle malgré des trucs dont la pertinence m’échappe toujours (deux interfaces simultanément…euh…).

    Voilà c’était ma confession à votre confession! :)

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  • Mon premier OS utilisé: celui-ci du VIC-20! Mais si on parle du monde PC, c’était DOS 3.0.

    Je me souviens à l’époque avoir essayé d’installer Red Hat 5 ou 6. Un vrai cauchemar! Je m’étais donc rabattu sur Mandrake 8. Un vrai charme pour l’époque et bien mieux que Windows 98! Je suis demeuré avec Mandrake-Mandriva jusqu’aux déboires de cette compagnie. Ubuntu par la suite, qui ne m’a par contre jamais autant convaincu que Mandrake.

    Récemment, depuis peut-être un an. Je n’utilise à peu près plus Linux. Les raisons qui me faisaient préférer ce système n’étant plus là, mais les inconvénients étant plus présent que jamais.

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  • Que de souvenir me revienne en lisant cet article.

    Cote personnel j’ai touché a toutes les version de DOS a partir de la 3.3 ( Ibm,MS,DRdos), Linux Redhat de la 5 a la 9, Mandrake, Corel, j’ai eu la chance d’utilisé OS2 Warp mais pas BEos. Windows 3.1 a 8 ( pas de milenimu ni de Vista) NT 4.0.

    Du cote professionnel, les même version de DOS, presque toutes les version de Windows, serveur NT3.51,4.0,2000,2003 et 2008. Novel 5. IBM os/400 et Ios.
    Redhat 9.0.

    Aujourd’hui a la maison deux portable sous linux ( mint et ubuntu) 2 windows 7 et un vieux XP.

    Merci encore pour cet article.

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  • Au tout début des années 1980, j’ai acheté un ZX-81 qui ne possédait pas d’OS en tant que tel ; simplement une console de programmation/exécution en Basic.

    J’ai rapidement remplacé ça par un HeathKit H-87 qui roulait sous… HDOS et qui avait son propre émulateur Basic. Mon premier PC, autour de 1983, roulait sous MS-DOS.

    En 1985, j’ai racheté le Mini-ordinateur de l’Ordre des Ingénieurs du Québec, un STS Nova II, qui roulait sous un DOS maison. À partir de 1987, ça a été la valse des PC, du 286 jusqu’à aujourd’hui…

    Ayant fait de la programmation sur tous ces systèmes ainsi que sur les DPS-4 et DPS-6 d’Honeywell, et des gros ordinosaures d’IBM, c’est un peu normal que je sois resté en giron Microsoft.

    J’ai découvert Linux au milieu des années 1990 et j’ai beaucoup trippé ; mais en tant que programmeur, c’était une autre paire de manche! La majorité des langages de programmation que je connais ne sont pas portables, où demandent une révision globale pour être adaptés. Par exemple, le langage Pascal que j’utilise encore beaucoup, peut-être “traduit” sous Kylix et compilé pour Linux… mais il faut remplacer les appels API par autre chose :(

    Pourtant, dans un futur assez proche, je sais que je serais sous Linux de manière beaucoup plus régulière ; pas question pour moi de suivre la tendance de Win8. Il va falloir que je remplace mes attrib -h -s *.*/s par des sudo apt-get

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    • @ Merlin

      Est-ce que tu as essayé Lazarus(un clone de Delphi) avec Free Pascal ( http://www.freepascal.org/ )?

      Bonne journée!

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      • J’y ai jeté un oeil il y a 2 ans mais je peux pas vraiment dire que je l’ai utilisé…

        Je travaille beaucoup avec Delphi 6; je n’ai pas migré vers les versions plus récentes parce que je ne veux rien savoir du DotNet ;)

        Lazarus est en continuelle évolution ce qui peut parfois être embêtant : compiler du vieux avec du neuf donne des résultats inattendus…

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      • Je suis programmeur Delphi, et j’ai testé Lazarus, il y a 3 ans sous linux et Windows. Oui ça ressemble à Delphi, il se comportait pas si pire, des petites différences dans le codage. Mais les exécutables étaient énormes en partant. Un petit test de bouton et Say Hello, faisait pratiquement 7 MB.

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        • @ Bol

          Oui, je connais ce problème. Il faut compiler sans le code de débogage pour obtenir un exécutable normal.

          Par exemple, un exécutable sera 2MO sans code de débogage et 20MO avec le code (bien pratique pour un nouveau programme que l’on veut tester).

          Je laissais le code pour faire les tests et quand nous étions satisfaits du programme, il était recompilé pour la distribution sans le code de débogage. Je ne conseille pas de compresser l’exécutable après compilation, le résultat peut être catastrophique.

          Et Lazarus est encore mieux que lorsque tu l’as essayé. En 3 ans, c’est énorme le progrès que l’on peut apporter à un logiciel. Il est plus intelligent que moi à bien des points de vue. (testé en fin de semaine dernière avec du vieux code) ;-)

          Bonne journée!

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  • Sur quel SE avez-vous fait vos débuts?

    Je ne sais pas si on peut appeler ça un OS, mais mon premier ordinateur a été un Commodore 64 acheté en mars 1987 qui me permettait d’éditer des disquettes 5 1/4″ pour “resetter” le pointage des jeux du Commodore 64. En janvier 1990 avec 2 personnes, on avait réussi à brancher 2 Commodore 64 par modem, et grâce à avec cette découverte, on pouvait jouer à des jeux à distance. Dû à mon travail, le PC sous DOS est devenu l’outil de travail essentiel, et très vite je suis devenu accro de DOS, ce qui est toujours le cas aujourd’hui avec Windows XP. J’ai connu Ubuntu grâce à un collègue de travail en 2009. En lisant plusieurs de tes commentaires David, je suis un convaincu de Linux. Un néophyte ne verrait aucune différence entre utiliser Windows et Linux.

    Pour terminer, la première fois que j’ai touché à un ordinateur, c’était à la session d’hiver de 1981 au CEGEP de Lévis-Lauzon dans le cours Initiation à l’informatique de gestion.

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  • Que de souvenirs…

    Comme Merlin, j’ai connu le ZX-81 et le H87 mais j’ai plutôt passé au Superbrain avant les PC de IBM. Personnellement j’avais un Amiga que je considère avoir été supérieur au Mac sorti à peu près en même temps. (multitâche, couleurs…)

    Il est effectivement intéressant de voir le cheminement des autres.

    Je me demande si David aurait mieux fait de connaître BSD que BeOS. BSD (Berkeley Software Distribution) est opensource et a fait beaucoup de petit depuis sa création. Les descendants de FreeBSD comme PC-BSD semble avoir la faveur de plusieurs. Ce n’est pas du Linux mais plutôt du Unix. Voir QuebecOS.

    Leur très grande stabilité leur permet de fonctionner sans s’arrêter ni redémarrer durant des périodes extrêmement longues (plusieurs années) (Wikipedia).

    J’ai hâte de connaître la suite….

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    • @ Plante_ca

      Même chose pour Linux. Le serveur (web, courriel, etc.) en fonction chez moi roule sans arrêt… jusqu’à la prochaine panne d’électricité trop longue pour la batterie de secours. Si ce n’était de ça, il roulerait depuis plus de 3 ans maintenant.

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  • @ Toogreen,

    … C’était le 23 novembre 2905 à 2 h 53 …

    Un retour en arrière dans le futur ??? ;-)

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    • @Moribond
      Toogreen est un extra-terrestre qui voyage dans le temps, t’as pas remarqué ses lunettes? ;-)

      Bon , moi c’était en 1983, un TI-99/4A de 1979,
      Un vrai 16 bits!!! (CPU TMS-9900) avec puce vidéo séparée! Une bombe pour ses jeux (car rien n’était encore compatible entre les différentes marques) comme Parsec.
      16 ouces de 1k de mémoire vive soudées sur le motherboard plus une boîte d’expansion (blindée svp) grosse de même avec 8 fentes pour cartes (blindées elles aussi, TI faisait des contrats pour l’armée) dont une extension de mémoire de 32k pour un total fabuleux de 48 k !!!
      En plus, on pouvait y adjoindre par une fente sur le devant, de nombreuses cartouches (circuits intégrés) dont le populaire Extended Basic et l’Assembleur.

      TOUS ses logiciels tenaient sur une carte RAM-DISK de 5 meg.

      Dommage que Texas Instrument avait choisi l’affichage en 40 colonnes au lieu de 80, c’est ce qui l’a coulé en grande partie… ainsi que son prix à ses débuts.

      Fou comme d’la marde j’étais lorsque j’ai écrit mon premier programme d’une demi page … en Basic…

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  • Je suis né avec les débuts d’Internet pour le grand public, donc il y a plusieurs de ces noms de SE qui ne me disent rien, d’autres que j’ai déjà vus quelque part sans pour autant les avoir essayé.

    À la maison, le premier ordinateur que j’ai vu roulait sur Windows 3.1; je crois que Windows 98 était déjà sorti à ce moment, mais tout de même.

    Le premier SE dont j’ai eu la conscience d’utiliser en tant que SE, quand j’ai compris un peu le concept de système d’exploitation, c’était soit Windows 98, soit Windows XP. À ce moment-là, je ne connaissais ni Mac OS, ni Linux, ni Unix, etc. Nous avions Windows 98 dans les salles d’informatique de mon école primaire.

    Puis en 2008, j’ai eu mon premier ordinateur. Dans le sens où il était vraiment dans ma chambre, pas dans le salon partagé avec tout le monde. Pour économiser sur la licence de Windows, mon grand frère avait proposé d’installer Ubuntu; on parle de 8.04 LTS, nom de code Hardy Heron. Je me souviens avoir adopté le système très rapidement et avoir vu ma curiosité pour Linux en général grandir…

    Au point où j’ai commencé petit à petit à mépriser Windows. C’est quand même un bon système, mais pour ce que j’en faisais, je ne voyais pas pourquoi j’aurais absolument besoin de Windows. Et puis il y avait les jeux PC… *soupir* C’est aussi pourquoi j’utilise Wine de temps à autre.

    Plusieurs d’entre vous êtes nés avec les débuts des ordinateurs personnels, et pour avoir vu la majeure partie de l’évolution en informatique, je vous envie. Je pourrais télécharger des images de disque de ces anciens systèmes et rouler le tout sur VirtualBox, mais l’immersion serait médiocre. Par contre, je dois dire que d’être né avec Internet, ça a ses avantages. J’adore utiliser ma clé USB Ubuntu à l’école pour contourner Windows, et j’ai encore quelques trucs à faire avant d’entamer mon projet intégrateur à l’école (si vous n’avez pas lu mon commentaire là-dessus il y a deux semaines, j’espère pouvoir vous le faire découvrir dans un article de ma part).

    J’ai hâte de lire la suite de votre article, « toogreen ». Cette première partie était très intéressante.

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  • J’ai fait mes débuts avec DOS, Lotus 123 et Word perfect 5.1 sur un clone 8088! J’étais fier de connaître plein de commandes par coeur! J’ai même appris Accpac Plus sur DOS! Mais avec Windows 3.1 et suivants je suis devenu un peu techno-paresseux! Et à vous lire sur différentes moutures de Linux mon techno-cerveau a quelques soubresauts de techno-vaillance!

    Bon congé à tous!

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  • Serveurs:
    XENIX / Processeur 80286
    SCO UNIX V v3.2 / Processeur 80386
    Solaris 7, 8, 9 / Processeur SPARC
    Solaris 10, 11 / Processeur UltraSPARC

    Postes de travail:
    Terminal VT-100
    Terminal VT-240
    SPARC Station (Sun Microsystems)
    Windows NT 3.51
    Windows NT 4
    Windows 2000 Professional
    Windows XP Professional
    Mac OS X 10.4 Tiger
    Mac OS X 10.5 Leopard
    Mac OS X 10.6 Snow Leopard
    Mac OS X 10.7 Lion

    C’est pour ne pas utiliser Windows Vista que je suis passé dans le camp Apple. Le bonheur total d’un système d’exploitation basé sur la technologie UNIX.

    J’ai débuté sur les plateformes mimiques suivantes:
    Turbo Pascal / CPM / Processeur Z80
    Langage C / UNIX / PDP-11

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  • Quand le mac arriva avec sont interface graphique dans les années 80, les fontes, le réseaux, la disquette 1 meg 3pouces, l’imprimante laser, c’était une vraies délivrance de ces systèmes de maso avec des commandes, Windows avait l’air d’une imitation vraiment mal étriquée et c’est ce qui a amené plusieurs à embarquer dans la secte d’Apple. Bien sûr si l’on a commencé sur Windows avant d’essayer le mac tout les défauts minimes soient ils ne nous sauteraient pas au yeux et on aurait suivi un chemin comme un autre.

    BeOs étaient loin d’accoter l’OS de Next et je ne vois pas en quoi il aurait été plus puissant !!! Ce n’est pas une question de vendeur, de ci ou de ça. La boite de Next venait avec plein d’autres choses. Il y avait une équipe de talents, un langage de programmation, une culture et d’autres technologies. Pour ne citer qu’un détail, le système d’affichage (impression) utilisait le display postScript licencié d’adobe chèrement à tel point que les ventes du cube de next n’avaient pas décollé (et probablement qu’Adobe est entrain de le payer là ).

    Si l on veut rendre l’ordi accessible à monsieur et madame tout le monde, l’interface graphique est primordiale. Si l’on adopte la perfection ligne directrice, ou si l’on veut comparer quelle machine en est le plus proche, il y a plus qu’un facteur à considérer.

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    • En effet je réalise aujourd’hui que NeXTstep avait une longueur d’avance côté fonctionalités avec son Obj-C, le Postcript, etc.

      Ce que je voulais surtout dire c’est qu’il était légèrement plus lourd et prenait plus de place sur le disque dur que BeOS. C’est pourquoi BeOS m’impressionnait beaucoup par sa performance malgré sa toute petite taille. Mais vous avez probablement raison, les machines NeXT avaient probablement une longueur d’avance, dommage d’ailleurs qu’ils aient été si dispendieux. :-(

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  • Très intéressant, David ! J’ai bien hâte de lire la suite, et, surtout, de savoir pourquoi votre cheminement vous à mené ailleurs :wink:

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  • J’ai commencé à m’intéresser à l’informatique après être passé de la machine de traitement de texte MICOM, que l’on faisait démarrer avec une disquette de 5 po (un vrai floppy!), à un 286 avec DOS et WP 4.2 et 5.0, puis à Windows 3.1 et WP 5.0 pour Windows (un désastre!).

    En 1993, je me suis acheté un 486 DX2 66, une puissante machine qui avait une puce vidéo de 1 Mo. J’y ai ajouté moi-même une carte de son, un lecteur CD, un autre disque, un modem, etc. Je me souviens que, la première fois que j’ai installé Windows 95, je l’ai désinstallé le soir même parce que je n’arrivais pas à faire marcher le modem. C’était important pour moi, parce que le Web était entrée dans ma vie en 1995. J’ai eu le même problème avec Win98, sans oublier les écrans bleus avec des messages sibyllins.

    Un jour, j’ai eu un après-midi de formation HTML et je me suis mis à rêver de créer et d’héberger des sites Web, chose à peu près impossible avec Windows 95/98, pour des raisons de sécurité. À l’époque, en 1999, je lisais depuis un certain temps des articles sur Linux dans une revue d’informatique distribuée gratuitement dans ma région (la revue Monitor, morte en 2009). Je ne savais pas qu’on pouvait télécharger les distributions gratuitement, ni comment le faire. J’ai alors acheté la RedHat 5.2, exactement la même boîte que M. Dumais tient dans ses mains plus haut dans l’article. Ça venait avec un manuel que j’ai fini par connaître par coeur. J’ai installé la distribution sur mon vieux 486. Dieu que j’ai cherché comment faire fonctionner le lecteur de disquette A: au début pour transférer des fichiers de mon ordi Windows à mon ordi Linux! Malgré tout, j’ai persévéré et j’ai définitivement fait le saut à Linux avec l’arrivée de XP.

    Linux m’a permis d’apprendre le fonctionnement des réseaux, du matériel, des périphériques, etc. Aujourd’hui, J’héberge quelques sites Web et mon propre serveur de courriel.

    J’ai essayé quelques distributions, notamment Mandrake, l’ancêtre de Mandriva, Debian, Fedora, Ubuntu… J’ai utilisé RedHat jusqu’à la version 9 et c’est RedHat qui m’a poussé vers Gentoo lorsqu’elle a décidé devenir commerciale (RHEL).

    Bon, j’arrête ici sinon je vais commencer à vous ennuyer, si ce n’est déjà fait!

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  • Merci à ceux qui ont mentionné Amiga! J’avais complètement oublié ce dernier, et bien que je ne l’ai jamais eu en ma possession ni eu vraiment la chance de l’utiliser, je l’avais vu à l’oeuvre chez des amis et effectivement, c’était assez impressionnant!! Je vous crois donc sur parole quand vous dites que c’était alors supérieur au Mac à cette époque! En fait je crois qu’Amiga battait tout ce qui se faisait d’autre en informatique! Vraiment dommage que cet appareil légendaire ait disparu.

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    • Il semble bien que le OS d’Amiga ne soit pas mort. Ils sont rendu à la version 4.1. Une recherche wikipedia et vidéos peut en convaincre. Voici un anecdote à ce sujet. Lors des fêtes de 1986, j’ai fait une présentation de mon Amiga aux beaux frères et neveux. Ça durait facilement deux heures. Ces neveux alors âgés de 15 ans sont depuis deux informaticiens de première classe. L’un d’eux en particulier connaissait son Amiga comme pas un et pouvant installé un copie du Mac du temps sans problème…

      Ceci est un cas semblable à la guerre Béta vs VHS. Souvent ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne…

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  • De mon côté, j’ai débuté,autour de 1984, avec TRS-80 Model I doté d’un gros 16K de mémoire, d’un lecteur de cassette comme sauvegarde qu’on devait surveiller au son pour s’assurer du bon niveau afin de garantir l’intégrité des données et de l’imprimante Line Printer 1. Par la suite, j’ai pu passer à un monumental 48K de mémoire avec l’achat de l’interface qui permettait également le passage à l’utilisation de lecteur de disquettes, simple densité, puis avec l’ajout d’ub doubleur de densité à 720K. C’est là que j’ai commencé à bricoler le hardware: chips de mémoires, connecteurs plaqué or à souder sur le board d’extension pour une meilleure connectivité, entre autre. Basic, Dos, UltraDos, CPM, avant de passer en 1987 à un 286XT 640K de mémoire, disque dur de 30 megs(à $650.00). Pendant ce temps, au bureau, pas d’ordi, mais les secrétaires ont reçu à un moment donné des traitements de texte Philips dont certains utilisaient CPM. Lorsque les filles étaient parties, un peu en cachette, j’allais utiliser un appareil avec CPM et Visicalc pour produite des tableaux de suivis de production et de performance, que, jeune gestionnaire, je montrais fièrement à mes confrères et patrons en leur ventant les possibilités que nous procureraient des ordis. Mais je prêchais alors dans le désert…Dans l’environnement d’informatique centralisée dans lequel je travaillais, la micro-informatique a eu de la difficulté à percer car les responsables en étaient les informaticiens du système central pour lesquels le micro-ordinateur, dans un premeier temps était un peu considéré comme une bébelle. On préférait le terminal relié au central. Par la suite, pour moi, PIII, P4, etc et les ordis que j’ai moi-même montés de A à Z. Devenu responsable de la bureautique, dans mon secteur, mon premier projet visant les gestionnaires, fut l’introduction de micro-ordinateurs pour les cinq directeurs de ma direction. Malgré toute la sensibilisation antérieure, la premiêre chose que firent la majorité de ceux-ci, fut de donner le micro à leur secrétaire. Malgré tout, quand j’ai pris ma retraite, en 2000, le moindre gestionnaire exigeait son propre micro-ordinateur et trouvait inexcusable qu’on soit parfois à court de financement pour répondre à leurs demandes pour en doter tous leurs employés. Maintenant à la retraite, j’ai toujours 4 ou cinq vieux ordis dans mon sous-sol que je m’amuse à faire revivre pour les donner, à être le “docteur ordi” de ma famille et de quelques amis. J’utilise principalement Windows 7 mais j’aime pratiquer OS X 10.5 sur un Mac Pro G5 que j’ai acheté usagé et Ubuntu 12.04 de temps en temps en dual-boot sur un PC monté avec mon bon vieux XP Pro.
    Excusez-moi d’avoir un peu abusé de votre patience.

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  • Mon expérience Unix/Linux est longue.
    J’ai débuté mon stage informatique à la fin de mon dec en janvier 1985 sous Unix (Venix, PDP-11) et appris le langage C. Ensuite la machine à rendu l’âme 1 an plus tard (gros problème de compatibilité avec les composants (je m’y connaissait pas beaucoup dans ce type d’hardware à cette époque). Je fus embauché en mai 1985. Au printemps 2006, on a changé pour un serveur de marque Unify (une autre variante unix). Cette machine coutaît pas loin de 50 000 $, avec un disque dur de 110 MB (hd: taille physique 18″ x 26″ x 10″), un cpu de (Mototola 68020 équivalent d’un 286) et 1 MB de ram, montant à 4 pour 5000 $, et un tape backup (Cypher). On réutilisait le 6 terminaux Vision 1000 et l’imprimante Centronix LP 400 l/m (qui eux avaient couté presque 20000$, l’année précédente sans le serveur déchu).
    En 1992, je l’ai remplacé par un serveur SCO Unix 3.2.4 (32 bits) pour intel 80386. La tour un 486 DX-33 EISA avec 8 MB de ram et disque dur de 600 MB SCSI + carte de ports série + tape cartridge coutait 8000 $ hardware + 2000 $ pour le OS Sco et développement + 2500 $ pour une base de données Recital (semblant Dbase 4 pour Unix).
    J’ai travaillé pour un hôpital en 1995. Là il y avait de des serveurs Unix NCR qui roulaient des applications sous une coquille qui simulait un environnement Cobol. On avait notre ensuite passé à l’environnement réseau sous Banyan qui était un système basé sous Unix.
    En 1999, je suis revenu à mon premier emploi et j’ai converti le serveur SCO vieillissant par Linux RedHat 5.2, passé à 6.0 sous des tours de type clone. En septembre 2001, passe à RH 7.1 sous un serveur Compaq Pro Liant. C’était M. Cyrille Béraud, lui-même de Savoir-faire-Linux, qui est venu l’installé. Il m’a montré des petits trucs. En 2008, je l’ai remplacé en 2008 par une autre HP pro liant et Ubuntu 8.04 server. Pour vous dire, ce sont toujours les mêmes logiciels écrits en langage C qui ont traversé de 1992 à aujourd’hui, toutes les époques.

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  • Moi je possedais un Comodore Amiga 2500. J’ai donc debute avec Amiga Workbench 1.3.3.

    Ce systeme etait tres performant pour l’epoque. Le multi-tache etait deja tres developpe. Egalement, j’ai eu a installer l’”OS” une seule fois et je n’ai jamais eu a le reinstaller, chose impossible a Windows.

    J’aurais bien aime connaitre BeOS. Je l’aurais probablement adopte. Mais le monde infosmatique, etant ce qu’il est, nous accordera jamais ce plaisir…

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  • Une anecdote,peut-être: lors d’une fête d’Halloween, j’avais utilisé sur mon TRS-80, un petit programme qui permattait de bouger les yeux et la bouche d’une tête de citrouille affichée sur l’écran monochrome du TRS en parlant dans un micro relié à la cassette audio. L’écran camouflé et recouvert d’une pellicule orange ne laissait paraitre que l’image de la citrouille. Lorsque que les enfants approchaient,la citrouille s’adressait à eux en les fixant. Tous les enfants de la rue et des rues avoisinates sont venus plus d’une fois parler à la citrouille qui eut un succès ‘boeuf’.

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  • En 1995 je travaillais pour une compagnie appelée Ingenia à Ottawa. Un des mecs qui travaillait avec nous avait vendu sa voiture pour se procurer une “Next Box”; mais il ne laissait personne n’y toucher! Cette machine m’avait vraiment impressionné! Et il y avait aussi le serveur – une “workstation” Sun, avec le système d’exploitation Solaris. Celle-là aussi était impressionnante à voir, avec son écran géant et ses magnifiques couleurs (l’affichage de la Next était monochrome).
    Mais une autre qui m’a fait friser les neurones c’était un poste de travail Appolo, pour faire du rendu 3D. Quelle machine! Mais je n’y comprenais rien, j’avoue…
    Autrement, mon moment de bonheur inoubliable fut celui où je contemplai pour la première fois en 2005 le bureau Gnome de la distribution Linux RHEL 3.0 sur mon écran à la maison. Je fus immédiatement conquis et depuis ce temps-là la paix et la sérénité sont revenus dans mon monde numérique: je n’ai pas eu d’emmerdes informatiques depuis ce temps-là. Mais j’avoue, j’ai les couilles bénies avec Linux! :-)
    J’en suis maintenant à Ubuntu 12.04 – la 12.10 s’en vient bientôt et elle sera installée quelques semaines après sa sortie sur mon laptop et desktop.
    Pour ce qui est de Windows, j’ai utilisé toutes ses moutures, du DOS à XP (bref de 1988 à 2005), dans mon environnement de travail, avec un déplaisir croissant et une constante lithanie de jurons qui s’est terminée avec mon passage à Linux en 2005.
    De 2006 à 2008 j’ai utilisé Mac OsX au travail, lequel me plaisait par certains aspects, par exemple ses airs de famille avec UNIX. Mais il me faisait jurer presqu’autant que Windows avec ses lenteurs et ses petits irritants… Tant et si bien que la dernière année mon patron a accepté que je travaille sous Ubuntu. Je me suis donc retrouvé en terrain connu et le jurons ont cessé, une fois de plus…
    Bref, c’est ainsi que je classe les SE: au nombre de jurons générés!

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  • Andre Larochelle

    1996: avec mon frere nous decouvrons Linux, pourquoi ? Parcque Win 95 me fesait trop ch… car depuis 1988 je fesais de la musique avec le logiciel Cakewalk pour Dos et ca fonctionnait tres bien mais lorsque 95 est arrivé , comme Toogreen le décrit, les ressources de cet Os mal fait accaparait tout le pc et il ne restait presque plus rien pour le reste, les jeux c’était la meme chose, mais Linux était un autre monde compliqué et bien que l’on a esseyé avec une red hat entre autre et plus tard Mandrake, j’ai abandonné bien que je gardais toujours une Mandriva sur une partition jusqu’a ce qu’en 2008 Sieur Dumais testait une ubuntu 8.04 et de la facon qu’il décrivait l’installation, c’était merveille tant et si bien que depuis 2008 tout roule en Linux du serveur a mes portables et aussi les mobile avec android qui est un noyeau Linux, aussi en fin 2008 j’ai acheté un macbook question de connaitre les 3 OS, mais depuis comme dirait Gainsbourg: je viens et je viens entre Linux (Archlinux, Sabayon (Gentoo) et Mac OSX, fini Windo.

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