Stockage pour PME : comment s’y retrouver

7 octobre 2012 8 h 39 min 8 commentaires Views: 611

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NDLM amorce ce matin une série d’articles sur le stockage (storage) pour les petites et moyennes entreprises. Durant les prochains mois, Marc-André Labelle évaluera les offres des différents manufacturiers et nous pointera les bons et moins bons achats. Les unités testées cadreront dans un budget oscillant entre 300 $ et 10 000 $. En plus des fonctions évaluées, l’auteur nous avisera également du degré d’expertise nécessaire pour configurer et utiliser chacune des unités, que ce soit le simple disque individuel, la boîte Raid avec 4-8 disques ou le serveur complet.


(Source de l’image: Iomega)

Partie 1 – Le bréviaire à bien connaître


S’il y a quelque chose de vital en entreprise, ce sont les données et qui dit données dit, périphérique de stockage. Pour les grandes entreprises, il y a les environnements SAN reliés par fibre optique. Ce sont des boîtes très performantes, souvent très complexes et aussi très chères. Il n’est pas rare de trouver des modules de moins de 10 téraoctets à des prix supérieurs à plusieurs dizaines et même centaines de milliers de dollars. (Source de l’image: Marc-André Labelle)

Ces modules de stockages justifient leur prix par une fiabilité sans faille, des spécifications béton avec des options comme la réplication, l’automatisation, l’ allocation granulaire (thin provisionning), l’adaptabilité par tiers de stockage et d’autres trucs techniques à en perdre son latin.

Mais dans la petite ou moyenne entreprise, petite compagnie de graphisme, agence immobilière, etc., les budgets sont beaucoup plus petits et les connaissances techniques proviennent souvent de l’externe. Dans ce cas, il y a une panoplie de boîtes de stockages, des modèles variant entre 300 $ et 10 000 $ selon les caractéristiques, les options de configuration, la qualité du matériel et des disques qui y sont rattachés.

Depuis quelque temps déjà, les unités de stockage intéressantes sont celles qui se branchent par interface réseau et non plus par sorties SAS ou SCSI externe.

Les technologies qui font varier le prix sont les suivantes :

Connectivité : 1 Gb ou 10 Gb

Certaines unités sont maintenant équipées d’interfaces réseau à 10 Gb ce qui donne des vitesses et une bande passante très élevée. Par contre, pour en bénéficier, il faut s’équiper de commutateurs compatibles et ces derniers sont encore très chers.


Connectivité iSCSI

Le protocole iSCSI est très simple à mettre en œuvre et est compatible sur à peu près tous les systèmes d’exploitation actuels (dans le cas du Mac, il est nécessaire d’acheter un initiateur séparément). Comme les connectivités fibre optique, il bénéficie du Multipath (possibilité d’utiliser plusieurs chemins pour se rendre à la boîte de stockage pour augmenter la bande passante et réduire la latence). (Source de l’image: RedHAt)

Allocation granulaire (Thin Provisioning)

Plutôt que d’attribuer ou de réserver dès le départ la capacité physique allouée à un espace disque, la techno d’allocation granulaire permet au système d’allouer la capacité physique qu’au fur et à mesure des besoins réels. À chaque écriture, la partition est agrandie et l’espace disponible. Cette option permet de mieux utiliser l’espace disponible et d’éviter les gaspillages habituels. Un exemple facile serait un serveur web dont le disque D:\ contient 7 Go sur une partition de 200 Go n’utiliserait que 7 Go sur le disque réseau plutôt que de gaspiller les 193 Go.

Tiers de stockage

La définition de tiers de stockage est de donner une priorité aux types de disques (SSD: très rapide, mais très chers, SATA: très gros, peu cher, mais très lent, et SAS: moyennement rapide et coûteux). On sépare souvent en trois catégories les disques : OR (SSD), ARGENT (SAS), BRONZE (SATA).


Sur les unités plus haut de gamme, il est possible d’intégrer des disques durs SAS, SATA et SSD dans les mêmes infrastructures. Certaines unités sont aussi capables d’automatiser le déplacement optimal des données bloc par bloc sur les différents tiers de stockage selon la température des données. Sur la même unité de stockage, les données chaudes d’un serveur Exchange seront placées sur les SSD et les données froides et peu utilisées d’un serveur de fichier atterriront quant à elles sur les disques SATA. (Source de l’image: Serial Storage Wire)

Intégration aux logiciels et applications

L’intégration à certaines applications comme VMWare, Microsoft Exchange ou SQL permet par exemple, d’automatiser les réplications, les snapshots ou encore de délester les serveurs VMWare de certaines opérations comme la copie ou le déplacement des machines virtuelles.

Solutions de sauvegardes intégrées

Les unités disposent quelques fois d’agents qui s’installent sur les postes utilisateurs pour automatiser les sauvegardes. Certaines unités sont aussi compatibles avec Time Machine pour les ordinateurs Apple. Le protocole Time Machine semble être très complexe, car rares sont les périphériques qui l’intègrent de façon fonctionnelle.

Présentation de médias sur le réseau

Il est souvent possible de pouvoir utiliser les ports USB des unités pour pouvoir ajouter des imprimantes, disques ou clés USB, etc.


Chiffrement (cryptage)

Il est aussi très intéressant de pouvoir chiffrer (crypter) les données sur les disques directement sur la boîte de stockage plutôt que d’avoir à recourir à un logiciel sur l’ordinateur client. Sur certaines unités, le chiffrement se fait sans pénaliser la vitesse, mais sur d’autres, elle se fait au détriment des performances. (Source de l’image: Serial Storage Wire)

Toutes ces fonctions sont belles sur papier, mais il est surprenant de constater comment certains manufacturiers réussissent où d’autres échouent.

C’est ce dont nous parlerons dans le prochain texte.

Soyez au rendez-vous.

Auteur(e) Marc-André Labelle

Consultant sénior spécialisé dans les systèmes de moyennes et grandes entreprises depuis des lunes, je vois, de mes yeux, le changement de l'entreprise fermée vers celle du BYOD et des systèmes personnels avec ses bons et ses mauvais cotés.

8 commentaires

  • Je m’apprêtais à écrire sur le sujet d’un point de vue de très petite PME ; je vais donc avoir du plaisir à suivre ce dossier…

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  • Une dimension importante du stockage, et souvent obliée, est la consommation d’électricité.

    Pour alimenter ces unités de stockage, cela prend d’énorme quantités d’électricité (pas seulement pour faire tourner des disques mais également pour réfrigérer les processeurs).

    Par ailleurs, il semble que seulement une partie (environ 15% à 20%) soit réellement utilisée car la majorité du temps, les disques sont sous tension mais pas utilisés. Ils sont “iddle” pour être prêts en cas de demande afin notamment d’éviter des problèmes de déni de service.

    Cette électricité coûte cher et ne produit pas beaucoup de retombées économiques. Les centres de stockage emploient peu de personnes.

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    • C’est sans compter le coût des génératrices diesel en “stand-bye” qui ne servent que comme secours temporaire.

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      • Oui, j’essaierai d’indiquer les consommation de chacune des unités dans les tests.

        Un des problèmes au Québec est justement que l’électricité ne coute pas assez chère. Je ne vois que rarement des entreprises qui prennent en considération la consommation électrique de leur équipement. Les seules fois ou on en parle, ce sont lorsque je planifie une nouvelles salle de serveurs ou un agrandissement…

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  • On parlait de 90% d’épargne d’énergie avec ceci voilà presque un an.
    Où en n’est-on?

    http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-hp-teste-des-serveurs-avec-288-puces-arm-calxeda-42457.html

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  • A 7 cents le KWh au Quebec et rajouter à cela un autre 3.5 cents du même KWh pour le refroidissement, les économies sont infimes.
    Même un grand projet de consolidation de stockage ( d’ilots indépendants vers un réseau partagé de stockage ) ni amène que de minimes économies.
    C’est plutot l’espace physique et la gestion de multiple équipements qui pèsera dans la balance, et pour des raison autres que financières, mais plutot d’ordre opérationnel ou de gestion.

    En ce qui a trait a l’utilisation, on parlera de performance requise au niveau IOPS qui pourra nécéssiter plus de disques pour arriver à la performance requise et aussi du niveau de protection utilisé pour nos données. Tout cela devient de plus en plus important quand la virtualisation repose entierement sur une bonne unité de stockage. Si elle ne performe pas ou n’es point protégée, il y aura un impact majeur sur la qualité des services de l’etreprise….

    Imaginer le nombres d’utilisateurs frustrés quand le systèeme de courriel commencera à ralentir…ou qu’ils subiront des perte de courriels vu la mauvaise protection de ces disques….
    Le cout de perte de productivité perdu justifie bien souvent l’investissement….et le choix de la BONNE solution a mettre en place.

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  • J’ai commencé à implanter une nouvelle solution VDI (Infrastructure de bureaux virtuels) qui révolutionne la conception même de la réseautique conventionnelle. Installée sur serveur Linux elle permet d’une manière révolutionnaire le déploiement de bureaux virtuels.

    Moins (beaucoup) cher que Citrix et VMWare avec tellement plus de stabilité et de fonctionnalités et d’optimisation. Votre système d’exploitation gérant le bureau est protégé et vos données reposent enfin sur une plate-forme stable et ouverte, déployé à d’innombrables utilisateurs tout en minimisant les ressources serveurs.

    Nous l’avons installé sur 3 serveurs d’entreprises à ce jour et entreprendront bientôt une offre publique respectant notre capacité de croissance.

    En informatique, comme dans le reste, un changement de point de vue, change souvent la productivité vers des sommets insoupçonnés

    On ne peut ajouter d’image dans les commentaires mais en temps voulu, je pourrai vous informer par des images de déploiement qui peut quand même atteindre des centaines de milliers de postes de travail, regroupés en grappes de serveurs et en succursales.

    On est à l’aube d’une révolution serveur !

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