La grand-messe de la semaine au Moscone: l’Oracle Open World 2012

1 octobre 2012 6 h 15 min 7 commentaires Views: 637

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Nébulosité croissante au menu du Oracle Open World 2012 ! Du nuage et encore du nuage, décliné dans toutes ses acceptions, tant publiques que privées. Mais aussi une nouvelle version des machines Exadata, la X3, aux performances impressionnantes.


(Source de l’image: Oracle)

En ouverture de la grande conférence Oracle Open World qui se tient cette semaine au centre Moscone de San Francisco, une semaine après celle de Salesforce.com, Larry Ellison a dévoilé, dimanche soir, les principales annonces de sa multinationale informatique. D’autres diraient que le légendaire P.D.G a mis la table pour un festin que devront surpasser les autres maîtres queux, ceux d’IBM, de SAP, d’EMC et de HP.

Et, étonnamment, il a beaucoup été question d’infonuagique alors que le terme semble déjà galvaudé et qu’on est passé au stade de l’adoption dans de nombreuses entreprises. Mais il est vrai qu’Oracle n’a pas porté son nom en ce giron public, même si l’on attribue à Larry Ellison une vision très en avance de cette architecture avec le concept de Network Computer dès 1996. D’autres comme Amazon ou Google – et même peut-être Microsoft – sont en avance en matière de nuage public.

Ainsi, Larry Ellison a tout conjugué à la sauce nuage pour cette session 2012 de la conférence des utilisateurs Oracle. Il a été question d’infrastructure bien sûr et de la disponibilité de toutes les solutions Oracle sur le nuage. Mais il a proposé un nuage privé, « une extension de l’offre Oracle Public Cloud, mais derrière votre pare-feu, a expliqué le P.D.G.

« Nous sommes propriétaires de la machine, nous gérons la machine, vous payez une location”. Une véritable solution en phase avec les concepts de l’infonuagique, contrairement à d’autres qui se contentent de faire de l’hébergement traditionnel.


(Source de l’image: Oracle)

Une machine privée, donc, qui hébergera certainement la nouvelle version de la base de données Oracle, la “12c”, avec un “c” pour “Cloud”, bien entendu ! Selon le fondateur d’Oracle, cette base de données serait la première au monde de type mutualisé, multitenant en anglais (des colocs, pourrait-on dire à Montréal), c’est-à-dire qu’une seule instance de la base de données est capable de servir séparément des clients différents.

Mais la principale annonce de cette conférence d’ouverture a été le lancement d’une nouvelle version des machines Exadata, la X3-2, un joujou qui, tout récemment, arborait les couleurs de Sun Microsystem. Dans une seule armoire, Oracle fait tenir 26 To de mémoire, dont 4 To en mémoire rapide DRAM et 22 To en mémoire flash. Avec un facteur de compression de x10 (annoncé), Oracle pense pouvoir stocker sur cette machine 220 To de données.

Et tout cela avec une réduction de 10 à 30 % de la consommation électrique, un des points clefs des centres de données aujourd’hui. “Vous n’utiliserez plus jamais vos armoires de disques, a martelé Larry Ellison. Les disques durs sont du passé !” La base de données opérationnelle, transactionnelle, est désormais mise en mémoire. Totalement ! Et, soit dit en passant, l’Exadata d’Oracle n’est pas … « toute petite » comme celle de SAP HANA. En un mot, « les disques ne servent plus qu’aux sauvegardes » ! Une belle révolution à prévoir dans les directions des TI et… chez les vendeurs de disques durs !


(Source de l’image: Oracle)

Quant au prix, cette machine sera disponible à partir de 200 000 $ US (pour 1/8ème d’armoire, seulement 2,4 To de mémoire et des disques durs), ou même moins, de l’aveu de Larry Ellison qui a concédé que les prix pratiqués par ses revendeurs étaient inférieurs aux prix officiels.

Il en a profité pour glisser une pique à sa façon contre IBM en s’appuyant sur une configuration Exadata à 650 000 $ US, laquelle, a-t-il soutenu, serait facturée à l’identique 5 630 000 $ US par IBM sur machine P780, soit 8,5 fois plus cher.

Mais personne n’a été dupe. Tout le monde sait bien que ces calculs sont particulièrement étudiés pour mettre en valeur celui qui les produit. Il ne fait aucun doute qu’IBM lors de sa conférence IOD à Las Vegas, rendra à Oracle la monnaie de sa pièce. En fait, chacun en a pris pour son grade au cours de cette conférence, IBM et SAP au premier chef, mais aussi EMC et HP.

Toute une semaine en perspective !

Auteur(e) Philippe Nieuwbourg

Après une carrière en gestion, en marketing et en journalisme, Philippe Nieuwbourg a fondé en 2000 le Musée de l’informatique de Paris, institution à succès qui, depuis le printemps 2010, a maille à partir avec la bureaucratie française. Mais cela ne l’empêche pas d’être, notamment, analyste spécialisé en intelligence d'affaires chez Decideo, un cabinet d’experts établi en France et au Québec.

7 commentaires

  • “…la X3-2, un joujou qui, tout récemment, arborait les couleurs de Sun Microsystem. Dans une seule armoire, Oracle fait tenir 26 To de mémoire, dont 4 To en mémoire rapide DRAM et 22 To en mémoire flash. Avec un facteur de compression de x10 (annoncé), Oracle pense pouvoir stocker sur cette machine 220 To de données.”

    Je vais en prendre 2 svp ;)

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  • À la fin de journée, toutes les solutions UNIX s’équivalent (prix et performance), que ca soit du coté IBM P et AIX et Oracle X et Slowlaris (elle était trop facile lol). Bien sur, avant j’aurais inclus du HPUX et Itanium, mais Oracle à décidé de ne plus le supporter…

    J’ai fais des études pour plusieurs gros clients dans leur migration forcé de HPUX vers autre chose. Et c’est surprenant à quel point Vmware avec RedHat peut aussi venir se battre à performance égales dans l’arène des “géants”.

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    • Malheureusement, les plateformes technologiques ne sont pas toutes équivalentes, du moins financièrement, quand vient le temps de mettre en service un serveur de base de données relationnelle Oracle édition Entreprise. Les licences nécessaires sont calculées à partir d’un équivalent coeur/processeur.

      Le processeur UltraSPARC-T3, avec ses 16 coeurs, nécessite des licences pour un équivalent de 4 processeurs, alors que le processeur Intel Xeon E5-4650L, avec ses 8 coeurs, nécessite aussi des licences pour un équivalent de 4 processeurs. Les performances de ces 2 processeurs, par coeur, sont équivalentes.

      En tenant compte que la licence par processeur se vend environ 40K$US en plus des frais annuels de support et mise à jour de 24% de la valeur du marché des licences, la balance penche lourdement en faveur de la solution UltraSPARC/Solaris communément appelée Red Stack.

      À titre d’information, la première mouture de l’Exadata utilisait les serveurs de HP.

      Pour plus d’informations: Oracle Processor Core Factor Table

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  • en passant, vous ne trouvez pas que tonton Larry à de plus en plus l’air d’une mauvaise copie d’un chanteur de charme? ;-)

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    • Ah ! Parce que le gars sur la photo n’EST PAS un chanteur de charme !?!

      J’aurais parié qu’il s’appelait Julio ou Enrico… en train de chanter la Dame en bleu, ou My Way… :-)

      Alex

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  • Ça va faire baisser les prix des SSD et ça p-e grouiller le cul de WD et Seagate qui s’accrochent à leurs vaches à lait.

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  • Ce que font Oracle ou IBM n’intéressent que ceux qui oeuvrent dans les TI.

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