« Steve Jobs » de Walter Isaacson: le fil d’Ariane qui me manquait

21 novembre 2011 12 h 12 min 25 commentaires Views: 94

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L’autre jour, à l’aéroport, j’ai acheté la récente biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson, un ancien reporter de Times et du réseau CNN. La brique est très étonnante au point où je l’ai dévorée d’un couvert à l’autre, un peu comme un roman de Folco ou de Pennac. Voyez-vous, Jobs, un homme de contrôle maniaque qui a toujours su manipuler les médias au mépris, parfois, de la vérité, se livre ici totalement, sans gêne, sans droit de regard, sans aucun espoir de pouvoir lire l’ouvrage une fois publié, sans craindre le jugement de l’histoire.

Quand je suis devenu journaliste techno, le gars venait de lancer son premier Mac. La dernière fois que je l’ai vu, il présentait son deuxième iPad. Entre les deux événements, je l’ai peut-être détaillé ou croisé une quinzaine de fois lors de MacWorld, de lancements, de salons. Tout au long de ces années, j’ai suivi ses faits et gestes et, régulièrement, des tas de détails me sont apparus incompréhensibles. Contradictoires. Comme si le fait d’avoir l’œil collé sur un arbre m’empêchait de voir la forêt. Or, le livre d’Isaacson jette la lumière, attache tout et donne un sens à ce que j’ai vu ou appris au fil des ans.

La plus grande révélation en ce qui me concerne est probablement cette philosophie dont j’ai souvent parlé sans vraiment comprendre qu’il s’agissait d’un même plan de match indéfectible : l’aspect fermé du Macunivers. Paradoxalement, le premier grand industriel à avoir utilisé le mot « écosystème » pour parler d’un environnement informatique a été Bill Gates, le fondateur de Microsoft. Mais, ce qui saute aux yeux en parcourant le gros bouquin, c’est que Steve Jobs est le seul à en avoir vraiment compris le sens et à l’avoir appliqué, cela dès 1983.

Jobs avait demandé à tous les membres de l’équipe du Mac original, le 128, de signer l’intérieur du boîtier. Ce fut fait et gravé.

Le gars était un perfectionniste disons “maladif”. Le produit qu’il lançait devait non seulement être beau et « design top niveau » sous toutes ses coutures, ce qui inclut l’intérieur des machines (photo ci-haut), je vous jure, mais il devait procurer la meilleure expérience utilisateur possible compte tenu de l’avancement technologique. Or pour lui, la seule façon d’y arriver était de tout contrôler, de A à Z. ainsi, les utilisateurs s’éviteraient bien des désagréments. Quant aux bidouilleurs, ils pourraient toujours s’acheter une “horrible boîte beige ou noire” appelée PC et y installer du matériel et du logiciel provenant de cinquante milles fabricants indépendants.

D’où l’extrême difficulté à « ouvrir » les boîtiers de Mac 128, 512, Plus et Classic, des iMac et des Mac mini, des iPod, iPhones et iPad. D’où les débats houleux avec plein de collaborateurs incluant Steve Wozniak, le cofondateur d’Apple. D’où la mise au ban des cloneurs à la sauce Radius, Umax ou Power Computing. D’où le contrôle logiciel incessant (à plus forte raison qu’il y a maintenant le App Store). D’où l’ouverture des Apple Stores avec comptoir Genius, pour s’assurer d’une compétence au niveau service après-vente.
Le Apple Store de Manhattan.

Bref : ordinateur Apple, périphériques Apple (ou particulièrement testés par Apple), système d’exploitation Apple, logiciels Apple, fournitures Apple, service Apple, système musical Apple, etc. Et ça a marché. Rien n’est plus simple que de partager une « bibliothèque » musicale iTunes au travers les Macs (sous Mac OS X) de la maison. Faire la même chose en giron non-Mac peut présenter des difficultés que seuls les geeks apprécieront. Régulièrement, cette philosophie que bien des « partisans » d’Android (Google) ou de Microsoft ne partagent évidemment pas, a remporté les honneurs du plus haut taux de satisfaction de la clientèle à travers l’industrie.

C’est une façon de concevoir les affaires que Jobs a érigée en dogme. Et dans son univers manichéen, désobéir au dogme ou le questionner, méritait de finir au bûcher. Le succès d’Apple en dépendait et ne pas y souscrire de toute son âme était synonyme de traîtrise.

Imaginez la scène quand en 2009, un Jobs émacié, malade, s’était fait un devoir d’engueuler violemment (je pèse mes mots) l’équipe MobileMe, ce précurseur mal fichu du iCloud (1). « Vous avez sali la réputation d’Apple. Vous devriez vous détester d’avoir laissé tomber vos collègues ! » Du coup, devant tout le monde, il avait congédié sur-le-champ le malheureux chef d’équipe et l’avait remplacé par un autre. Lors de sa dernière apparition publique en juin dernier (il ne pesait plus que cinquante kilos), il lançait le iCLoud, ce qui, pour lui, donnait du sens à tout son échafaudage.

Steve Jobs à son meilleur. On le voit ici à New York, au MacWorld de juin 2000, présenter le Cube G4, un ordi d’une beauté jamais vu qui, hélas!, créera passablement de soucis à Apple.

Grâce à des équipements (matériel et logiciel) unifiés, optimisés et peaufinés comme de petits joyaux (même dans leur emballage), les gens pouvaient se livrer aux joies numériques du multimédia sans souci et pouvaient désormais bénéficier d’un espace infini, simple et gratuit pour tout ranger. C’est ce qu’il avait voulu, le père Jobs.

J’ignore à quel point vous avez suivi le personnage dans sa carrière. Mais quelle que soit votre situation, ce livre mérite que vous vous y attardiez. La vie de l’ex-P.D.G. est présentée dans ses facettes exemplaires aussi bien que dans ses côtés détestables. Jobs était bien sûr un génie, comme il est convenu de l’admettre aujourd’hui, mais il était également une tête de nœud pas possible.
 

(1) Quand Jobs reconnaissait la responsabilité d’Apple dans un déboire quelconque, ce qui n’arrivait pas toujours, il tentait de se « faire pardonner ». Par exemple, dans le cas de l’ « Antennagate », ce problème d’interférence métallique qui handicapait parfois l’antenne téléphonique du iPhone 4, il fit distribuer des protecteurs (« bumpers ») correctifs aux clients et reconnut publiquement ne pas avoir livré un appareil parfait. Dans l’affaire de MobileMe, il cessa de facturer les clients. Ainsi, dans mon cas (mon adresse publique est effectivement ndumais@me.com), j’ai eu droit à un an gratuit et je suis maintenant intégré dans la grosse doudoune du iCloud.

Auteur(e) Nelson Dumais

Voué à un avenir brillant dès sa naissance, Nelson s’est néanmoins pris les pieds dans un ordinateur répandu partout dans un motel désaffecté et ne s’en est pas vraiment remis. C’était à Rimouski en 1981 et le monstre de 64 Ko, une sorte de tombeau en mélamine blanche, cahotait en CP/M, souffrait en anglais et tombait régulièrement mort. Avec l’acharnement d’un anthropologue fou, Nelson recherche depuis lors un ordinateur qui fonctionnera sans défaillance, sans souffrir ni faire souffrir, et cela dans une langue intelligible. Si jamais il trouve, il vous en fera part. C’est juré !

25 commentaires

  • J’ai commencé hier soir la lecture du livre que j’ai acheté au Salon dudit livre de Montréal avant-hier. Dès les premières pages on est accro pour peu qu’on s’intéresse au domaine. Et c’est bien écrit et bien traduit. Je ne suis pas certain que j’aurais acheté la bio si l’auteur n’avait pas eu toute la latitude requise. Ses explications et mises en garde en prologue m’ont rassuré quant à l’honnêteté et la rigueur de son travail.

    Amateur d’informatique depuis les débuts de l’informatique personnelle (j’ai débuté avec un Acorn branché à une télé en noir et blanc et un enregistreur à cassettes) il m’est difficile de passer à côté de Steve Jobs et d’Apple (mon second ordinateur fut clone de l’Apple IIc). Ceci dit, je ne suis pas un acheteur des produits Apple, mais je respecte la marque et en reconnais les qualités et particulièrement au niveau du design (dur à battre). Personnellement, ce sont les nombreuses « restrictions » imposées par Apple qui me sont choisir d’autres technologies (Android par exemple).

    L’histoire dira si Jobs est réellement un génie comme on le clame en quatrième de couverture, mais le type est incontestablement un acteur incontournable de la micro-informatique, du divertissement numérique et du web. Je ne peux donc pas passer à côté de sa biographie.

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  • Steven Paul Jobs
    Un Génie doublé d’une tête de noeud pas possible ….
    Nelson Dumais

    Quelle façon de décrire le type qui m’a toujours fasciné et honnêtement “inspirer” une certaine façon de faire . Mais il est plus que vrai que cet individu avait des travers pas possibles .

    Via ce qu’était S.Jobs
    Apple m’apporte ce genre de dualité dans ma façon de me situer par rapport a ce que doit être une entreprise . J’aime bien Apple comme entreprise , mais jamais je n’aurais désiré y travailler surtout sous les ordres de ce genre de génie complètement obnubilé par ses idées .

    Steve Jobs est le genre de mec que … quand ils existent , ils sont de trop et quand il n’existe plus le vide qu’ils crée fini par se faire sentir …

    Sincèrement qui poussera cette industrie du brun à se surpasser ? Qui avec son arrogance et ses coups de gueule provoquera un marché à se surpassé ?

    Tim Cook ? Micheal Dell ? Larry Ellison ? Mark ShuttleWorth ? Steve Ballmer ? oubliez ça Il y peut être le pti baveu de Scott Forstall ; il a de la graine de peau vache a la SJobs mais … ce n’est pas lui le patron Chez APple …

    Honnêtement ..
    Je n’en vois pas des tonnes à l’horizon …

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  • Excellent article! J’ai vraiment le goût de lire ce bouquin. Ce que j’aime particulièrement de Nelson c’est qu’il nous montre le revers de la médaille. Autant cet homme (Steve) a fait beaucoup pour l’avancement technologique et la convivialité des ordinateurs autant ses méthodes et sa façon de gérer sont discutables. Pourtant, peu de gens vont s’en rappeler. Seuls ceux qui auront pris le temps de lire sa biographie comprendront la vraie nature de Steve.

    Encore merci pour l’article.

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  • Bonjour!

    Je suis, moi aussi, en train de lire le bouquin en format ePub sur ma liseuse Sony. Je trouve ce livre intègre et bien traduit. En lisant ce livre beaucoup de choses s’expliquent. Tout comme Sylvain je ne suis pas un consommateur de produit Apple. Le seul produit que j’ai acheté c’est l’Apple TV et j’ai maintenant Boxee.

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  • “La plus grande révélation en ce qui me concerne est probablement cette philosophie dont j’ai souvent parlé sans vraiment comprendre qu’il s’agissait d’un même plan de match indéfectible: l’aspect fermé du Macunivers.”
    Si c’est là la plus grande révélation de ce bouquin, je dirai que je n’ai pas besoin de la plume de Mr. Isaacson pour comprendre cette “philosophie”…
    D’ailleurs, j’aurais tendance à penser que toute tentative littéraire et historique – comme celle de Mr. Isaacson – requiert un minimum de distance “temporelle”. La “loupe” de l’Histoire ayant, elle aussi, sa distance focale, sans laquelle il est difficile – sans hypothèse ou extrapolation – d’arriver à un résultat qui s’inscrit dans le flot continu du Temps.
    Mais comme Job, Mr. Isaacson a fait là un coup fumant de marketing, tant et si bien que ce livre occupe les vitrines des librairies depuis sa sortie – et qu’il se vend tout aussi bien que les autres iBidules de tout acabit. Tant mieux pour lui et Apple! Mais en ce qui me concerne, je passe…

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    • Il n’y a pas que Mr. Isaacson qui a fait un coup fumant puisque Steve Jobs y est pour quelque chose.

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  • @ Marcofsky et Richard

    La bonne vieille technique des signaux de fumée pourrait avoir de l’avenir.

    Il y a même le iSmoke :
    http://www.youtube.com/watch?v=AeyFkmfNY3w

    Et une promo avec la musique de Deep Purple, “Smoke on the Water”, serait un vrai coup fumant même pour les non-fumeurs.;-)

    Bonne journée!

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  • Je me demande bien en quoi l’aspect fermé est une réalité sur le Mac. Des fois le mythe semble plus gros que la réalité.

    Pour ce qui est de iOS et bien j’aime mieux un environnement contrôlé comme iOS avec un appstore qui permet ma foi de faire quasi tout ce que l’on veut mais qui empêche les codes malveillant d’y pénétré. Car disons-le, un téléphone contient encore plus de donnés stratégique sur nos vie qu’un ordinateur, à commencer par nos conversation téléphonique. Autant faire confiance à une plateforme sécurisé.

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    • Parfois st’une question de choix .. Pour mes cyber activités personnelles, j’adore l’écosystème de Apple qu’il soit ouvert ou fermé m’importe que très peu .. Comme la plupart des gens d’ailleurs.

      Pour le travail je préfère l’Open Source par ce que je sais avec quoi je travaille et si ce n’est pas moi ce sont les programmeurs où je travaille qui le savent. Bref il n’y aura pas de changement dans mes habitudes de travail tant que l’entreprise où je suis , n’en prendra pas la décision … c’est ce que j’aime … mais personnellement … je suis dans la doudoune de Apple comme dirait Nelson et j’y suis bien au chaud .

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  • Personnellement, j’ai pas encore fini mon deuil de cet homme qui a grandement influencé le déroulement de ma vie professionnelle et personnelle.
    Mon fils a acheté et lu ce livre et ma blonde aussi. Je le lirai peut-être en janvier.

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  • J’ai ouvert la biographie (vraiment pas mon genre littéraire favori) en me disant que j’irais voir le chapitre sur la naissance du Mac, celui du iPod, du iMac et des bouts ici et là.

    Pantoute. Je l’ai clanché d’un bout à l’autre.

    Pour résumé grossièrement je dirais que la première partie fait un excellent résumé de la naissance des micro ordinateurs dans la Silicon Valley. La seconde est plus l’histoire de Apple avec, sans et avec Jobs et la dernière porte plus sur l’homme et la période actuelle de Apple et la révolution des iMachins.

    On y voit passer les Gates, Hewlett, Packard, Dell, etc.

    Ce gars est à moitié fou, comme patron en tout cas. J’aurais probablement duré 2 semaines dans sa shop, quoique…

    Végétalien extrême, control freak, vivant dans le déni complet sur bien des plans. Méchante bibitte.

    Mais je comprends maintenant les succès de certains de ses bidules. S’il s’est royalement planté à plusieurs reprises, il a planté toute l’industrie assez souvent merci.

    Alex.

    p.s Je pense que tu aimerais Marc, ne t’en prive pas. C’est avant tout l’histoire d’un maniaque tripeux d’ordinateurs.

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    • Comme j’ai bien des défauts, sauf celui d’être de mauvaise foi; et parce que j’estime que tes avis sont bons, je vais le lire ce bouquin. Il va se retrouver sans doute sous tous les arbres de Noël que je vais bientôt côtoyer, je pourrai donc un jour mettre la main dessus lorsque l’un ou l’autre des lecteurs aura terminé sa lecture et me le prêtera! :-)
      Pour ce qui est de travailler chez Apple, je peux corroborer ton impression: c’est une culture corporative qui requiert un niveau d’engagement qui peut être en contradiction avec les “libres-penseurs” de mon espèce! J’ai été approché (et même courtisé) par Apple Canada en 2006 alors que je me cherchais un emploi. J’ai eu 3 entrevues avec eux au terme desquelles on m’a offert le poste de webmaster pour Apple Canada. J’ai refusé. J’ai pris un autre emploi, moins payant et moins “prestigieux”, mais qui ne me demandait pas de passer de 18 à 24 heures au travail, parce que le nouveau iMachin sortait le lendemain et que, “secret” oblige, personne ne devait savoir de quoi il s’agissait avant le lancement dudit produit! En outre, il était formellement interdit de faire du télé-travail, de parler à qui que ce soit de ce qui se “tramait” chez Apple, de communiquer avec des gens travaillant dans des entreprises concurrentes, etc. Le salaire était bon, mais les contraintes multiples et le mot “souplesse” était absent, voire tabou! Je n’ai jamais regretté cette décision et les années suivantes m’ont rassuré dans mon choix (les histoires d’horreur que j’ai entendues seraient trop longues à narrer ici)… Bref, si je veux que mon travail soit une vocation, je me ferai moine. D’ici là, je préfère demeurer “prolétaire”… ;-)

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      • Marc, je seconde Alex ici, moi qui ne suis pas nécessairement le plus grand fan de Jobs et de son écosystème fermé (tu me connais!), j’ai vraiment, beaucoup apprécié ce bouquin et bref je pense que je n’ai jamais dévoré un livre aussi rapidement de toute ma vie. Ce n’est pas juste l’histoire de Jobs, c’est l’histoire des tout débuts de la “micro” informatique, le “Hacker Ethics” dont Wozniak faisait partie, les hacks auxquels ils se sont livrés, on y traite des autres fabricants et de leurs machines, etc. Bref c’est passionnant. On y apprends aussi des choses intéressantes à propos de Bill Gates, entre autres son dédain envers tout ce qui est UNIX (çe qui explique bien des choses!! Il détestait NeXT). Enfin bref que tu aimes Steve Jobs ou non ça n’a aucune importance pour apprécier ce bouquin!

        La seule partie du livre que j’ai un peu moins aimé et qui a ralenti un peu ma lecture, c’est quand on y traite du cancer et des derniers jours de Jobs. Je n’ai pu m’empêcher d’y revivre le décès de mon père en 2009. :-(

        Mais ça c’est bien personel et ça n’affecte nullement la qualité de cet ouvrage. À LIRE ABSOLUMENT!!! Surtout si l’on aime l’informatique et son histoire.

        Et pour ceux qui “trippent” vraiment sur l’informatique et qui en re-demanderons après la lecture de ce livre, je vous suggère fortement celui que je suis en train de dévorer tout aussi passionnément: Hackers, de Steven Levy.

        Non non, attention, ça n’a absolument rien à voir avec la définition déformée du mot “hackers” vue par les masses, soit le méchant voyou qui attaquent les ordis des gens, ce n’est vraiment pas ça du tout. On y traite ici des vrais pionners de l’informatique, ces bidouilleurs passionnés qui ont commencé dans les années 50 et qui ont révolutionné l’informatique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Sans eux, peut-être même pas de Apple I! Bref c’est un peu comme une “préquelle” au livre de Isaacson, du moins ou je suis rendu dans le livre (25% de lu). Vous trouverez ce livre en format électronique sur Amazon Kindle (8$ je crois). Suffit d’avoir l’application Kindle sur son iMachin ou Android. Vous y trouverez aussi le bouquin de Isaacson.

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  • Un Film ???

    Me semblais bien aussi ……….

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  • Ce n’est pas tant le génie d’un type que les découvertes qui sont de notre temps.
    La recherche va vers l’avant et elle n’est pas que du ressort de Apple ou d’un Bill.
    Bien sûr il y a des choix mais c’est un peu à la base de la chance.
    Après? Pas compliqué quand on a une armée d’ingénieurs qui travaillent dans un domaine…

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  • Il est 20h33, et je m’en vais de ce pas visionner à nouveau le fim “Robots” (2005)
    Résumé: Dans un monde peuplé entièrement de robots, un jeune robot, Rodney (ou Steve), quitte sa petite ville pour tenter sa chance comme inventeur dans la grande ville de Robot Ville (ou Cupertino). Mais de nombreuses surprises l’attendent, bonnes ou mauvaises…
    Je lirai ensuite la biographie de Steve Jobs.

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  • “D’où l’extrême difficulté à « ouvrir » les boîtiers de Mac 128″

    Ça c’est certain!
    Et je cherche encore pour le Mac 128! Faut peut-être acheter un tournevis Mac?

    J’ai toujours pensé que parfois, un dictateur est un passage nécessaire!

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    • @ Re RE

      J’avais acheté cet étrange tournevis (une petite annonce dans le magazine MacUser). Dans le cas du Mac Plus, il y avait cinq vis à enlever et, selon la version de l’appareil, il y avait (ou non) une résistance à sectionner. Ensuite, il était possible de remplacer les quatre modules de 256 Ko de RAM par de plus récents à 1 024 Ko, ce qui portait la RAM à 4 Mo. Wow,

      Comme je m’amusais à faire ça gratos pour qui me le demandait, j’étais … très populaire.

      J’avais même transformé un Mac Plus en SE 30 en ajoutant une carte auxiliaire avec processeur 68030 de Motorola et en rehaussant la RAM à 4 Mo.

      Motorola 030 et RAM de 4 Mo ! Quelle machine effroyable ! Cet ordi a été jeté aux vidanges par son proprio au bout d’une dizaine d’années. Il avait beau refuser de crever, il ne servait plus à rien et ne représentait aucun intérêt pour les collectionneurs.

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  • Je reviens sur la comparaison de maître Nelson avec un autre livre que j’ai dévoré, “Dieu et nous seuls pouvons” de Folco. Du genre ; faut que j’arrête pour qu’il me dure un peu plus longtemps. Ceux qui connaissent comprendront. Les autres, ben coudonc, va falloir vous déniaiser un m’ment donné !

    Dans le livre de Isaacson il est difficile de dire si c’est l’histoire, le personnage ou la qualité d’écriture, mais même toolibre-toogreen est d’accord ; quelle lecture passionnante.

    Et, Jo : Non. Il y a beaucoup de gens qui ont des armées d’ingénieurs mais qui sortent des merdes. Ce n’est pas si facile.

    Alex

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  • Si vous voulez un autre point de vue, il y a «Accidental Empires» de Robert Cringely a propos du début de la micro-informatique.

    Aussi «The Soul of a new machine» de Tracy Kidder. Ça raconte le développement d’un mini ordinateur (UNIX) chez Data General pour concurrencer les PDP.

    Ça se lit comme un thriller.Le manager du projet était un beau sans coeur qui pratiquait le «mushroom management».

    Au pire moment du projet quand tout le monde travaille 100 heures par semaine, en retard et presque sur d’échouer. Il leur dit «this is the good old days» pour qu’il prenne le temps d’apprécier le moment.

    Ca me rappelle une couple de projets de ma jeunesse. Des moments de stress intenses, de travail acharné avec de grandes récompenses.

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  • Nelson disait (à propos de l’antennagate):

    “…et (jobs) reconnut publiquement ne pas avoir livré un appareil parfait.”

    Hmm “reconnaître” est bien relatif, si l’on lit bien Isaacson à ce propos! Voici les mots exacts utilisés par Jobs (selon Isaacson) durant sa conférence de presse:

    “We’re not perfect. Phones are not perfect. We all know that. But we want to make our users happy.”

    Comme le dit bien Isaacson dans son livre, il ne s’est donc jamais vraiment “excusé” officiellement ni vraiment admis le fait qu’Apple avait gaffé. Il a d’ailleurs répété à plusieurs reprises durant cette conférence de presse, que la situation avait été mise hors de proportion par les médias:

    “This is blown so out of proportion that it’s incredible”

    Et que TOUS les téléphones avaient le même problème, à échelle variante.

    Donc bref oui il a vraiment le tour de jouer avec les mots pour que ça ait l’air d’une apologie, mais au fond c’était plutôt une façon polie de nous dire “Prenez donc vos ti-étuis (bumpers) gratuits pis fermez vot’ gueule” :-P

    Il était d’ailleurs très irrité, parait-il, de devoir faire cette conférence de presse parce qu’il croyais encore un peu qu’Apple n’avait rien à se reprocher. Enfin bref c’est la perception que j’en ai eu du livre (version originale anglaise) ;-P

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    • Ce n’est pas particulièrement quelqu’un qui aimait reconnaître ses erreurs. Dans le cas de l’antenne, causée par ses exigences de design, faut dire qu’il n’y a pas vraiment eu de retour d’appareils par les consommateurs.

      Oui le problème était réel, non il ne dérangeait pas les utilisateurs.

      Alex

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      • Alex disait:

        “Oui le problème était réel, non il ne dérangeait pas les utilisateurs.”

        Voilà un exemple parfait du célèbre “Reality Distortion Field” que Jobs réussissait si bien à créer”… :-P

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        • Toogreen

          Je parle de la proportion de propriétaires de iPhone qui ont retourné leur appareil. Ce n’est pas une perception, c’est juste un constat. Bien sûr que Jobs niait les problèmes de Apple. Mais ce qui est aussi certain, c’est que le problème d’antenne a dérangé surtout les gens qui ne possédait pas de iPhone :-)

          Alex

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  • Erm…. reconnaître ses erreurs, han?

    Moi, ça ne me dérangerait pas de la reconnaître(1) mais, comme je n’en fais jamais… le problème de se pose pas!

    :-)

    (1) Notez le singulier. Je ne ferai JAMAIS plus qu’UNE seule erreur, si, Dieu m’en préserve, ça devait arriver!

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