Intégrer le iPad à des ordis – partie 2

10 octobre 2011 16 h 01 min 6 commentaires Views: 243

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La partie 2 de mon bricolage iPadesque amorcé hier, impliquait que je puisse me promener dans les structures de fichiers entre un iPad et un Mac sous Mac OS X Lion ou entre un iPad et un PC sous Windows ou Linux.

Autrement dit, je voulais pouvoir placer des documents Mac ou PC dans le iPad et, à l’inverse, copier des fichiers iPad dans un ordi, aller-retour, sans méchanceté ni sournoiserie informatique ! Ainsi, le iPad deviendrait une sorte de voûte mobile permettant d’avoir avec moi certains documents importants.

Tout s’est bien passé du côté Win 7. À part une étonnante lenteur, je n’ai rien eu à déplorer. Du côté Linux, j’ignore ce qu’il en est, je n’ai pas eu le temps d’essayer. Cela parce que sous Mac OS X, j’ai ramé. Pas en raison de l’application que je voulais installer et utiliser, mais en raison d’une particularité surréaliste du Mac OS X.

 

La première étape de mon projet a comme cadre le iPad où il faut installer Air Sharing, une app téléchargée du App Store d’Apple (5 $). Une fois en fonction, elle nous présente une fenêtre où elle a listé tout ce qu’elle estime pouvant être partagé: les ordis voisins, des trucs infonuagiques comme le iDisk et un répertoire interne qu’elle appelle «Mes documents» (photos ci-haut). Dès lors, il est possible de tout transvaser entre tablette et ordi.


La deuxième étape se passe du côté ordinateur. Ici, la méthode pour connecter un dispositif sur le réseau est particulière à chaque SE et, normalement, ça se fait en toute limpidité. Par exemple, dans le cas du Mac, on a recours aux menus «Aller» et «Se connecter au serveur». On tape alors l’adresse IP du iPad, précédée de «http» et non pas de «smb» ou de «afp» («http://192.168.0.191» dans mon cas) et la connexion s’établit.

Sous Windows (illustrations ci-après), on ouvre «Ordinateur» et on choisit l’onglet «Connecter un lecteur réseau». Là, on choisit une lettre inutilisée, «X» dans mon cas, et on tape l’adresse IP précédée de «http://».

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Si on ne dispose pas de réseau local accroché à un routeur, on peut se servir de «Bonjour», une patente à gosse étrange qui fait à peu près le même travail. Une fois la connexion établie, il ne reste plus qu’à glisser de la souris ce que l’on veut dans le iPad ou à y prendre ce qui nous intéresse. Vraiment ?

Mon oeil, mon filleul ! C’est à ce stade que j’ai perdu de précieuses heures. N’étant pas un virtuose du Mac OS X, j’ignorais un petit détail. Le système de gestion des permissions y est, disons, unique. Ce n’est pas parce que vous avez partagé le disque, les répertoires et les fichiers que le Mac OS X sera de votre avis et vous obéira. Ce n’est pas parce que vos fichiers comportent la mention «Lecture et écriture» au lieu de «Lecture seulement» que vous pourrez les modifier.

Je ne sais trop comment l’expliquer, mais il semble que la procédure des permissions se bordélise avec le temps. C’est ainsi qu’hier, je n’arrivais pas à copier quoi que ce soit dans le iPad. Le système me le défendait sous prétexte que je n’en avais pas le droit, moi l’administrateur ultime de cette bougresse de machine. Pourtant, tout était en mode partage et en mode «Lecture et écriture». Hallucinant ! «Lion, Pingouin, même combat !» me suis-je alors mis à scander.

En furetant dans les forums, incluant certains dont le ton est arrogant, condescendant et chiant, j’ai fini par découvrir une parade absolument pas évidente. Il faut ouvrir un logiciel appelé «Utilitaire de disque» («Application/Utilitaires») et placer l’icône du disque système en surbrillance (illustration ci-haut).

En s’assurant que l’onglet «S.O.S.» soit sélectionné, on clique sur le bouton «Réparer les permissions du disque». Le système se met alors le nez dans son caca et entreprend de rénover le merdier. Au redémarrage, tout semble être entré dans l’ordre. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai pu copier des fichiers (présentations, textes, photos, MP3) aller-retour entre le Mac et le iPad. Drôle de bête, le Mac !

En conclusion, j’ai dépensé un total de 15 $, j’ai utilisé de la quincaillerie spécialisée (câble HDMI, adaptateur iPad et moniteur HDMI) pour en arriver à utiliser un iPad de première génération soit comme source de clips vidéo (et plus, mais il faudrait faire une recherche), soit comme moniteur externe Mac ou PC, soit comme voûte mobile pour stocker des documents que l’on veut amener avec soi.

J’espère avoir pu éclairer bLong, un(e) correspondant(e) pour les beaux yeux de qui j’ai failli sombrer à tout jamais dans les abysses cybernétiques.

Auteur(e) Nelson Dumais

Voué à un avenir brillant dès sa naissance, Nelson s’est néanmoins pris les pieds dans un ordinateur répandu partout dans un motel désaffecté et ne s’en est pas vraiment remis. C’était à Rimouski en 1981 et le monstre de 64 Ko, une sorte de tombeau en mélamine blanche, cahotait en CP/M, souffrait en anglais et tombait régulièrement mort. Avec l’acharnement d’un anthropologue fou, Nelson recherche depuis lors un ordinateur qui fonctionnera sans défaillance, sans souffrir ni faire souffrir, et cela dans une langue intelligible. Si jamais il trouve, il vous en fera part. C’est juré !

6 commentaires

  • Hihihihi …. non sérieusement..

    Effectivement sous OSX , c’est la galère quand on cherche a pénétré le système pour peut importe les raisons , quelles soient légitime ou non . Sous une structure Unix/Linux les accès au fichier sont importants et primordiaux la tenu du bourbier des permissions dans le bon ordre est des plus importantes . Sous Linux j’avoue que cela est des plus rare pour ne pas dire presque jamais, que les permissions s’embêtent et que cela cause un problème, mais sous OSX , c’est autre chose .

    Je ne sais pourquoi cela dure depuis des lustres chez Apple , certains attribuent cela aux nombreuses manipulations système entre XNU & BSD les deux micros noyau de OSX, mais Bofff un gros bofff . D’Autres attribuent cela aux surcouches de contrôle nombreuses dans OSX et encore je dis boff et rebofff . En ce qui me concerne , le fuckaillage dans les permissions de OSX vient de certains programmes eux-mêmes qui cherchent a s’attribuer certains droits dans le système pour échanger ou bien lire des données sur d’autres binairies étant donner que sur OSX il y très peu de ressource en partage globale comme sous Windows avec ses DLL système .

    DONC OUI , OSX quand il est tout beau tous neuf , c’est un pet de faire le partage de certain secteur, mais quand on y installe certain programme , je prends pour exemple Microsoft Office 2011 , le bordel que cela provoque dans les permissions est incroyable .
    Donc depuis un certain temps, quand je cherche a partager des ressources OSX soit avec DEB ou encore WIN et bien je remets les permissions de OSX dans le bon ordre, car je n’ai aucune idée de ce que les programmes ont peu causé comme mélimélo … ET effectivement pour le “Best OS in the WOrld” (Apple dixit) , ça fait pas mal tache et faudrait bien que Apple se penche a cette question un moment donné ….

    La grosse farce dans cela est que ce niveau des contrôles de fichiers (Attribu)de OSX est sous Open source disponible et elle partage les mêmes instructions que FreeBSD et pourtant d’après les dires des BSDiste , ce genre de problème n’apparait pratiquement jamais . Donc c’est Apple* qui a merdouillé dans son adaptation du code . ET vu que ce problème dure depuis la version 10.3 , je ne crois pas voir le problème régler sous la 10.8 a moins que Apple nous flush sa version Unix pour un iOS unifier d’un bout à l’autre .

    *Jobs,Serlet,Forstall (NeXt)

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  • Il y a un an environ de cela, un de mes amis m’a demandé de l’aider à connecter son IPad première génération à son Pc sous Vista. Pour éviter tout problème droits d’accès et/ou permissions, j’ai utilisé Filezilla server du côté du Pc en configurant à l’intérieur de celui-ci un compte et des partages. De l’autre côté, l’application Good Reader permettait d’accéder via FTP à la section Pc. C’est un petit logiciel impressionnant par ses possibilités de connections : USB, WiFi, synchronisation, FTP serveur, Web navigateur.

    Si on connecte via FTP, on peut se brancher de partout à notre Pc sous Vista. On a fait un test lors de notre passage dans le magasin Apple de Québec et ça marche très bien.

    Au fait, sous Windows 7, y a-t-il une configuration particulière (droits d’accès) pour que le Pc accède au contenu de l’IPad et vice versa? Dernièrement, je me suis battu pour que mon Windows 7 conserve sa connection à une imprimante partagée via un Windows XP. J’ai dû configurer moi-même des droits d’accès.

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    • Tout à fait, FTP est un protocole reconnu partout (OsX, Windows, Linux, Unix, etc.)

      Entre OsX et Linux on peut également utiliser SSH – sous Linux ça donne une adresse SFTP et sous OsX un adresse AFP, mais ça fonctionne parfaitement bien. Le système de fichiers est monté dans “Volumes/…” sous OsX et dans “/mnt/media” sous Ubuntu mais dans les 2 cas affichés sur le bureau. De toute beauté! :-)

      Il doit bien y avoir une application SSH pour le iPad… Faudrait essayer ça… :-)

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  • Médusés que nous sommes! Tout ça pour les “beaux yeux” de bLong, assurément un(e) acadien(ne) pour que Nelson se comporte en admirateur d’iPad si gal(l)ant!

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    • Hummmmm!

      C’est la deuxième fois la. Comment ces dames exprime-t’elle leur reconnaissance?
      Ou le nourrit-on d’espoir?

      Quand a moi, je n’ai jamais rien gagné a faire le geek.

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  • ;-) Galant tu perds ton temps.

    http://www.youtube.com/watch?v=tDX2fWZJdnI

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