Projets informatiques québécois: Pourquoi tant d’échecs ?

7 décembre 2010 12 h 17 min 136 commentaires Views: 415

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(La qualité des commentaires suscités par cette chronique est parfois supérieure à celle de mon texte; s.v.p. lisez-les !) Depuis quelques années, on assiste au Québec à une suite d’échecs que l’on dirait sans fin dans les projets informatiques. Le Vérificateur général en a ras le bol et le gouvernement Charest ne sait plus à quel saint se vouer. Ces grands chantiers siphonnent annuellement 2,6 milliards $ de nos finances collectives et … la tendance semble se maintenir. En un mot, les nouvelles sont décourageantes.

À chaque fois, on parle de millions, de dizaines de millions, de centaine de millions qui s’engouffrent, qui se perdent, qui sont flaubés, alors que tant de secteurs de la vie québécoise souffrent de sous-financement. D’où la grogne populaire. Pas plus tard qu’hier, les bulletins de nouvelles parlaient d’un “coûteux dérapage informatique à Québec” impliquant, cette fois, le Réseau des services intégrés pour personnes âgées (RSIPA). À qui la faute ? Aux fonctionnaires, boucs émissaires à la portée de toutes les tomates ? Au privé dont la rapacité et la propension au copinage sont bien connues ? Hélas pour les tribuns populistes, la réponse n’est pas aussi simple.

Il est vrai que la situation est loin d’être rose et que l’État québécois a l’air fou. En m’amusant dans Google, voici quelques faits que j’ai relevés et que je vous liste par ordre chronologique :

Novembre 2010 : Le projet de modernisation de l’informatique au Service de police de Montréal passe à la rubrique des faits divers.

0ctobre 2010 : Toute l’informatisation du réseau québécois de la santé est remise en question.

Juin 2010 : Ce qui était logique dans un contexte où, à la mi-juin, on en parlait déjà d’un retard fatal ayant englouti un des projets. Le même mois, on apprenait par contre que le Canada au complet n’avait l’air guère mieux fichu.

Avril 2010 : Le journaliste Denis Lessard propose une manchette en exclusivité : Naufrage informatique à la CSST. La puissante firme-conseil DMR (Fujitsu) se retrouve même au banc d’infamie.

Mars 2009: La modernisation de la Commission administrative des régimes de retraite (CARRA) faisait la manchette de bien triste façon.

Janvier 2009 : Sans oublier, deux mois avant, le “Gouffre informatique à la CSST

Enfin (faut que j’accélère), doit-on rappeler la passe du Registre des armes à feu, une patente fédérale où les coûts sont passés de 2 millions à 2 milliards ? Comme quoi les raisins ne sont pas plus vert de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

De toute façon, ce n’est pas d’hier qu’on le sait. Grosso modo, croit-on dans les cabinets-conseil, le tiers des projets informatiques échouent. Pas seulement au Québec, mais partout. “En 1994, le rapport Chaos, publié par la firme de recherche Standish Group, lit-on dans DI, jetait un énorme pavé dans la mare informatique. Le monde des TI y apprenait que 31 % des projets informatiques étaient abandonnés et que 51 % aboutissaient à des résultats insatisfaisants, au prix de dépassements de coûts et de prolongation des délais de réalisation.”

Et dans ce rapport assez récent du cabinet français Daylight tel que publié par Le Monde informatique, on apprend que “16% des organisations (échantillonnage d’entreprises de plus de 250 employés) ayant répondu au questionnaire admettent que la majorité des projets sont des échecs et seulement 30% que la majorité arrivent à l’heure.”

Cette apparente gabegie n’est donc pas unique au secteur public. À ce sujet, l’exemple le plus spectaculaire est celui de Microsoft avec Windows Vista, un produit ayant coûté plus de 6 milliards de dollars US en développement, mais qui fut livré avec plein de problèmes (du moins dans sa version 32 bits) et avec plus d’un an de retard.

Pourquoi, mais Grand Dieu, pourquoi ?

Rien n’est plus simple à expliquer. En Gestion de projets informatiques 101, on apprend que pour qu’il y ait réussite, il faut colliger un certain nombre de facteurs, dont, au premier chef, le syndrome Ralf Klein. En Alberta, le porteur du ballon dans le projet d’informatisation de la santé n’avait été que le premier ministre, d’un bout à l’autre. Klein ne faisait qu’appliquer un principe de gestion voulant que la haute direction doive hautement, fermement, volubilement, constamment et concrètement appuyer tout projet majeur visant à modifier les us et coutumes de son organisation et/ou de sa clientèle.

Au Québec, rappelle ma collègue Suzanne Dansereau dans Les Affaires, “deux ministres, trois sous-ministres et quatre directeurs généraux se sont succédé en quatre ans à la tête du Dossier de santé du Québec (DSQ). Et, depuis la fin du mois de septembre, il n’y a même plus de pilote. Imaginez pareille situation dans votre entreprise !”

Mais il y a aussi d’autres facteurs. Par exemple, la société Axon en propose 16 sur son site Web. Mais, un peu partout, on pointe du doigt vers le fait que certains des projets québécois sont trop ambitieux. Pire, la partie cruciale, celle de la définition des objectifs, de la présentation des besoins, serait mal faite. Le sous-traitant comprendrait mal son mandat et passerait un peu à côté de sa cible, ce qui l’obligerait à faire machine arrière aux frais de la princesse.

Enfin, on dit aussi que la main-d’œuvre externe n’aurait pas toujours les compétences requises. Tout cela expliquerait les pertes de temps et les incompréhensions, lesquelles se traduiraient par des retards dans les livrables et par des dépassements de coûts.

Avec ces éléments de réflexion en tête, avoir à pointer sur un coupable, je me garderais bien de le faire sur les fonctionnaires. Je regarderais plutôt vers l’étage des dirigeants ministériels (directeurs généraux, sous-ministres adjoints et sous-ministres) ainsi que dans les cabinets de ministres. Ce faisant, j’aurais tendance à accuser ces gens d’incompétence en tant que gestionnaires – dépositaires des deniers publics. Évidemment, ils s’en ficheraient. De toute façon, ils ne me lisent pas; je parle normalement d’informatique.

De plus, je regarderais du côté des sous-traitants où, tout excités par la “banque à piton décorée en vache à lait” qui leur offre un gros contrat, certains acceptent de commencer les travaux même s’il existe plein de zones grises dans le mandat. Mais eux aussi ils s’en foutent. Dans l’histoire du Québec, personne n’a été en prison pour avoir agi ainsi. Bien au contraire.

Y a-t-il une lueur d’espoir ? Vous voulez rire ! Le 11 novembre, la présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, annonçait des coupures de 200 millions de dollars dans les projets informatiques.

Misère !

Auteur(e) Nelson Dumais

Voué à un avenir brillant dès sa naissance, Nelson s’est néanmoins pris les pieds dans un ordinateur répandu partout dans un motel désaffecté et ne s’en est pas vraiment remis. C’était à Rimouski en 1981 et le monstre de 64 Ko, une sorte de tombeau en mélamine blanche, cahotait en CP/M, souffrait en anglais et tombait régulièrement mort. Avec l’acharnement d’un anthropologue fou, Nelson recherche depuis lors un ordinateur qui fonctionnera sans défaillance, sans souffrir ni faire souffrir, et cela dans une langue intelligible. Si jamais il trouve, il vous en fera part. C’est juré !

136 commentaires

  • Le registre des armes à feux pour 2 000 000 000!

    À ce compte-là, ils auraient dû me demander de la monter leur base de données, me serait fait un plaisir pour une fraction du coût!

    Ceci (humoristiquement dit), ce que je parviens pas à m’expliquer, c’est pourquoi un contrat de x millions ne contient pas close comme : “Vous, votre budget c’est tant, et vous avez une marge de tant de pour cent pour prévoir les dépassements.” Ça éviterais de gonfler les coûts par 1000 me semble… Si y’a une soumission et que la firme contractée défonce son budget, c’est son problème non? Qu’est-ce que je ne comprends pas?

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    • Ça c’est effectivement l’exemple le plus hallucinant. Avec le montant investi (brulé) dans ce projet, c’est incroyable qu’il n’y aie pas eu de commission d’enquête. Soit il y a eu les gens les plus incompétents de la planète sur ce dossier (et ça serait bon de prévenir leur future éventuelles victimes) ou il y a eu de la magouille. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un cas à étudier dans les thèses unniversitaires…

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  • Une seule réponse : parce que tout a été donné à des consultants.
    Au lieu de faire cela à l’interne, on donne des contracts aux copains.

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  • Je pense qu’il y a autant sinon plus de fraude que dans le domaine de la construction. Dans le cas du registre des armes a feu, Shella Fraser avait demander dans son rapport, que le processus soit enquêter. Malheureusement, c’étais la même année ou elle demandait aussi une enquête sur le scandale des commandites. Le registre des armes à feu est passé sous le tapis.

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  • pour @inxistant
    vieux principe
    garbage in, garbage out
    si les besoins (réels!!!) ne sont pas écrits dès le début, on croit que c’est comme ça que ça devrait (peu être!) marcher etc etc
    on fait des estimations…beaucoup à l’aveuglette, et bien, ça donne aussi des résultats en conséquence
    et j’évite de parler de tous les dérapages qui peuvent survenir en cours de route, même quand le projet est bien ficellé
    toujours intéressant de faire le tour et l’historique
    hydro-québec n’est pas en reste avec son nouveau système de facturation?
    la SAQ, n’avait pas des p’tits bobos elle aussi?
    on pourrait sûrement allonger la liste…la question à l’invert?
    quel projet de 10 millions et plus qui a bien fini?
    la liste devrait être plus courte!!!!

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  • inxistant a raison… Moi, s’il m’avait demandé j’aurais tout fait cela pour 100 millions… Ça m’aurait fait plaisir à moi aussi lolol.

    Effectivement comment ce fait il qu’il n’y a pas de close disant que le prix soumissionné sera le prix payé + x% de dépassement pas plus… Les consultants seraient responsables des dépassements et c’est tout!!!

    Y a des fonctionnaires qui dorme au gaz là… comme d’habitude… lol

    En plus, faire une base de données qui contiens le nom de la personne sont numéro de permis d’arme, son adresse, comment ça peux couter 2 milliard??

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  • Excellente analyse Nelson ! Étant moi-même consultant sur des projets informatiques gouvernementaux, ce n’est pas toujours facile. Autrefois, j’étais au privé et c’était (généralement) plus simple. Un seul chef et les autres suivaient. Maintenant, on doit traiter avec plusieurs intervenant dans le publique. Un dit noir, l’autre blanc, et nous voilà parti dans la game politique de qui va gagner… Et même si le noir gagne, ils reviennent en phases d’acceptations et disent qu’ils se sont trompés et reviennent avec blanc :-)

    Les grosses ssociétés de consultation aussi qui disent oui à tout ne pensant qu’au gros chèque en bout de ligne… Gros problème. Certaines sont d’ailleurs grandement sur-évaluées.

    Tous les projets sur lesquels j’ai travaillé au cours des 10 denières années ont été livrés. Et le secret et toujours le même : définir le besoin le plus clairement possible au départ et découper le projet en plusieurs petits modules. Tous changement est reportés sur la livraison suivante. La méthodologie Agile aiderait grandement aussi au gouvernement.

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  • En tant que gestionnaire de projet TI moi-meme, je ne cesse de me demander comment on peut en arriver non seulement à un désastre pareil mais comment on peut le répéter de projet en projets! C’en est ahurissant. En entreprise privé, ces désastres font l’objet d’un mea-culpa profond et d’une revue de fond en comble du projet, des pratiques et des causes ayant menés à l’échec. C’est ce qu’on appelle les ‘lessons learned’ dans le jargon. Ces leçons apprises sont la source d’une revue et d’une amélioration des pratiques de gestion afin de prévenir de futurs échec. Amélioration continue, élémentaire non? Je n’arrive pas a comprendre comment de tels désastres puissent se répéter successivement, parce qu’en entreprise privé, c’est tout l’exécutif de l’organisation qui serait congédié advenant une répétition d’un échec…

    Autre secret de polichinelle en gestion de projet; plus c’est gros, plus on est à risque. Mieux vaut une succession de moyens projets réussis qu’un immense projet qui floppe. Comment diable n’ont ils pas compris cette prémisse élémentaire?

    Peut-être nos dirigeants publics devraient-ils se tourner vers des sous-traitants de moyenne envergure qui ont la pratique de projet beaucoup mieux maitrisée que de gros sous-traitants qui n’ont à coeur que les revenus sans fins que ces interminables projets génèrent. Ces gros CGI, DMR et autres prestataires ne possèdent visiblement pas la vérité infuse en matière de saine gestion de projet…

    Incroyable…. vive le privé!

    Stephane Kiraly,pmp

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  • @buckaroo_banzai

    Aucun rapport. Un interne vous allez le payer jusqu’à sa mort (avec les fonds de retraite) c’est ce qui a coulé GM. Et de plus, beaucoup sont de vieux informaticiens qui codent tout croche… Ils font du .NET comme en VB6, c’est triste… Ils devraient s’en tenir aux cartes perforées.

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  • Le secteur informatique a connu une croissance très rapide avec les problèmes que ça amène. Beaucoup de gens qui travaillent dans ce domaine ne sont pas compétents. Beaucoup de directions informatiques ne sont pas compétentes et à très haut-niveau dans les entreprises les responsables n’accordent pas l’attention qu’ils devraient aux projets qu’ils devraient parrainer. Ils laissent souvent des équipes se débrouiller avec des moyens du bord, parce que tant que la patente n’a pas pétée, elle est réputée fonctionner.

    J’ai rencontré ça à répétition dans une majorité de mandats que j’ai exécuté avec une foule d’autres contractants. Et l’expertise in-house, n’est pas souvent meilleure que l’expertise externe, elle est souvent pire, mais pas toujours.

    @inxistant,

    ce que tu ne comprends pas, c’est que les spécifications originales sont toujours incomplètes et qu’elles changent en cours de route. Donc, ta vision simpliste est impossible à appliquer dans la réalité. Pas une entreprise ne s’embarquerait dans l’exécution d’un mandat dont le contenu est sujet à changement sans préavis mais à coût fixe.

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  • Pour ce qui est de la magouille dans le domaine des TI, bien sûr que ça existe. On ne refera pas l’histoire de la Cité du multimédia et de la cité du commerce-électronique.

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  • Wow les moteurs. Changez la une pour “Projets informatique d’organismes publics québécois”. Pour chaque projet d’organismes publics qui ont planté, je peux vous en nommer plusieurs de compagnies privées qui ont marché et je dirais même qui ont très bien marché.

    Je n’ai jamais travaillé dans les minustères ni les para-publics, mais je crois qu’ils n’ont pas le même sentiment d’urgence qu’il faut avoir lorsqu’on implante un projet informatique. Tu ne peux t’éterniser dans le projet. Il faut que la job “normale” se fasse aussi. Les compagnies très riches comme les pharmaceutiques prennent plus de temps pour réaliser leurs projets mais ils les font bien.
    Hydro est pas pire pour ses projets. Ca coute très cher, mais ça fonctionne avec quelques petits dérapages.

    @buckaroo_banzai
    C’est facile de blamer les consultants. C’est la responsabilité de la compagnie qui les engage de vérifier qu’ils font de la bonne job. J’ai pu vérifier ça des deux coté de la cloture.

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  • Quant à moi (je suis informaticien de métier), je dirais que les problèmes viennent du fait que les projets sont tellement immenses que les besoins réels ne sont pas compris. En plus, des projets d’une telle ampleur (informatiques ou autres) sont simplement impossible à estimer avec précision.

    Donc, on a un “bean counter” qui veut planifier ses investissements en capital, donc, qui veut savoir exactement comment coûtera le projet. De l’autre, on a un ingénieur qui doit estimer la complexité d’élaborer un système que même son client ne comprend pas. C’est comme demander à un architecte au moyen âge, d’estimer combien de temps et d’argent coûterait la construction d’une cathédrale.

    À mon humble avis, une partie de la solution passe par l’adoption de normes ouvertes pour l’échange de données pour permettre une distribution de la charge de travail entre différents groupes (plutôt de de s’entêter, comme le gouv. du Québec à utiliser des normes strictement commerciales). Ensuite, par l’adoption de méthodologies “lean” (aussi appellées agile) dans lesquelles le développement se fait par tranches (appelées itérations) (ie: on doit commencer par édifier une petite chapelle, puis s’agrandir au fur et à mesure que les pèlerins affluent).

    Les comptables vont devoir accepter que le mieux qu’on puisse faire en terme d’estimation n’est pas plus loin que cette itération (qui peut correspondre à une période comptable).

    En tout cas… c’est une histoire à suivre…..

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  • Souvent, les organisations veulent faire faire par l’informatique ce qui pourrait (et qui devrait) se faire autrement. Ne comptez pas sur un consultant en informatique pour vous dire que vous sous êtes à côté de vos pompes.

    Au Québec, dans le domaine de la santé, quelqu’un a eu l’idée d’informatiser absolument tout pour faciliter le suivi des dossiers des patients. Une sorte de médecine sans médecins. À quoi pouvait-on s’attendre ?

    On aurait pu choisir de former davantage de médecins et de mettre en place des incitatifs pour ceux qui choisissent de devenir médecins de famille. Il n’y a plus lieu de tout informatiser si chaque patient a un médecin de famille. La question du suivi des dossiers ne se pose même plus. On peut se contenter d’informatiser les résultats d’examens (radiologies, électrocardiogrammes, tests sanguins,…) qui doivent être transmis aux médecins. Par essais et erreurs c’est peut être ce à quoi on va en arriver.

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  • Il ne faut pas perdre de vue que les responsables de ces projets, les chargés de projet, sont, plus souvent qu’autrement, des internes des organismes et ministères en question. En bout de ligne, ce sont eux qui approuvent les budgets et qui approuvent les dépassements de coûts.

    La plupart de ces dépassements proviennent effectivement de besoins mal définis, de demandes de changements en cours de route, de nouvelles fonctionnalités qui sont ajoutées plus tard, etc.

    Sans parler de la résistance au changement qui vient de la part des utilisateurs, qui recherchent un produit qui fonctionnera exactement de la même façon, et selon la même interface, que le vieux système qu’on cherche à remplacer.

    C’est à la mode de blâmer le secteur privé, mais parfois il n’est pas responsable des cafouillages.

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  • À qui la faute, that is the question comme disait l’autre.

    J’ai eu à faire des mandats auprès d’organismes gouvernementaux. Je ne les nomme pas, parce que cela n’apporterait rien. Voici ce que j’ai constaté.

    Ce cas se passe alors que la micro-informatique commence à supplanter la “grosse informatique” (les ordinateurs centraux). L’organisme X a donné à une grosse boîte de consultants le mandat de mettre au point un nouveau cadre pour le développement des futurs systèmes. Le système d’exploitation sélectionné est OS/2. La grosse boîte n’ayant pas d’expertise en OS/2, ma firme est contactée pour contribuer au projet. On me présente un document décrivant ce que l’on désire implanter et on me demande mon avis. Mon premier commentaire est une question, « pourquoi voulez-vous ré-écrire le système d’exploitation ».

    Voici un autre cas vécu. L’organisme X utilise comme système d’exploitation réseau le produit A. Mais quelqu’un dans la boîte désire que ce soit le produit B. On donne le mandat à une firme de consultants de faire une recherche pour déterminer le meilleur SO de réseau. Le consultant se fait dire qu’il doit choisir le produit B. Sauf que ses conclusions sont que le meilleur produit est le A… Quelques années plus trad, alors que l’organisme utilise toujours A, quelqu’un décide que l’on va passer à B. Un laboratoire est constitué, des courriels sont envoyés aux usagers pour dire que l’on effectuera la migration à la date D. Et quelques jours avant de procéder à cette migration, on se rend compte que l’on se dirige droit dans le mur et l’on abandonne le projet.

    À qui la faute ? Je crois que la “politique” a une part de responsabilité et que les systèmes projetés sont parfois irréalisables. Sauf que la boîte de consultant X qui a besoin de contrats ne peut se permettre de dire au gros organisme que ses demandes sont impossibles à mettre au point. Si ce n’est pas la boîte X qui fait le travail ce sera la boîte Y.

    Si vous faites le tour des projets informatiques qui ont fini aux limbes ces dernières années, vous constaterez que toutes les grosses boîtes de consultants ont été ratiboisées à tour de rôle.

    Et ce ne sont pas seulement les grosse boîtes qui se fourvoient. Rappelez-vous il y a quelques années les fameuses machines de vote électronique aux élections municipales. Quand est venu le temps de compiler les votes, le système a flanché. L’entreprise qui avait conçu le système n’avait pas fait de tests en charge !

    Ça fait plusieurs fois que je déplore que la micro-informatique ait été investie par des spécialistes aux connaissances douteuses. Cela rend les entreprises frileuses en ce qui concerne l’informatique, et ceux qui travaillent bien payent pour les fonfons qui sévissent.

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  • Je vais dans le sens de buckaroo_banzai et phantoman. De plus, j’ajouterais que les gestionnaires s’en foutent un peu de combien ça va coûter car ce n’est pas leur argent. J’ai travaillé en tant que consultant sur certains projets au gouvernement et c’est l’impression que j’en ai gardé.

    Et si on donne tout à des consultants, je crois que c’est parce qu’il n’y a pas les ressources à l’interne pour faire la première analyse. En plus des salaires qui ne sont pas très compétitifs avec le privé, les prérequis pour les postes sont parfois ridicules. J’ai voulu travailler pour une des agences de la santé, sachant que les salaires sont moins élevés qu’au privé – et c’est tout à côté de la maison – mais on a pratiquement ri de moi avec SEULEMENT mon DEC et mes 20 ans d’expérience en TI. Le poste d’analyste demande un BAC, rien de moins et pas question de parler d’expérience équivalente !!!

    Il serait bon, je crois, de faire le ménage la dedans comme on est en train de le faire dans la construction. En fait, tout ce qui touche le gouvernement semble coûter plus cher, être plus long … C’est beau de s’en mettre plein les poches mais c’est un peu hypothéquer les générations futures !

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  • “Une seule réponse : parce que tout a été donné à des consultants.
    Au lieu de faire cela à l’interne, on donne des contrats aux copains.”

    En fait, c’est plutôt le contraire…
    Sans consultants, rien ne fonctionnerait à Québec.
    L’interne au Gouvernement, ce n’est vraiment pas fort.
    Et je crois être assez bien placé pour avoir été tant consultant que fonctionnaire.

    Ah oui, les contrats ne sont pas donnés aux copains. Cela est fait par appels d’offres. C’est le répondant conforme le moins cher qui est choisis… vous voyez des complots partout mon cher.

    Et j’irais plus loin en disant que la faute principale reviens aux gestionnaires.
    La fonction publique n’a pas hérité de la crème de la crème.
    J’ai déjà vu des boites remplies de disques durs scellés ne pas être touchées durant des années.
    Quand elles furent ouvertes, la technologie, et la capacité des disques, était tout simplement désuète… alors, hop, la poubelle. Mon commentaire à l’époque: “Drole de modèle de gestion!!!”.

    Travailler en informatique à Québec, c’est l’horreur. Durant ma carrière, j’ai été témoin de beaucoup de médiocrité. Mais c’est au Gouvernement que j’ai vu le summum de la médiocrité. Imaginez, une spécialiste en stockage qui ne sait pas ce qu’est du RAID-0, ni du RAID-1, un système de surveillance qui vaut des dizaines de milliers de dollars qui ne fait que pinger les serveurs, etc… on est pas sorti du trou…

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  • Ma théorie là dessus (je travaille dans le domaine depuis une dizaine d’années)… Le gouvernement se pète les bretelles avec les emplois créés dans l’industrie du jeux vidéo mais tant qu’à moi ça cause pas mal plus de trouble qu’autre chose. Tous les meilleurs gradués trippent sur les jeux évidemment alors ils sont tous embauchés par les compagnies de jeux à grand coup de subventions. Ce qui fait que ça dilue beaucoup le talent pour faire des systèmes utiles pour vrai à la société. En plus le gouvernement n’est pas du tout compétitif en terme de conditions salariales comparément au privé et aux firmes de consultation parce qu’ils doivent supporter leurs conventions collectives et payer leurs pré-retraités qui sont tablettés parce qu’ils sont totalement en retard sur les nouvelles technologies. Ça fait qu’ils ne peuvent engager que ceux qui sont attirés par la stabilité et se ramassent avec des équipes sous-qualifiées et non motivées. Par conséquent, ils n’ont pas le choix de sous-contracter aux compagnies qui leur chargent le triple de ce que ça couterait de le faire à l’interne. Sans compter les magouilles croches aussi pires que dans la construction concernant les appels d’offres. Bref il y a beaucoup de travail à faire avant de faire le ménage dans tout ça.

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  • Parce que le Quebec c’est le reigne de la mediocrite. On donne des contrats a ces copains qui n’ont meme pas le niveau qu’il faut. Il n’y a qu’a voir les annonces pour les postes en Informatiques, on ne demande qu’un DEC, pas besoin d’un Bac, c’est parce qu’on est plus fort que La Sillicon Valley !!!!!!

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  • @buckaroo_banzai,
    Je vous ai bien aimé dans la huitième dimension… ;-)

    C’était pareil chez HQ. La direction préférait faire affaire avec des firmes externes qu’avec les employés en place. Finalement, il y a eu plus de dépassements de tout de sorte avec ces firmes qu’avec l’interne, surtout lors de modification. À mon avis, un vrai racket.

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  • Il y a aussi beaucoup de projets ratés dans les entreprises privées. Cependant ils restent cachés. J’en ai vu et entendu à propos de méga projets dans le privé.

    Personnellement, la plupart des projets sont complexes et mal définis dès le départ. Aussi, au lieu d’investir dans quelques preuves de concept qui permettraient de bien cerner les besoins et les possibilités, les humains ont la fâcheuse tendance à partir LE mega-projet du siècle.

    Ensuite, le mauvais contrôle de la portée du mandat. Les “Tant qu’à”. Tant qu’à faire ceci on pourrait aussi faire cela, puis tant qu’à faire cela on pourrait rajouter ceci. Le projet devient vite plus gros, plus difficile à contrôler.

    Puis bien sûr, les vrais besoins sont rarement cernés. Plusieurs personnes interviewés se mettent à demander n’importe quoi, espérant recevoir le système qui fera qu’ils n’auront qu’à peser sur le bouton ENTER pour que le travail du mois soit accompli en quelques minutes.

    Puis les gens qui se voient obtenir une grosse promotion ou augmentation salariale si le projet fantasme devient réalité… vous pouvez les reconnaitre, ils sont généralement les premiers à quitter le navire dès que cela se met à déraper.

    Puis effectivement la résistance aux changements est un gros facteur.

    Et l’erreur commune: donner le contrôle total aux consultants. Les consultants/entreprises externes peuvent appuyer vos projets, vous guider, mais le contrôle des enjeux, des décisions doit demeurer à l’interne. Ils sont des experts dans leur domaine respectif, mais rarement expert dans votre domaine d’affaires.

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  • enfaitjelesaispasvraiment

    Pour travailler dans le domaine des services sociaux, je peux constater un certain nombre d’absurdités qui expliquent les retards. Par exemple, dans le cas du projet RSIPA, on n’avait pas pensé que les intervenants (travailleuses sociales, infirmières par exemple) auraient besoin de formation pour utiliser les logiciels. Ça donnait des infirmières qui n’avait jamais pitonné sur un micro-ordinateur de leur vie tenter de taper des infos sur un ordinateur en se demandant à quoi sert la souris. Imaginez la perte de temps et d’énergie. En plus, bon nombre de personnes n’ont aucun intérêt à utiliser un ordinateur ni à ce que ça fonctionne. Surtout pas les employés au bord de la retraite qui en plus savent bien que le dit projet a 50% des chances d’être relégué aux oubliettes. Plus, des gestionnaires de programmes qui changent une fois par année et tout recommencer chaque fois + la mobilité du personnel qui a appris comment fonctionne le logiciel mais qui s’en vont travailler sur un autre département. Remplacés par des nouveaux qui ne connnaissent pas le logiciel. Et on recommence jusqu’à ce que le projet soit désuet et qu’on recommence avec un autre…

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  • Si la majorité des projets informatiques sont “ìnsatisfaisants”, serait-ce qu’ils constituent des terrains d’arnaque privilégiés pour des firmes de consultants cyniques qui profitent de l’ignorance de nos administrateurs? Alors, réjouissons-nous des coupures quand les projets aboutissent à tant de gaspillage.

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  • @daniel69
    Le principe de Peter fonctionne très bien dans les minustères. Il y a beaucoup de petits boss qui ne sont pas compétents. Alors plutot que de faire confiance à des employés plus compétents (une menace pour eux bien sur), ils se mettent à plat ventre devant les consultants et ne les controlent pas. Ca arrive aussi dans le privé mais ça ne peut rester comme ça longtemps. L’incompétent se retrouve le c*l sur une pelle.

    @ouate_de_phoque
    Les projets ratés dans le privé restent rarement cachés. Peu d’organisations peuvent fonctionner sans consultants ou contractuels. Quand ils changent de place, ça se sait quand la projet à foiré. Quand le projet chez Sobey’s a planté en 2000 ou 2001, on le savait d’avance car certains bons consultants ont quitté le bateau avant qu’il ne coule. C’était encore plus drôle parce qu’ils implantaient les même produits que le compétiteur Métro-Richelieu chez qui ça a très bien fonctionné.

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  • L`incompétence. C est quand meme pas compliqué d utiliser les mots pour le décrire ! Mais non, pêrsonne n est imputable ! On l a vu, il y a une tonne d employés incompétents dans les ministeres commencant par le petit employé protégé a outrance par sa convention béton jusqu au ministre qui choisit au gré des enveloppes brunes et des namis.
    Le probleme c est que celui qui est en charge du projet ne sait pas assez précisement ce qu il veut et s imagine qu on peut apporter des améliorations sans probleme au gré des idées alors que le projet est en train de se configurer.
    Si on veut que les brebis soient bien gardées, c est certainement pas un à politicien expert en expressions vides de tout sens qu on doit confier des projets qui doivent etre précis et efficaces.

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  • Parce que les meilleurs informaticiens déménagent sur la côte ouest? ;-P
    (pas de tomates svp! je taquine!!)

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  • M Dumais,

    Est-ce par dessein que votre première photo représente le drapeau du Québec à l’envers? ;-)

    André Ruest

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  • @Nelson: Le mot “québécois” est de trop dans votre titre.

    La plupart des projets informatiques que j’ai vu réussir étaient 1) simples, 2) petits pour graduellement devenir plus complets/complexes, 3) réalisés par des gens ouverts d’esprit, critiques, avec une bonne culture technologique et qui ne jurent pas que par la technologie X ou le langage de programmation Y.

    Le défi en informatique c’est de garder les choses simples. N’importe qui est capable de rendre un système plus compliqué que nécessaire, du code plus compliqué que nécessaire.

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  • L’informatique demande au gestionnaire la connaissance des outils, de l’environnement mais aussi d’un ordre logique et organisationnel à l’allemande ! Ben drette ! Pas certain que ce soit des qualités toutes québécoises ! Certains sont capable de cette rigueur mais , il faut l’avouer, c’est pas la norme ! Le même phénomène que Radio-canne ! On dirait qu’ils s’échangent les sous-contractants ou les gestionnaires. :-) Sauf qu’on peut bien en sourire mais c’est notre argent ! Grrrrrrrrrrrrrrrrr

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  • Pour avoir fait affaires avec plusieurs firmes de consultants autant au privé qu’au public pour l’implantation de solutions chez mes clients, le plus gros problème que j’ai constaté avec le temps c’est que les outils ne sont pas développés pour les usagers. Ils répondent aux demandes de l’administration, mais ne sont pas conçus pour une utilisation simple et efficace.

    Il faut se rappeler que ce seront des outils de travail et qu’ils devront être plus efficace à l’utilisation que les outils déjà en place. Et c’est souvent l’inverse qui arrive, car on demande aux usagers de s’adapter à un “trip” de gestionnaires et de programmeurs ainsi qu’aux limites technologiques de l’outil de développement employé. La méthodologie de travail est souvent inadaptée et finit souvent par demander plus d’effort en temps et en argent qu’avant. Comme peu de budget sont prévus pour la formation, les usagers finissent par se trouver d’autres méthodes de travail pour contourner un outil mal adapté à leur besoin. Aussi le temps de développer une solution efficace est tellement grand qu’une fois finit, souvent on se retrouve avec un produit dépassé… ça va vite l’informatique.

    J’ai en exemple un projet de développement de solutions pour tous les médecins de la province développé sur BlackBerry présentement. Les médecins en général préfèrent avoir un iPhone avec des applications génériques même si ils doivent le payer de leur poche. Résultat: après des millions dépensés en développement pour une solution, les usagers ne s’en servent pas car ne veulent pas trainer 2 téléphones sur eux en même temps… À qui la faute? Les usagers qui n’utilisent pas la solution imposée moins conviviale ou les gestionnaires qui ont été pris de cours par l’arrivée d’un nouveau gadget à la mode?

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  • Au glorieux temps des cartes perforées (merci à ultraman69, pseudonyme à multiples sens, de m’y refaire penser car j’avais presque oublié), j’ai commis plusieurs études pour le compte du ministère des Affaires sociales qui furent “tablettées” car elles remettaient en cause le rôle des interventions sociales dudit ministère. Voilà sans doute un exemple de “projet informatique insatisfaisant”, qui justifie coupure de poste (j’ai perdu ma “job”) et coupure budgétaire.

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  • @lcaperaa
    Tout a fait d’accord avec vous, les programmeurs vivent sur une autre planète, ils n’ont aucune vision de l’UI (User Interface). Hey, bordel, l’informatisation des prescriptions d’un malade, c’est tellement simple comme base de données, je le ferais en Filemaker et ça marcherait, N’y a-t’il plus personne qui a un peu de fierté et qui aimerait voir un projet simple et efficace dont les Québécois seraient fiers, sommes-nous tant blasé que ça…

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    • ces deja un fichier Filemaker 2,11
      avec une couche de securite a deux clef
      afficher avec une surcouche personaliser
      par une firme de consultant. pour 20,0000
      sois dit en passent.

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  • @ultraman69

    Ton personnel tu en as besoin en tout temps pour assurer un suivi et développé d’autres système. Ici c’est des jeunes et moyen jeunes qui développe en .net et ça vaut pas cher.

    Les consultants passent la job reste à faire.

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  • @ daniel69

    Moi aussi j’ai bien aimé y être.
    Y’a des fois au boulot ou j’ai la triste impression d’y être encore….

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  • Je reviens des 2 jours du salon S2LQ à Québec. Je pense que plusieurs citoyens et experts ont vu juste : la gouvernance (en court, administration, orientations et imputabilité), la gestion du changement technologique, organisationnelle, en organisation du travail, la compétence face au défi des grands projets, le lobbyisme des grandes firmes. Le discours de clôture de Mme la ministre Courchesne, présidente du Conseil du trésor, est prometteur. Attendons de voir son projet de loi demain ainsi qu’un bilan dans un horizon de 3 à 5 ans. Je suis professionnel au gouvernement mais j’écris ces idées en tant que citoyen du Québec.

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  • Je suis consultant au sein d’organismes du gouvernement du Québec. Notre gouvernement fait face à plusieurs problèmes en même temps;

    1- Manque de relève. Dans la première moitié des années 90, il y a eu gèle d’embauches, ce gèle a été levé graduellement à l’approche du bogue de l’an 2000. Malheureusement, le gouvernement a tourné le dos à une génération complète de travailleurs de l’informatique. Par la suite, dans les années 2000, le secteur de l’informatique de gestion a été boudé par les étudiants qui lui ont préféré tout d’abord le web ensuite le multimédia. Le gouvernement tente maintenant de faire de l’oeil à la génération perdue des années 90 mais cette dernière n’est pas dupe, elle préfère rester au sein du privé et travailler en sous-traitance plutôt que de travailler comme fonctionnaires encarcannés dans une convention collective dépassée.

    2- Les systèmes désuets. L’ensemble des systèmes informatiques sont désuets et ils sont difficilement adaptables aux nouvelles réalités comme le web 2.0 et les services mobiles, même si le gouvernement aimerait bien mettre l’ensemble de ses services en ligne.

    3- Le manque d’entretien et d’amélioration. Pendant des années, les systèmes informatiques ont été négligés, obtenant l’entretien minimal. Aujourd’hui, le gouvernement doit injecter des dizaines de millions de dollars seulement pour tenter de rattraper ce retard!

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  • Maintenant les dirigeants de projets informatiques ne sont pas des ingénieurs ou des programmeurs-analystes mais des gens diplomés en administration avec une spécialité en technologie de l’information ou en gestion de projets.
    Bien souvent, ces personnes ont pas ou peu d’aptitudes pour l’informatique et relègue pratiquement toutes décisions techniques aux consultants qui font pratiquement la pluie et le beau temps…

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  • Pourquoi tant d’échecs ?
    À cause de 2 mots (maux) : Enveloppes brunes

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  • Je suis consultant en sécurité informatique et je n’accepte plus de contrat avec le gouvernement ou les grosses boites comme Hydro-Québec; même si c’est payant, c’est aussi très démotivant de passer plus de temps en meeting qu’à vraiment travailler sur le projet.

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  • Personnellement, j’ai constaté plusieurs faiblesses au niveau de la gestion. Souvent, dans le public, ils sont des experts de la convention collective. Lorsqu’un sous-traitant est impliqué, les gestionnaires ne sont pas tres l’aise a gérer des “vrais” budgets. Ils optent pour le clé en main qui est moins complexe car une seule facture fixe et un seul contact. Par contre, les frais sont évidemment (et normalement) plus importants.
    Aussi, le consensus évite les responsabilités puisque tous l’ont accepté. Mais, pour satisfaire tout le monde, on doit ajouter au projet une série de caprices, qu’un tout un chacun a imposer, afin des faire adhérer au consensus.
    Et le pire, c’est l’application comme telle. Il faut faire accepter les devis et approuver les résultats par les professionnels bénéficiaires (par exemple l’informatisation des dossiers médicales par les médécins) Souvent, ils ont des compagnies qui sont traitants au projet. Malgré tout leurs compétences dans leur domaine, ils s’improvise en informatique dans un projet d’une dimension trop importante pour des amateurs. Ils deviennent juge et partie. S’ils n’ont pas leur part du contrat, ils refuseront ensuite le projet pour divers raisons techniques superficiels mais tout de meme tres efficace pour bloquer le projet.
    On parle beaucoup des enveloppes brunes mais, personnellement, je n’en ai jamais vu….et meme jamais entendue parler. C’est fort possible qu’il y est de pots de vin mais les cas types exposés plus haut suffise amplement a faire exploser les couts d’un projet et presque toujours le faire déraper.

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  • Bon sujet Mr. Dumais… Malgré le fait que tout se débat sera périmé à la suite de votre prochain billet, j’espère nuancer tout de même le débat et peut-être mettre quelques variables de plus dans votre équation sur l’échec des projets en informatique..

    1- Les projets informatiques qui ont du succès sont pratiquement l’exception dans l’industrie et c’est pas nouveau… Ca fait près de 40 ans que les problèmes majeurs au développement sont connus et c’est à peu près toujours les mêmes: Besoins flous, cédules trop agressives qui entrainent des coupure dans les phase d’assurance qualité, main-d’oeuvre qui a du mal à suivre l’évolution technologique, absence de métriques, vision toujours à court terme alors que la partie maintenance et opération du coût total d’un système d’information est beaucoup plus élevé que son développement (sauf évidemment si on ne se rend jamais en production avec le système développé)… Bref, il y en a beaucoup qui se pavane de livrer à temps mais quand on regarde la qualité et le total de travail à refaire, y’a pas de quoi sabrer le champagne…

    2- L’Informatique, en tant que discipline reconnue, est encore à ses balbutiements comparativement à d’autres disciplines tel l’ingénierie et la construction… On parle de même pas cent ans alors que les grecs et les égyptiens maitrisaient déjà les sciences fondamentales des mathématiques ou encore la construction… Ca va prendre plus que la prochaine décennie pour que les bonnes personnes arrivent dans les postes clés et décisionnels.. Ca va en prendre encore plus pour que ca ne soit pas le fruit du hasard ou simplement une exception..

    3- Ca me fait bien rire tout les gens qui hurlent aux besoins flous et que tout doit être hyper détaillé avant de faire du développement.. Mr. Dumais, je vous pari votre chemise (contre le mienne) que même avec un budget de 100 000$, on s’assoit ensemble le temps que vous jugez acceptable et qu’on vous définisse un système informatique qui gère tous les aspects de votre profession de journaliste… Même avec la meilleure volonté du monde, la très grande majorité du monde ne seront pas en mesure de vous fournir une réponse complète, juste et adéquate.. On parle de systèmes d’information sophistiqués, auquel se greffe des contraintes technologiques, communicationnels et fonctionnels et que la plupart des utilisateurs, qui sont sensés définir tous ces besoins n’ont même pas idée de quoi le système devrait avoir l’air… On est loin de construire une niche à chien avec une dizaine de planches et quelques clous… C’est pourquoi l’industrie informatique se tourne de plus en plus vers des méthodes de développement beaucoup plus itératives qui consistent a bâtir un noyau de fonctionnalités , le mettre dans les mains de l’utilisateur et valider à chaque étape que ce que le système est en mesure de faire, il le fait correctement.. Je vous invite à vous renseigner sur toute la panoplie de méthodologies dites agiles.. C’est probablement un des plus grands pas dans le monde informatique pour justement rapprocher le produit des attentes de l’utilisateurs..

    4- Pour avoir un système structuré, il faut que les processus d’affaires soient maîtrisés et “lean” (simplifié au maximum) ce qui n’est souvent pas le cas. Beaucoup de groupes opérationnels refusent tout simplement de changer leur méthode de travailler pour simplifier la solution globale… C’est souvent dans ces moments que les systèmes se mettent à déraper car de la logique floue, dans du code, c’est l’ennemi numéro 1 de l’informatique déterministe, telle quelle existe présentement..

    Au niveau de la consultation au gouvernement:

    Je suis un consultant au gouvernement donc je suis évidemment biaisé mais comme j’ai travailler dans des entreprises privées également, je me donne le droit d’insérer mon opinion à ce sujet

    1- Le manque de compétence des consultants? Sérieusement, c’est pas pour basher les fonctionnaires mais de ce que j’ai pu voir dans au moins 3 ministères différents c’est plutôt l’inverse… Ca frise sérieusement le ridicule au quotidien… Des supposés “analyste des procédés et de l’informatique” qui maitrisent ni les procédés et surtout pas l’informatique j’en ai vu, j’en ai comme collègue et j’en entends parler par d’autres sources qui sont crédibles (du moins, à mes yeux).. Enlever les consultants au gouvernement et le service va se dégrader à une vitesse épouvantable… Des techniciens qui passent analystes et qui se tournent les pouces et ne comprennent pas que personne ne va leur dumper de la job de tech à faire, des gens qui acceptent des postes qui ne sont pas qualifiés, le jeu de la chaise musicale (je prend un fonctionnaire au hasard au gouvernement en informatique et je lui demande combien de postes il a occupé et je suis certain que je tombe à 3 ou plus.. C) qui empêche d’avoir une main d’oeuvre minimalement qualifiée et connaissante du système sur lequel il travaille jusqu’à ce que ca ne l’intéresse plus, des fonctionnaires qui vont en “formation” tout frais payés dans des grandes villes américaine plutôt que d’ouvrir des livres et d’aller se chercher des certifications techniques via des tests à la Prometric… Honnêtement j’ai vu beaucoup plus d’incompétence via les fonctionnaires.. Oui il y a des consultants qui sont incompétent mais au gouvernement, c’est tellement facile de se fondre dans une masse ou la moyenne est très faible..J’ai vu des situations ou les gens attendaient simplement que certaines personnes prennent leur retraite pour faire progresser des dossiers et j’en passe… C’est vraiment horrible…

    2- Parlant d’incompétence, je suis encore à la recherche du premier gestionnaire avec un minimum de compétence au gouvernement.. Il y en a combien qui se sont tapés le PM Book of Knowledge de l’institut PMI? Combien ont même un seul cours en informatique? Les gestionnaires ne sont tout simplement pas à la hauteur… Ca va de l’incompréhension des problématiques qu’ils sont supposés gérer aux trucs de bases fondamentales comme la suivi de l’avancement de projet, l’établissement de jalons ou encore même l’aspect général de gestion de personnel… Quand tu veux changer une situation, tu dois connaitre l’état de la situation avant de commencer et la portée de ton action.. Je parle même pas de la gestion des budgets qui est ridicule… On paie des salaires de premier ministre à des spécialistes qui se font demander de faire du word et du excel toute la journée..

    3- Laissez moi vous expliquer comment ca fonctionne la consultation en informatique.. La pénurie est telle que même les grandes firmes de ce monde (les CGI et DMR et autres) manquent de main d’oeuvre alors celles-ci se tournent vers d’autres firmes plus petites, qui eux soit fournissent des ressources (s’ils en ont) ou encore servent d’intermédiaires vers des firmes plus encore plus petites ou des indépendants.. Tout ce beau monde là se paient une cut sur la ressource alors qu’en fait ils n’ont fait que placer un coup de fil ou 2… On en est rendu là pour combler les besoins en informatiques au Québec… Le gouvernement ne fait affaire qu’avec les grandes firme, qui possèdent des certifications comme ISO mais la farce là-dedans c’est que plusieurs des firmes intermédiaires ne le sont pas.. Donc ca vaut ce que ca vaut..

    4- Oui des fois les consultants partent et la job reste mais il y a tellement d’obstacles organisationnels à faire notre job que c’est pratiquement impossible d’avancer les dossiers.. Et travaille, travaille pas, le consultant (tout comme le permanent) charge son temps.. Avoir des accès à certains système a pris pas plusieurs heures, pas plusieurs jours mais plutôt plusieurs semaines!! La folie administrative gouvernementale ne s’est pas dissipée avec l’informatique, elle s’est décuplée et consolidée

    Je pourrais continuer ainsi sur plusieurs (autres) pages mais concrètement ca ne donnera rien de plus.. Je vous laisse sur quelques réflexions pour diminuer les coûts en informatique:

    1- Faire moins de lois et de programmes. Car c’est pratiquement du 1 programme/loi pour 1 système.. Tant que le gouvernement en ajoute, vous pouvez être certain qu’un développement de système va naître de ça.

    2- Augmenter les salaires des informaticiens au gouvernement parce que là c’est vraiment n’importe quoi et c’est pas étonnant que c’est les plus faibles qui restent

    3- Donner des incitatifs aux employés qui vont se chercher de vrais formations, pas seulement des voyages le fun dans des congrès américains avec 2-3 présentations powerpoint

    4- Rendre les gestionnaires responsables des déboires des projets.. Quand je parle de gestionnaire, je me rends jusqu’au premier ministre… Dites-moi, à qui la faute si ca a coûté 2 millions de dollars? Est-ce vraiment un fonctionnaire ou un consultant les responsable ou plutôt le gestionnaire qui n’a pas mis en place les processus de contrôle lui permettant de se rendre compte du dérapage? On se rend pas à des millions de dollars de gaspille en une journée.. On s’y rend, 1 dollar à la fois..

    5- Limiter les changements de poste à 1 par 5 ans afin d’avoir une certaine stabilité dans le personnel permanent.. La c’est trop la chaise musicale

    6- Enlever la permanence aux fonctionnaires.. Présentement, il y a en trop qui se savent protéger et qui ne sentent pas imputables de leur portion de gaspillage..

    7- Conscientiser les ministres et autres grands boubous des coûts informatique rattaché aux décisions qu’ils prennent.. Je prend n’importe quel ministre et je lui demande le coût qu’il a engendré en prenant X ou Y et il n’en a aucune idée..

    Merci à ceux qui m’ont lu en entier..!

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    • @ iconsultant

      Analyse remarquable pour laquelle je vous sais gré.

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  • @1consultant,

    ce que tu décris, je l’ai vécu dans l’entreprise privée pour des contrats pour d’autres entreprises privées. Ce n’est pas un problème typiquement gouvernemental, c’est le problème de toutes les très grandes entreprises, le gouvernement pouvant facilement être assimilé à une très, très grande entreprise. Quand l’entreprise atteint une certaine taille, les besoins de la gérer font apparaître la multiplication de la bureaucratie et tranquillement elle devient de moins en moins efficace et plus elle devient inefficace, plus de nouvelles règles bureaucratiques surgissent afin de contrôler les inefficacités, et ainsi de suite. A la fin, tu dois faire quelque chose de façon urgente, mais ça prendra un minimum de deux semaines avant même que tu puisses avoir de l’information pour commencer à t’attaquer au problème. Cas vécu. Tu passes 90% de ton temps à te battre contre la bureaucratie et l’inertie de l’entreprise et 10% de ton temps c’est de faire appel à ton expertise. Quelqu’un d’autre mentionnait qu’il n’acceptait plus de mandats chez HQ et au gouvernement pour cette raison, des réunions à n’en plus finir, tu passes 4 jours en réunions pour contrôler une journée de travail réel par semaine. Trois à quatre sortes de feuilles de temps à remplir avec plus de 200 codes d’activités différents et tutti quanti.

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  • @1consultant
    Merci pour avoir dit la grande vérité qui fait mal mais qui nous conscientise et espérons-le nous amener à de meilleures actions. IMHO, la solution 7 est le point de départ. La gouvernance nécessite un capitaine qui donne les instructions clairess au navigateur-pilote et les matelots. Le citoyen peut le demander et certains fonctionnaires pourront fournir les avis. Je crains que le point 6 soit le point de départ car cela paraît bien publiquement pour les élus mais qui peut rendre la Fonction publique esclave des intérêts privés et mener à la corruption. Aujourd’hui, j’écris en tant que professionnel du Gouvernement. Je garderai une copie de votre commentaire et je l’encadrerai! Mieux encore, je le transmettrai à Mesdames Maltais et Courchesne.
    @M. Dumais, en tant que citoyen, pouvez-vous aussi le faire ? Comme tous, je lui lié à la question éthique du fonctionnaire et je suis en train de peser mes actions; l’éthique me paralyse.
    Pour terminer, j’ajoute que, récemment, même les meilleurs consultants des grandes firmes quittent pour retrouver leur liberté et/ou un salaire décent. (Recherchez la comparaison : A consultant and a whore; je ris jaune et je pense que vous le ferez aussi).
    Je vous remercie tous pour cette tribune.

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  • Bravo, très bon dossier
    Moi aussi je rage depuis des années en entendant ce genre de nouvelles qui passent comme dans du beurre. Jamais qu’on nous explique pourquoi les couts ont augmenté et pourquoi le projet a échoué. Combien de projets pour informatiser les dossiers de la santé??????????
    Je me rappelle d’un projet pilote à Rimouski en 1993!!! 17 ans plus, toujours rien!

    Rappelons que l’informatique devait abaisser les couts en étant plus rapides et plus efficaces que le travail à mitaine!

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  • Autre question, toujours en santé. Pourquoi ne pas prendre un système qui fonctionne en Ontario ou aux States et le traduire?
    Pourquoi réinventer la roue à chaque fois? Pourquoi recommencer à zéro?

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  • Il semble bien facile pour plusieurs d’accuser les boîtes de consultation, mais comme cela a été dit précédemment, sans elles, rien ne se ferait en informatique au gouvernement. Tous les meilleurs talents en informatique évitent la fonction publique, où les emplois sont sous-payés dans ce domaine (bravo aux principes d’équité qui font que tous les emplois nécessitant le même niveau d’études donnent à peu près le même salaire, sans tenir compte des réalités du marché… on se retrouve avec des jardiniers surpayés et des informaticiens sous-payés).

    Je fais partie d’une équipe de développement au gouvernement et je constate que les trois derniers techniciens que nous avons embauché l’ont été malgré le fait qu’ils n’avaient pas travaillé dans le domaine depuis de nombreuses années. Pourquoi les avoir pris? Parce qu’il n’y avait personne d’autre! Ces ressources sont donc déjà désuètes à leur embauche et il ne faut pas attendre d’eux de très bons résultats…

    Les gestionnaires font également souvent preuve d’un manque de vision assez flagrant. Chacun travaille uniquement pour son équipe, sans se soucier du bien commun de l’organisation. C’est le règne du “dépensons notre budget avant la fin de l’année, sinon il ne sera pas renouvellé”. Beaucoup d’argent est alors englouti sur des consultants dont le mandat est très flou, puisque la principle raison de leur embauche était de brûler du budget.

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  • @1consultant

    Bravo, tout a été dit ici!

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  • Deux mots: corruption, incompétence.

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  • ouate_de_phoque

    @gl000001

    Quand je dis que les projets ratés sont chachés dans les entreprises privées, je veux dire que la grande majorité de ces cas ne sont pas connus du public en général. Quand ce sont des projets gouvernementaux, cela fait les manchettes et c’est normal car il s’agit de l’argent de nos impôts.

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  • J’ai lu tous les commentaires, et je crois que j’ai vu tous les éléments qui répondent à la question. J’ai été témoin de certaines des situations décrites ici. Mais 1consultant, wow, il a pas mal bien décrit à mon avis la situation.

    Dans tout cela, il y a une chose qui me turlupine: la pénurie de ressources. Je ne suis pas sûr. J’ai remarqué une tendance de la part des grandes boîtes de consultants, celles-ci ne veulent pas former leurs employés. Ça me parait essentiel pour une boîte de le faire. Lisez bien les offres d’emploi: on ne décrit pas un poste, mais quasiment le code génétique d’un individu particulier. On n’évalue pas les capacités et les forces des individus qui proposent leurs services, on les magasinent comme des “chars”. Autre chose qui me dérange. Ce sont maintenant des logiciels qui engagent les individus. Les CV sont scrutés par des logiciels qui sélectionnent les candidats. Ce rôle devrait être confié à des humains.

    Je fais de l’informatique depuis plus de 25 ans. J’ai commencé avec CP/M, alors des innovations j’en ai vu, ne serait-ce que dans les outils de développement de logiciels. Malgré que je baigne dans cette soupe depuis un bon bout de temps, la technologie pour la technologie ce n’est pas ma tasse de thé. Et je crois que ça explique en partie les problèmes vécus en informatique.

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  • @1consultant
    La méthode Agile … ouais. Il y aura toujours des organisations pour flopper malgré cette méthode. Le prototypage était supposément la méthode qui révolutionnerait l’industrie dans les années 80. Ce fut un flop.

    Et franchement, le “pair programming”, il ne faut pas être psychologue pour s’apercevoir qu’on est unique que que malgré toute la meilleure bonne volonté des gens, on pense trop différemment pour que ça fonctionne. Après quelques jours de ça, on se met à penser que l’autres est fou. (J’ai vu une compagnie qui l’a essayé et les deux programmeurs-analystes, deux personnes très ouvertes, perdaient un temps fou à essayer de comprendre comment l’autre pensait pour en arriver au code écrit à l’écran. Ca ralentissait le développement et il n’y avait pas plus de qualité). La bonne vieille méthode du “Eille. Aurait-tu une idée comment faire telle affaire ?” “Ouais. Regarde dans le programme XYZ. J’ai fais quelque chose de semblable” Ca fonctionne très bien.

    Il suffit d’avoir des bons standards de programmation et de la revision de code agressive pour avoir de la qualité. Et quand je parle de “bons” standards, je ne veux pas dire qu’ils ne servent à ce que tout le monde formatte le code de la même façon. Un standard doit avoir un but. Il doit augmenter la lisibilité du code et la performace du programme. Et il n’y a pas de règles absolues pour la performance.

    Pour qu’on projet résussisse, ça prend 6 choses :
    - Des étapes bien définies qui ne durent pas plus de 6 à 9 mois. (plus long que ça, les gens et les idées changent. C’est le facteur premier pour démolir un projet).
    - L’engagement des dirigeants
    - Du personnel compétent
    - Des consutlants compétents
    - Une équipe de gestion du changement qui fera en sorte que les utilisateurs seront motivés à travailler sur le projet pour donner la meilleure information possible sur leurs besoins et auront hâte de voir le produit fini.
    - Un consultant indépendant qui sera le chien de garde du projet. Celui qui surveillera les consultants. Celui qui tranchera quand viendra le temps de prendre les décisions difficiles (changement au “scope” du projet).

    Les projets qui ont bien fonctionné avaient ces six choses.

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  • Ayoye! Il y en a tellement à dire sur ce sujet. Pourquoi les projets plantent et qu’ils coûtent cher.
    Le gouvernement qui cherche des gestionnaires de projets de 20 ans d’expérience qui devront se défoncer pour rattraper le temps perdu, mais qui offre un salaire de finissant d’école. Avec qui se retrouvent-ils?
    Définir un projet en fonction de la fin recherchée plutôt que sur les moyens.
    La maladie du programmeur de toujours mettre à la poubelle ce qui avait été fait avant lui et tout recommencer à neuf, à sa façon qui est évidemment la bonne.
    En corollaire le programmeur qui quitte la barque avant d’avoir fini son travail, parce qu’il réalise que son idée a des limites et que oops il aurait dû faire ça autrement.
    Le gestionnaire de projets qui doit avoir plus de compétences en finances qu’en ingénierie pour que les décideurs, ceux qui contrôlent l’argent, daignent les écouter.
    Tous ceux qui veulent ajouter une petit quelque chose à la spécification du produit, tant qu’à y être, sans avoir idée de la charge de ces changements sur le design initial, jusqu’au moment où tout craque.
    Des bases de données supposément flexibles, mais avec une interface utilisateur horrible et non-modifiable.
    Des projets tellement longs que la technologie proposée au départ est obsolète au moment de sa mise en application.
    De l’informatique, c’est rien que des lignes de code à taper, et qu’on peut corriger plus tard, qu’ils pensent.
    Elle n’est pas facile la solution.

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  • Équation simple pourtant. Par exemple:

    Projet = 300 $ millions

    Contingence 10%

    Obligation de résultat de la part des mandataires, si cela ne fonctionne pas, on récupère les billes.

    Simple n’est-ce pas ? Pourquoi lorsque l’argent des contribuables, les projets qui vont avec, sont gérés par l’état, assiste t’on à un scénario différent que dans le privé ? Tu livres je paye, tu ne livre pas, tu me rembourse.

    Autre question ?

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  • Il n’y a pas eu juste dans le secteur public qui a eu des désastres. Je peux vous en lister plein de projets dans des universités et cégeps qui ont coûté des fortunes, qui n’ont jamais été livrés ou utilisés et qui ont coûté des millions…

    Dans le privé aussi, juste à vous rappeler du désastre du système de facturation de Bell. D’autres grosses compagnies aussi ont des désastres dont on entendra jamais parler mais que le consommateur finira par payer (prix augmentés, erreurs de facturation etc).

    Hydro-Québec aussi n’est pas en reste.

    Pas juste des projets informatiques. Combien pensez-vous que ça coûte à la société équiper une armée d’employés ou de fonctionnaires avec des “boîtes à beurre” comme ordinateurs qui sont déjà désuets au bout de même pas 2 ans et qui coûtent un bras à entretenir? Sans oublier tout le réseau en-dessous pour faire en sorte que ça puisse communiquer entre eux et avec les serveurs majoritairement Microsoft.

    À en avoir le vertige!

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  • ….Deux mots: corruption, incompétence.

    Trois mots: corruption, incompétence et Windows.

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  • Les échecs en informatique ne sont pas le propre des gouvernements. Les compagnies, en devenant immense, se comporte comme des gouvernements. J’ai travaillé il y a quelques années pour une multinational américaine ayant des usines dans les grandes villes canadienne et américaine. Lors d’un des premiers meeting que j’ai eu avec la maison mère canadienne a Toronto, mon vis-à-vis torontois m’a a peu près dit ceci: « Le data center va t’envoyer plein de projet. Des serveurs, des logiciels a implanter. Il faut que tu navigue sous la ligne du radar. Tu installe ce que veulent le data center a new york juste pour qu’ils voient sur le réseau que tu as fait ton travail. Mais tu conserve ton réseau. Les systèmes de la maison mère américaine ne fonctionne jamais. »
    Et c’était vrai! Si on avait fonctionné avec les cochonneries que la maison mère nous envoyait, la compagnie auraient été paralysé « coast to coast ». La seule chose que nous aurions pu produire, c’est des rapports.

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  • @Nelson
    … se retrouver au ban et non au banc. S’cuze la!

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    • @ papynut

      C’est vrai; ça veut dire bannir. Mais dans l’expression banc d’infamie, il s’agit d’un banc, comme dans le cas d’un banc des accusés. En tout cas, me semble.

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  • Les projets foirent pour les raison suivante :

    - Celui qui le conçoit n’a aucune idée de ce que fait l’utilisateur finale.
    - Celui qui donne la commande est habituellement un gestionnaire. Ce qui lui importe, ce que le fait tripper, ce sont les projets qui lui produisent un rapport.
    - Les gens chargé de l’implanter à l’interne n’en n’ont rien à cirer d’un Xième système foireux.
    - Les utilisateurs sont engagés pour faire une tâche spécifique. Pour lui, l’ordinateur n’est qu’une autre façon de faire sa job. Et pas nécessairement une meilleur façon de faire sa job.
    - Le projet est conçu par un geek qui ne comprend pas que l’infirmière considère l’ordinateur comme une % »?|<} de machine.
    - J’ai trop souvent vu des gestionnaires être trop impressionner par les « three piece suit » et par des powerpoint. Voir a ce sujet le livre « La dictature de powerpoint , enquête sur ce logiciel qui rend stupide »
    - Aucune balise budgétaire.
    - Les gouvernements ont une contrainte supplémentaire : s’il demande a un sous-traitant de se faire rembourser, il y a de bonne chance que cette compagnie fasse faillite. Ce qui serait inacceptable pour un gouvernement.
    - La fraude. Dans le cas du contrôle des armes à feu, il n’y a aucune autre explication possible. Un incompétent peut faire monter les prix de 3,4,5 ou 600%, mais pas 2000%!

    La liste pourrait s’allonger indéfiniment. Et toutes ces réponses sont bonne.

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  • De phantoman

    « J’ai trop souvent vu des gestionnaires être trop impressionner par les « three piece suit » et par des powerpoint. »

    Oh que oui !!! Malheureusement dans plusieurs organisations, plus les gens sont hauts dans la hiérarchie du service informatique, moins ils connaissent le domaine. Et ça donne ce que cela donne. Et j’ai constaté cela dans des organisations privées. Dans bien des petites entreprises, celui qui prend les décisions concernant l’informatique est le contrôleur de l’entreprise. Quelle connaissance possède-t-il en informatique ?

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  • Comme le soulignait M. Dumais, la qualité des commentaires est impressionnante.

    Je vais quand même ajouter mon grain de sel.

    1) Je suis en désaccord avec l’idée que le privé fait mieux que le public. j’ai passé ma carrière dans le privé dans de grosses organisations et j’ai vu ma part d’échec total sur des petits et des très gros projets. cybernard cite des exemples. Sobey a vu ses profits mis en danger par l’échec d’un projet de système d’Approvisionnement. J’ai assisté à la mise à la poubelle d’un projet de 30 millions. Et combien d’échecs sont maquillés.

    2) L’incompétence est la norme: je ne veux pas dire que les informaticiens ne sont pas intelligents. Je veux dire que de nouvelles technologies sont introduites plus vite que les gens peuvent les maitriser et bien les utiliser. Le même problème se répète au niveau des méthodologies de développement de système et de réingénierie des processus. Idem pour l’intégration des systèmes. Monteriez-vous dans un avion fabriqué par des informaticiens?

    3) Les informaticiens ont perdu tout pouvoir et influence: dans les grandes corporations, les VP et directeurs magasinent leurs propres logiciels et les font installer par des consultants externes sans souci d’intégration ou même des intérêts de leur organisation. Il n’y personne pour garder le cap et faire des choix et je ne parle pas ici de choisir une marque de serveurs.

    4) L’industrie ne va pas changer: malgré l’incroyable gaspillage, les systèmes informatiques amènent à la société des gains de productivité immense. Clairement, les projets actuels en santé sont trop ambitieux mais un jour, quelqu’un va réussir et multiplier la capacité de nos professionnels a produire de la santé. Ça pourrait même être un système plus humain.

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  • 1consultant a très bien résumé le problème.

    Le point 3 concernant la consultation est tellement vrai et tellement stupide!! On fait affaire avec des firmes certifiées ISO qui eux shippent une ressource d’une autre entreprise qui n’est pas ISO… on vient d’ajouter un intermédiaire qui se prend une cut de plus.

    Les pistes de solutions apportées par 1consultant sont aussi très bonnes, même si certaines irréalisables (enlever permanence des fonctionnaires…). En voilà des solutions pour réduire (de beaucoup) le fardeau fiscal du gouvernement… le développement informatique ça coûte tellement cher, il y a vraiment moyen d’être 100 fois plus efficace au gouvernement!

    Faudrait juste un gouvernement prêt à s’attaquer aux VRAIS problèmes plutôt que juste ajouter des lois et des programmes.

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  • @Dumais

    Juste un mot pour souligner l’article de cyberpresse concernant les déclarations de Mme Courchesne et plus spécialement:

    1) ouverture aux logiciels libres dans les appels d’offfre

    2) et cette citation: «Mais à ses yeux, le plus important est la volonté de rebâtir l’expertise de l’État en informatique. «La véritable rupture est là. Ça signifie qu’on abandonne l’idéologie qui prédominait jusqu’ici, et selon laquelle l’intelligence nous sera fournie par les multinationales.»»

    Je voudrais bien connaître l’opinion de nos savants débatteurs sur cette question.

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  • Oui, je connais. J’ai travaillé Au Centre informatique du gouvernement. Les projets des consultants étaient pour la plupart à reprendre à l’interne. Pourquoi, par manque de connaissance de la culture d’entreprise. Exemple : les systèmes (dit vieillot) au Gouvernement qui fonctionne ENCORE sont ceux développés à l’interne. Faites enquête.
    On a essayé de les remplacer par des projets « externes » et cela a flopé pour la plupart.
    J’en ai monté avec des consultants mais en gardant le contrôle du devis et seulement avec des pros disposés à comprendre la commande. Au Fédéral, on redonne des contrats à ceux qui ont déjà eu des ratées majeures. Pourquoi? Si on avait mis 2 milliards en prévention et en éducation au lieu dans un système flou, imaginez le nombre de vie sauvée. Un petit cours de science logique …avec ça!

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  • Dites-vous bien que dans les entreprises il y a aussi beaucoup de projets qui foirent, sauf que le grand public ne le saura jamais parce qu’une entreprise n’ira certainement pas claironner sur tous les toits qu’elle vient de gaspiller quelques dizaines de millions de dollars dans un système qui ne marchera jamais, ça ferait baisser les cotes boursières. Donc, le projet est canné et plus personne n’en parle.

    La grosse différence avec le gouvernement et les sociétés d’Etat, c’est que tout ça passe sous la loupe du vérificateur qui fait un rapport à l’Assemblée nationale où les partis d’opposition ne lâcheront pas le morceau si généreusement garroché dans l’arène et les journalistes en feront autant. C’est normal. Mais, il ne faut pas croire pour autant que dans les entreprises privées c’est la vie en rose.

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  • D’accord avec Cowboy sur le point 2). Combien de fois je me suis obstiné avec des VPs qui achetaient divers telophones intelligents et qui étaient et TAB&?&? parce qu’on pouvait pas le connecter sur le serveur Blackberry. Ou l’autre VP qui achetait 1000 et un cossins au magasin informatique du coin et demandait des heures et des heures de support. Bien sûr, aussi, tout le support que nous devions donner aux exécutifs pour leurs bidules personnels (I-Pod, etc cie).

    Pour répondre à l’autre commentaire de cowboy. Je ne connais pas les gens qui travaillent en informatique pour l’État. Cependant, je doute qu’ils n’ont aucune expertise. Comme dans toute entreprise, il y a fort probablement des gens très allumés et d’autres, bof! Je n’ai pas vu la citation d ela ministre dans les détails. L’expertise de qui vise-t-elle a amélioré? Politiciens? Hauts fonctionnaires? Perosnnel informatique? Ça sonne bien comme citation, mais disons que ça sonne un peu creux.

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  • @cowboy

    1) est souhaitable mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Le logiciel libre pourra remplacer un sous-ensemble de la base installée de certains logiciels tels MS Office, mais il n’aura pas grand impact pour les logiciels spécialisés (finance, médical, etc) qui sont une grande part des dépenses informatique du gouvernement. Par contre, il serait intéressant (au moins à titre d’expérience) que les logiciels développés par le gouvernement soient libres…

    2) il est urgent d’augmenter les compétences informatiques dans l’état. C’est vraiment souvent affreux. En tant que trippeux, je suis certainement plus connaisseurs que beaucoup de techniciens du gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas en coupant 200 millions de $ que ça va arriver…

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  • Voici un sujet qui est complexe et qui ne se règle pas en quelques commentaires. J’ai lu beaucoup de commentaires qui ont des arguments qui tiennent la route et d’autres qui sont moins constructifs.

    Je me pose la question “Pourquoi réinventer la roue à tout prix?”. Je ne peux pas croire qu’il n’y a pas une chaîne d’hopitaux américaine qui n’ont pas un système de ce genre. Peut-être pourrait-on la remodeler pour convenir à notre réalité.

    Les pharmacies Jean Coutu se partage les dossiers de médicament, c’est déjà un bon début!

    Mais en utilisant la solution présentée, je vois déjà plusieurs personnes brandir les pancartes “So-so-solidarité” ou encore des gens dire que nous avons toutes les compétences nécessaires au Québec.

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  • ”bon bain” après toutes ces superbes palabres des plus inutiles…genre… en créant tant d’offres d’emploi pour fonctionnaires de l’État (lire : province) du Québec social-démocrate…

    - Projets en ”santé” québécois : Pourquoi tant d’échecs ?

    - Projets en ”éducation” québécois : Pourquoi tant d’échecs ?

    - Projets en ”infrastructure routière” québécois : Pourquoi tant d’échecs ?

    Posez-vous ces trois ”pourquoi”… c’est de répondre à :
    Projets informatiques québécois : Pourquoi tant d’échecs ?

    Next!

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  • @ Leflipside

    Ton point étant..?

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  • @ 1consultant

    Parmi vos solutions, enlever la permance aux employés de l’état est une décision qui sera prise au niveau politique et comme c’est un suicide électoral, nous sommes ne face d’une quadrature de cercle…

    René Lévesque a simplement coupé le salaire des enseignants et ceux-ci l’ont politiquement lynché les années subséquentes. Aucun autre politicien Québécois ne veut revivre ça… Imaginez enlever la permanence…

    Bref, ce système est condamné à imploser avant qu’il ne change!

    Merci pour votre nalayse et votre mise en lumière… ça m’a beaucoup instruit!

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  • … et pardonnez mes dyslexies de clavier! :-)

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  • La maison qui rend fou tente encore de s’ informatiser? Tant que tout ce beau monde ne dérange pas trop le cour normal des choses.Est-ce que le projet avorté GIRES(400 millions) etait necessaire ? Est-ce que ces projets change quelque chose au service au citoyen ?

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  • @dennis_dubeau

    je seconde. Mon prof de chimie disait « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ». Je suis flippé, que dis-je tilté par ces propos.

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  • Beurrage! Le Beurrage!!!

    Pas juste à Québec! “Full” beurrage à Ottawa aussi, toasté des 2 bords! Beurré très épais itou.

    En plus de 10 ans comme consultant au Fédéral, combien de mandats ou de systèmes informatique ai-je vu foiré, tabletté, terminé, oublié ou “scrappé” pour cause de changement de gouvernement ou de politique? Combien de gestionnaires, de consultants, de fonctionnaires ai-je vu engloutir des sommes faramineuses pour la production de rapports ou de systèmes inutiles?

    J’ai vu du beurrage qui beurrait tant tellement que c’en était carrément immoral! Heureusement, je suis bien loin de tout cela maintenant…

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  • dennis_dubeau 16:33

    Vous lisant régulièrement sur ce blog, je sais pertinemment que vous feignez de ne pas saisir le ”point” de mon propos…
    Politiquement, votre approche à la ”pêche” est à repenser…

    ;-)

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  • La sécurité lors du G20 à Toronto à coûté 1 milliard.
    On a fait 1000 arrestation…

    Ce qui veut dire un MILLION par arrestation……

    Qui dit mieux dans les TI

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  • @ Flipside

    Vous lisant aussi moi-même, je sais que votre propos est souvent de mettre le feu sans argumentaire… juste pour faire réagir!

    Mais croyez-le ou pas, rien compris de votre point… tant est qu’il y en ait eu un autre que la tentative zizanesque ayant, au demeurant échouée…

    J’vous dis pas de bravo, cher ami… Mais je respecte votre non-point de vue! :-)

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  • *Dubeau glisse subrepticement une enveloppe brune à Marcovsky…*

    Chut… pas un mot. On se connait pas.

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  • En tout cas, super beau sujet!

    Merci Nelson et aux participants!! J’ai réellement apprécié…

    PS: Nelson, ça te dispense pas de NOTRE cadeau de Noël… Une belle enveloppe avec… un conte dedans!! :-)

    Et c’est pas l’actualité qui manque, ces temps-ci… Et disons que 2-3 dessins pour supporter le tout, et bien… ça en inciterait peut-être quelques-uns ici à écrire à M. Gesca pour faire part de leur appréciation de ton travail et même, demander une augmentation de salaire, voir une masseuse thérapeutique chinoise de 21 ans pour t’aider à éliminer le stress de ce travail supplémentaire que nous requérons de toi… Y restera juste le type de thérapie à définir…

    Non?

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  • Une piste de solution se trouve sur les bureaux des dirigeants de firmes de consultations informatiques. La vraie magouille se trouve là…

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  • Je suis soufflé par les possibilités pratiques du Web 2.0. Voilà un rare article magnifiquement complété et bonifié par les commentaires des lecteurs. Bravo à vous et aux commentateurs! Si votre contrat vous le permet M. Dumais, laissez respirer pour encore quelques jours ce texte, en souhaitant que les commentaires de qualité continuent d’alimenter vos avides lecteurs.

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  • La ministre Couchesne ouvre la voie aux logiciels libres enfin pas trop top seulement de 5 a 10 ans de retard sur les parlements Européens, mais mieux vaut tard que jamais et ici un article qui parle de l’experience des députés ou l’asemblée nationale de France (Vive la France!) pourrait donner des idées a Mme. Courchesnes:

    http://www.zdnet.fr/actualites/linux-a-l-assemblee-nationale-un-premier-bilan-positif-39382082.htm

    -témoignage des députés eux memes, il est mentions aussi qu’ils ont sauvé 500,000 Euros et ca seulement a l’assemblée nationale.

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  • machinchouette101

    Un commentaire, comme ça en passant.
    Quand je travaillais à Hydro-Québec, on nous a envoyé suivre un cours de Word et Exel.
    ON AVAIT PAS ENCORE D’ORDINATEUR au travail. Deux jours à somnoler sur une chaise. Assez fort merci. Mais fallait justifier une job à un ”spécialiste”.

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  • @dennis_dubeau 18:15
    vous écrivez  ”mettre le feu sans argumentaire”
    Ce n’est pas un gros envie qui me manque, mais, mettons que : Un jour, ici, le locataire du tapis m’a expliqué que mon ”style” argumentaire convaincant ne convenait pas…à une section de la galerie… Donc depuis lors je pose ici et là une question sans argumenter pour que les plus ”smarts” se questionnent…
    ”En ski” concerne le pourquoi de tant d’échecs québécois… Soit que vous en fumez du ”pas bon” ou ben vous êtes un prospère vendeur de ”tables de concertation” usagées!
    Excusez-la, mais, c’est l’heure que j’aille ”braconner”…
    ;-)

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  • Pour ce qui est du logiciel libre au gouvernement, oublier ça.
    Microsoft règne mur-à-mur et essayer même pas de parler Mac avec ces gens, alors le libre Ubuntu et consort…..

    Vous installer des produits Microtruc, vous utilisez leurs produits, souris, claviers….

    Vous programmez avec .Net de Microchose et Sharepoint, faut que ça roule avec Internet Bulls**t sinon ça plante.

    La presque totalité du personnels informatique bande sur Microsoft.
    Je suis le seul à parler d’autres chose et je me fait toujours regarder comme un extra-terrestre.

    Je ris de la déclaration de la Courchesne, elle sait même pas c’est quoi un ordi.
    Elle utilise juste un Blackberry. Ça aussi c’est pas près de changer pour autre chose….

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    • Gosh c’est par ce que l’on met dehors Wang, digital et ibm que
      Le system est si brise, et tu voudrais que l’on y revienne par la petite
      Porte, sois linux…et son manque d`interopabilite et d’uniformité.
      Les vieux terminaux a manivelle ne sont pas encore froids et tu
      Voudrais que remplace Windows par des antiquités enjoliver d’un
      Nouveaux nom. Aussi libre et gratuit qu’il son. Un retour en arrive
      Même avec une belle boucle colore, c’est un retour en arrière.

      Ma formation est sur digital ces il y a 40 ans. Cela était la grande vie
      La grande aventure… mais sorry je suis sortie du carre de sable
      Et abandonner par le même cout mes culotte courte, déjà os2 cela
      A été l’enfer et un gaspillage éhonté, comme s’enferme dans son coin
      Avec un system sans avenir. Revenir à une version enjoliver et renommer
      Dun passé encore plus reculer,

      Ces bons pour les adolescents de 40ans Qui rêve de revivre la grande aventure.
      Sorry Guys ces trop tard. Le monde informatique a changé évoluer. La roue a déjà été
      Invente.
      Et c’est ça le problème je croie on veut réinventer la roue à chaque voyage.

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  • Comme bien le dit l’article, pas facile de dire à qui la faute, toutefois il y a à mon avis des pistes. Parmi ces pistes en voici quelques unes:

    1) Incompétence, autant du côté du privé que du côté du public. L’informatique est un domaine non réglementé dans lequel n’importe qui devient informaticien. On devient analyste responsable de projet uniquement parce que on a travaillé un couple d’année comme programmeur. D’autres fois, c’est tout simplement à cause qu’on possède on baccalauréat peu importe le domaine. L’important c’est d’avoir l’air intelligent lorsqu’on passe l’entrevu. J’en ai vu des analyste en informatique qui n’ont jamais pris aucun cours en informatique.

    2) Dans le but de protéger leur derrière, les gestionnaires, sont prêt payer le gros prix. L’important est de pouvoir se laver les mains si le projet foire. Alors, pour cela ils vont jusqu’à payer des consultants qui vont mettre noir sur blanc ce que tout le monde sait déjà.

    3) Manque de compréhension du besoin. Les gestionnaires approuvent des projets sans connaître le réel besoin. Ils sont dépassés par les technologies de l’information et lorsqu’ils prennent leurs décisions, ils ne demandent pas conseil aux bonnes personnes.

    4) Peur de l’inconnu ou influence externe. Je ne comprends pas pourquoi au gouvernement l’open source n’as pas été exploré depuis longtemps. Peut-être qu’à ce moment on serait en train d’économiser des millions en licences.

    5) Trip de pouvoir. Tout le monde veut avoir l’air intelligent lorsqu’on parle de technologie d’information. Chicanes à l’infini sans tenir compte des ressources.

    6) Aucune conséquence des actes. En informatique n’importe qui fait n’importe quoi sans conséquence.

    7) …

    Plus je vois ce genre de choses, plus je pense qu’un ordre d’informaticiens serait une bonne pour régler une partie des problèmes.

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  • @rootdown

    Pour le libre, vous avez raison, ca marche très bien pour l’infrastructure logicielle (du système d’exploitation a toute sorte de serveur web, fichier, base de donnée et environnement de développement). Pour les logiciels d’affaire, c’est moins évident.

    Ce que le gouvernement a besoin, c’est d’un petit groupe pour décider ou on s’en va au niveau processus et technologique dans les grandes lignes. Mais comme on l’as dit plus haut, chaque nouveau programme doit mettre tout le monde en mode panique.

    @phantoman

    Chaque ligne de votre commentaire me rappelle un projet foireux.

    @planteg

    C’est tellement drole de lire les offres d’emploi genre:

    5 ans d’expérience en gestion de projets
    Connaissance des comptes à recevoir dans la construction
    Connaissance approfondies du milieu de la construction
    Connaissance intime du module RZ de SAP Super Enterprise
    Connaissance parfaite de la suite Office 2007
    10 ans d’Expérience en développement AJAX
    Doit être PMP, MBA, MSCNE, MSCWS, ABC, DEF, MNOP, UML.

    Moi, j’essaie de rentrer à Montréal, mais c’est quoi mes chances de fitter dans un de ces profils?

    @nbourre

    Oui, il faudrait que l’état cherchent des logiciels qui existent déjà et les attachent ensemble avec SOA ou l’équivalent: aux USA, en France, en Espagne. Il faut juste savoir qui a pris de l’avance.

    @dcsavard

    Vous avez tout a fait raison. Les mécanismes de vérification publique exposent les échecs et les journalistes les rapportent. Pour le privé, je connais un seul exemple d’une compagnie qui a tué un projet et pris une perte de plus de 10 millions.

    @citrix

    Aucune compagnie ne va prendre un contrat d’informatique clé en main. Ils savent que le projet est sous-estimé (le métro de Laval) ou ils voient venir le «scope drift». Rappelez-vous Lamarre de SNC- Lavalin disant avec son air fendant que le toit du stade couterait 300 millions et pas une cenne de plus. Il n’as pas refusé le chèque supplémentaire de 150 millions.

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  • CECI N’EST PAS UN COMMENTAIRE, JUSTE UNE INFORMATION POUR NELSON

    Nelson, tu voulais regarder RDI endirect sur ton PC sans avoir a faire de bidouillage? Voici le plus simple: Dans la nouvelle boutique de apps de google Chrome, telecharge TV Chrome. Des postes de télé de partout, incluant RDI. Ca stream a travers le fournisseur, donc RDI ne detecte pas que tu es au canada.
    Ca amrche tres bien!

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  • Excellents sujet et commentaires. Mon grain de sel (je travaille dans le domaine depuis près de 2 décennies) :
    Depuis la débâcle en 2001-2002, les “preneux de décisons”, les tricotteux de paniers des RH (i.e. les ressources inhumaines corporatives) ont décidés que savoir programmer et être logique n’était plus du tout important pour un programmeur…c’est un critères d’évaluation qui passe en dernier! Résultats : un paquet (min 80%) de grandes yeules et de bullshiteux qui travaillent en informatique au Québec…et les applications toutes croches qui viennent avec!

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  • Nelson tu as ouvert la boîte de Pandore qui était cachée dans un panier de crabes. Tu as bien cerné la probématique. Par la qualité des inteventions j’en déduis que tu es un des rares journalistes respecté dans le domaine informatique. Mais je ne peux m’empêcher d’y mettre mon grain de sel.

    Le monde de l’information évolue tellement vite que nous sommes tous devenus incompétents surtout dans ces immenses projets d’information. Il faut savoir que ces projets contiennent des cahiers de charge de plusieurs milliers de pages écrites dans un langage hermétique et souvent incohérent. Les vrais clients de ces systèmes sont rarement consultés, et ceux qui les réprésentent, soit qu’ils n’ont jamais exécuté ces tâches ou soit que ça fait trop longtemps. De plus, les besoins sont souvent exprimés sous forme de solutions.

    Maintenant les gestionnaires ne sont plus issus de la base, mais plutôt des HEC. Ils gèrent des budjets et des échéanciers, la tâche ne les intéresse nullement. Ils restent en poste environ deux ans et s’en vont occuper un poste dans une autre unité administrative ou une autre compagnie. Ce sont des carriéristes.

    Sur le nombre de signataires d’un projet de plusieurs années, on peut s’attendre à en perdre un par année, ce qui fait qu’à la fin du projet, il ne reste plus personne d’imputable.

    Sur ce, j’espère que La Presse sera reconnaître ton excellent travail de façon monnayable, et Joyeux Noël à toi et à ta famille.

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    • @ laurconan

      Au travers votre commentaire d’une très grande justesse, vous ajoutez un compliment. Merci pour les deux.

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  • @ Leflipside

    …”Donc depuis lors je pose ici et là une question sans argumenter pour que les plus ‘’smarts” se questionnent…
    ”En ski” concerne le pourquoi de tant d’échecs québécois… Soit que vous en fumez du ”pas bon” ou ben vous êtes un prospère vendeur de ”tables de concertation” usagées!”

    Ahhhh! Okayyyyy… Vous êtes comme une sorte d’avocat du diable qui n’aurait pas fini son barreau?

    Plus smarts? Le dernier test de QI que j’ai passé me donne environ 150. Sans être Mensa, c’est tout a fait vivable pour comprendre Benoit Brunet qui décrit un match du Canadien! Et je n’ai pas compris votre éclaircissement encore…

    P’tête que j’ai finalement pas passé le bon test…

    à toi, Jean-Maurice…!

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    • @ dennis_dubeau et leflipside

      Ce débat est insoluble, donc inutile. Merci de l’avoir tenu, maintenant on passe à autre chose.

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  • @elmiro
    Vous exagerez un peu pas mal. “n’importe qui devient informaticien.” Je travaille en entrepot de données et j’ai souvent fait la partie technique de l’entrevue et j’ai souvent passé des entrevues. En général, le “n’importe qui” est très facile à découvrir et son CV se retrouve à la poubelle assez vite. Il y en a très peu qui se rendent à l’entrevue et virtuellement jamais un qui se fait embaucher.

    Votre point 3 est très juste par-contre. Le problème vient souvent des gestionnaires non-informaticiens qui sont bons dans Excel (donc bon en informatique selon eux ????)

    Votre point 6 est completement faux. Une compagnie qui laisse faire ça va faire faillite très vite.

    Les ordres professionnels ne font que protéger leurs membres. Compétents ou non. Regardez les autres corpos. A part le Doc Mailloux ou des criminels, qui se sont fait sortir de leur profession par leur corpo ?

    @loosetooth
    N’importe quoi ce que vous dites. Les bullshiteux, ce sont les boss de petites compagnies de placement qui essaient de faire du cash sur le dos des gens qu’ils placent. Souvent, ils vont envoyer ce qu’ils ont sous la main même si la personne a une expérience autre que celle demandée.

    Tu a toujours fait du C mais ils veulent du ABAP. Il t’envoie passer un “crash course” pis débrouille-toi sur le contrat. Si tu te plantes (les probabilités sont grandes), le head hunter va dire au client que tu lui avais menti.

    Le “boostage” de CV est rarement fait par la personne elle-même. J’ai déja vu les yeux d’un candidat s’ouvrir très grand quand je lui ai dit parlé de ses “5 ans d’expérience avec Oracle”. Il a confessé qu’il avait juste suivi le cours et que le CV que j’avais dans les mains avait été “formatté” par le headhunter. On l’a quand même engagé comme Junior et il est devenu très bon. Mais son headhunter a eu la moitié de sa commission et on a plus jamais rien pris qui venait de lui.

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  • @Nelson et surtout, @Tous

    Ça fait des mois que je ne lis plus les commentaires sur ce blogue car la plupart sont du style: X est meilleur que Y et si tu utilise Y t’es un con. Pas d’échanges possibles. Un vrai dialogue de sourds. Des enfantillages pour la plupart.

    Mais OMG! Les commentaires de ce billet sont pertinents et quoi que le sujet se prête aux possibilités d’attaques, rien de ça. On discute en adultes et on argumente sans attaquer.

    Mon souhait en 2011? Que ça continu comme ça et que l’on puisse discuter et argumenter sans que ça vire en attaques et enfantillages afin de bonnifier et d’apporter une plus value à ce blogue. Mais bon, je ne crois plus au Père Noël depuis un bon bout de temps.

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  • Un informaticien, ça ne veut rien dire,un projet est normalement constitué de programmeurs en xyz, d’analystes(specialiste des petites boites de bd relationnel) et des chefs de projet qui eux viennent de n’importe quel milieu. Qu’est-ce que ‘Open Source vient faire sur ce sujet ??

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  • @ Nelson
    As-tu l’intention de revenir sur le sujet ? Il me semble se dégager certains constats provenant de plusieurs intervenants crédibles. Merci à ceux-ci d’ailleurs pour la qualité des commentaires, “1consultant” particulièrement pour l’ampleur de son analyse et l’objectivité qu’il y a mis.

    Il serait fort intéressants à bien des gestionnaires de consulter ce blogue, plusieurs pistes de réflexion et plein d’analyses très valables, envoyez le lien à vos collègues et/ou clients les amis.

    Alex.

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  • @elmiro

    Concernant le point 2, peu importe le domaine d’activité, que ce soit dans le public ou dans le privé, arrivé à un certain niveau hiérarchique, le premier soucis est souvent justement d’éviter les problèmes et de garder son emploi. La situation que vous décrivez est tout à fait normale. Tout le monde a des factures à payer à la fin du mois… Même si on laisse souvenet miroiter le contraire, dans la vie, l’audace est rarement payante, surtout si l’on a pas mal à perdre…

    Ce qui m’amène à un petit adage expliquant vos points 2 et 4. Je ne sais pas si c’est toujours utilisé, mais il y a déjà un petit dicton qui disais: “Personne n’a jamais perdu son emploi pour avoir choisi IBM”. La version logicielle de ce diction pourrais être:”Personne n’a jamais perdu son emploi pour avoir choisi Microsoft (ou autre grosse compagnie de votre choix)”. En pratique, ça signifie que personne ne reprochera à un gestionnaire d’avoir choisi un produit MS même si plus coûteux et pas nécessairement le mieux adaptés ou performant. On tiendra MS, et non le gestionnaire, responsable des bugs, problèmes, fonctions absentes, lenteur, etc. A l’inverse, si ce même gestionnaire veux implanter une solution open source, il sais très bien qu’il met sa tête sur le billot et qu’on le tiendra personnellement responsable de tous les problèmes, petits et gros, reliés de près ou de loin à cette décision, même si très payante en bout de ligne. Donc, ça va prendre pas mal plus qu’une simple logique budgétaire à un gestionnaire pour changer du Microsoft pour du open source. On se tanne assez vite des complaintes quotidiennes des nostalgiques de Trombine qui nous accusent de sa disparition… ;)

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  • @zxcvb

    Pas grand chose en effet. Je signalais simplement a Mr. Dumais que les déclarations de Mme Courchesne pourrait faire l’objet d’une prochaine discussion. Mr Dumais parlait des coûts des systèmes informatiques gourvernemental mais les gens disent, les gens disent que le libre coûte moins cher.

    Je voulais surtout souligner l’autre déclaration de Mme Courchesne et solliciter l’avis des savants commentateurs. Alors, qu’en pensez-vous: l’état devrait-il cesser d’externaliser les décisions stratégiques en technologie et par conséquent développer une expertise interne?

    @csharprocks

    Je lève mon verre (de lait au chocolat) a votre commentaire. La difficulté, c’est qu’on ne sait pas comment on a fait. Sauf Mr Dumais, le coquin, qui a le doigt sur le piton.

    @tous

    Quand votre nouveau beau-frère va vous demander ce que vous faites dans la vie et que vous répondrez «informaticien», rappelez-vous qu’il va penser que vous vivez dans un monde de précision et de rationalité. Pourtant la motivation la plus puissante en informatique est la peur. La deuxième serait sans doute le besoin de controler. Parce qu’en informatique, les risques d’échec sont autour de 80%.

    Je me répète ca une fois par semaine et ca m’empêche de devenir fou.

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  • @ csharprock
    Vous devriez revoir votre méthode de lecture rapide, il y TOUJOURS d’excellents commentaires ici. Il faut juste apprendre à sauter les intervenants insignifiants qui sont là rien que pour énerver les autres.
    Dressez une black list et votre lecture n’en sera que plus agréable. Je suggère pour débuter d’y mettre :
    alexanticosti ; vraiment insignifiant et souvent hors sujet.
    dennis_dubeau ; pire que le précédent si ça se peut !

    Alex.

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  • @ du Beau
    Ce n’est pas par solidarité, mais je n’ai rien saisi du propos de viré-sul-côté non plus. Ça m’énarve de pas savoir si je suis d’accord ou contre son affirmation.

    Par contre je voulais te corriger, je pense que tu a omis une décimale dans le nombre concernant ton QI.

    15,0 correspond mieux à la hauteur intellectuelle de tes propos. Console toi, c’t'en masse pour faire de la bonne musique :-)

    Alex.

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  • Je ne peux répondre à la question de M. Dumais « Projets informatiques québécois : Pourquoi tant d’échecs? »

    J’ai écrit, au printemps dernier, « Mes réflexions sur le système de santé » dont voici un extrait qui concerne l’informatique…
    Je sais, c’est un peu naïf et sans autres arguments que mes émotions, mais je le soumets tout de même.

    _______________________________

    À mesure que des lits, voire des départements entiers fermaient dans les hôpitaux, l’attente aux urgences augmentait. Curieusement, au même moment, l’informatique faisait son entrée et se déployait dans le système de santé.

    Est-ce avec le même budget, destiné à chaque hôpital, que l’on a implanté cette technologie au détriment des soins aux malades et de la considération du personnel infirmier?

    C’est à partir de ce moment que l’on a commencé à dire que l’on manquait d’argent pour la santé.

    Avant le début des années 90, il n’y avait pas d’informatique dans les hôpitaux et ça allait relativement bien.
    Seulement imaginer le coût de cette technologie, j’en frémis!

    Au ministère : les administrateurs et directeurs plus ou moins compétents, les consultants, directeurs de projets, programmeurs et firmes extérieurs et j’en passe. Sans parler des projets qui se sont retrouvés à la poubelle, mais qui nous ont tout de même coûté une petite fortune.
    Dans les établissements : les ordinateurs, avec tout l’équipement, logiciel, écran plat, serveur, le personnel spécialisé pour tout entretenir et à quel prix. Les coûts de formation pour le personnel. L’achat et la location avec contrat de renouvellement pour toujours être à la fine pointe et ce, multiplié dans je ne sais combien d’endroits dans un hôpital.
    Ça coûte terriblement cher l’informatique, et ce, encore plus lorsque des compagnies privées avec leur personnel font affaire avec le gouvernement. Multipliez ce coût par le nombre d’hôpitaux au Québec, de CRSSS, de CLSC, etc. Ça devient faramineux.

    Et dire que c’est supposé augmenter l’efficacité du personnel, au contraire, l’attente est bien plus longue à cause justement de l’informatique, car le personnel qui s’en sert ne pouvant s’habituer (il est en rotation), se perd dans les méandres des logiciels… que de temps perdu.

    Je pense que le coût de l’informatique ne devrait pas être relié à ceux de la santé. Étant donné que l’informatique existe partout au gouvernement, dans tous les ministères, il devrait y avoir un Bureau Central des Technologies de l’Informatique avec les fonds nécessaires à sa gestion et à son implantation. Et surtout, rendre les intervenants responsables des échecs ou des réussites. Un rapport annuel, avec ventilation des coûts, devrait être remis à un vérificateur… et surtout, la population québécoise devrait être avisée des sommes engloutis dans les TI.

    Il faut sortir les coûts des TI du budget d’un hôpital, ça n’a rien à voir avec la santé.

    Je sais que l’argent vient du même endroit, c’est-à-dire du gouvernement donc nous, mais le budget relié à la santé ne devrait refléter que le coût des soins apportés aux malades. Nous aurions le vrai coût du ministère de la Santé et non pas de l’informatique.

    Combien de personnels et de matériels non médicaux sont inclus dans le système de santé? Je suis certaine que cet argent détourné au profit du parc informatique a contribué à la dégradation des soins.

    Je ne suis pas contre l’informatique, mais que ces chiffres paraissent ailleurs que dans le budget du ministère de la Santé.

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  • Dans les premières heures de cet article mon commentaire s’est perdu dns les limbes de IE en pésant su’l piton “envoyer”.
    J’y décrivais une situation récente dans laquelle j’ai magasiné des antennes Yagi (pour cell ou 3G) pour moi et des amis et fini par en trouver une avec un gain de 12 dbi à 85$. La firme de consultants qui a fait la même chose pour un grosse entreprise locale en a déniché une de 13 dbi à … 345$.

    Ça rejoint plusieurs propos tenus ici sur la compétence de part et d’autre des projets. Et sur les prétendus experts qu’on trouve partout.

    Je ne suis pas expert là-dedans, mais je le suis dans le domaine du GPS et de la boussole, assez pour pointer mon antenne à 183 degrés ; vers la tour de Rivière au Renard. Celle de mes experts cités plus haut est pointée à 160 degrés…
    Misère !

    Alex.

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  • @cowboy

    Vrai que les compétences demandé sont souvent exagéré, ce qui en pousse beaucoup a mentir sur leurs CV.
    Si quelqu’un dit qu’il a les compétences pour remplir de tel poste, il est soit:

    - Un menteur
    - Agé de plus de 120 ans
    - Une équipe de 20 personnes
    - Devrais diriger la planète

    Bonne chance pour ton retour

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  • Bon, je me lance, ma première participation à un blog dont le sujet m’interpelle particulièrement.

    Je dois avouer, comme plusieurs d’entre vous l’ont déjà fait, que la qualité des commentaires est très intéressante.

    Pour débuter, je dois spécifier que je suis consultant et que ma clientèle principale est essentiellement gouvernementale.

    Après plusieurs années dans ce domaine, j’ai été en mesure de constater que bien souvent l’élément déclencheur d’un chantier informatique est une loi ou un décret ministériel. Généralement, lors de l’annonce d’un projet de loi, la capacité de livraison de l’organisation n’est pas prise en considération. Ainsi, on se retrouve avec un beau texte de loi, une date de mise en œuvre annoncée par le ministre en personne et des gens des TI qui rament contre vents et marées pour livrer un système informatique qui sera en support à cette loi et faire en sorte que le ministre ait l’air beau et fin. Évidemment, comme que le concept d’imputabilité n’existe pas au gouvernement, on pointe du doigt les TI et non le ministre ambitieux lorsque des problèmes surviennent.

    Ce genre de situation n’aide en rien à hausser le taux de réussite des projets informatiques!

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  • @Tous Merci pour les super commentaires d’intérêt publique.

    Je veux ajouter mon grain de sel aussi, je crois que tout développement informatique payer par les deniers publique devraient être open source (libre) et ceci permettrais (je crois) d’améliorer le code selon les besoins qui change de façon continue. Ce sera pas nécessaire a chaque fois de re-inventer la roue et cela permettrais à des entreprises d’utiliser ce noyau pour en améliorer encore plus le code et ainsi vendre le code. La concurrence pourrais jouer pour les gouvernements. Ce serais tout bonus pour les payeurs de taxe (Gouvernement).
    Bon il est vrai où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie. (enveloppe brune, mauvaise volonté, profiteur de système etc.)

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  • utilisateurquelconque

    Tant à dire sur ce sujet. J’ai 18 ans de métier dans la consultation et voici les causes du marasme.

    1-L’informatique est un sujet éminemment complexe. Beaucoup plus complexe que construire des routes.

    2-Multiplication exponentielle des technologies depuis 15 ans. Chaque technologie est désormais un sujet d’étude en sois. Tous les projets TI actuels au gouvernement sont atypiques sur le plan technologique. Aucune firme n’est en mesure de faire le tour de l’arbre, il faut apprendre directement sur les projets.

    3-Les projets sont de plus en plus complexes sur le plan affaires. Il y a 20 ans, on développait pour imprimer des factures au client. Aujourd’hui, on veut informatiser un réseau de santé ultra complexe avec des entrepôts de données délocalisés (pour satisfaire la loi sur la confidentialité de l’information, certainement la plus complexe au monde). On parle aussi de transformation organisationnelle. En connaissez vous beaucoup vous des gens qui sont capables de transformer une organisation publique bureaucratique, avec les syndicats sur le dos, les paresseux de fonctionnaires qui pensent à leur retraite à 52 ans 10 ans à l’avance?

    4-L’industrie de TI est remplie de gens incompétents qui se donnent des titres élogieux. Flagrant manque d’éthique en TI et c’est dommage pour ceux qui en ont.

    5-Certaines firmes TI parmi les grosses valorisent de façon indécente un travail cochonné et font baisser les prix outrageusement. Petite surprise, Québec est probablement l’endroit où on paye le moins cher pour un consultant dans le monde. Moins cher qu’en Afrique en passant. Et contrairement à la pensée populaire, jamais un consultant à Québec (sauf les travailleurs autonomes) peuvent au net espérer rattraper le salaire d’un fonctionnaire si on tient compte des congés, de la retraite dorée, des petites primes de complexité pour booster le montant de la retraite, etc.

    6-La pire décision, serait de confier la réalisation de projets TI à l’interne au gouvernement. Incompétence notoire, ils sont davantage obsédés par leur droits de travailleurs que par livrer. Ce ne sont pas des préjugés, ce sont des faits constatés quotidiennement. Actuellement, pour 1 consultant sur un projet, on lui colle aux fesses un fonctionnaire pour le surveiller. Je n’ai jamais vu en 18 ans un fonctionnaire en TI qui livre quoi-que-ce-soit. Jamais. Désolé.

    7-Disparition d’une classe importante de hauts-fonctionnaires qui connaissaient bien les dossiers publiques. Où sont-ils? Sur les terrains de golf à temps plein, à 55 ans. On va leur payer une retraite pour les 40 prochaines années alors qu’ils seraient encore bons pour 15 ans facile de travail de plus.

    Des solutions? En voici.

    1-Exclure pour un minimum d’un an dans un organisme toute firme qui n’a pas livré le contenu de l’appel d’offre. Cela va assainir l’incompétence.

    2-Un projet ne devrait pas excéder 2500 jours-personne. Fini les méga projets de 25 000 jours-personne qui floppent à tout coup.

    3-Réduire au minimum le département TI des ministères. Contrairement à la croyance populaire, ils ne livrent rien, coûtent cher et mettent continuellement des bâtons dans les roues. As-t-on besoin d’un fonctionnaire pour chaque ouvrier sur un chantier de construction? Non. Pas plus en TI. Gaspillage d’argent.

    A+

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  • utilisateurquelconque

    Et tant qu’à être parti, j’en ajouterais un peu…

    Le CSPQ, centre des services partagées du Québec, l’invention démoniaque de feu Madame réingénierie de l’état Monique Jérôme-Forget, charge entre 1000 et 1200 comme taux moyen journalier de facturation aux ministères. Pensez-y un peu. Le gouvernement se charge à lui-même un taux moyen de 1000 à 1200. Et en plus, c’est une vaste bureaucratie qui offre des services à d’autres vastes bureaucraties. Pensez-vous en avoir pour votre argent comme citoyen? Voyons-donc. En passant, dans le marché de Québec, le taux moyen d’un consultant n’a à peu près pas bougé depuis 15 ans et il est l’un des plus bas au monde. Environ 550$ par jour. Je connais des garagistes qui chargent plus cher que ça.

    Concernant les bureaucraties, voici ce que Michel Crozier, éminent sociologue français en dit :

    “Le cercle vicieux bureaucratique
    Crozier montre que les acteurs , inclus dans une situation bureaucratique , peuvent manquer d’efficacité et d’initiative à cause des règles . Celles-ci ne peuvent en effet prévoir toutes les situations ce qui permet à certains individus de prendre une parcelle de pouvoir, en dehors ou à coté de ce qui est prévu par les règlements. En retour, l’organisation va prévoir des nouvelles règles pour limiter ces parcelles de pouvoir qui ne sont pas contrôlées. Ces nouvelles règles contraignantes s’ajoutent aux suivantes ce qui entraîne une routine chez l’employé, néfaste à son efficacité. Conséquence : la bureaucratie peut être caractérisée comme “une organisation qui n’arrive pas à se corriger en fonction de ses erreurs.”

    Si certains pensent encore que c’est en engageant plus de gens TI au gouvernement que les projets TI iront mieux, pensez-y deux fois plutôt qu’une. Un monde pavé de règles, de droits, de non droits, de contraintes, de politiques, de jeux de pouvoirs, de laxisme, de niveaux hiérarchiques, de contradictions, d’opportunisme, d’inertie et d’incompétence. Un beau cocktail pour être bien certain de livrer peu à un coût exhorbitant. Ce n’est pas politically correct de dire ça, mais c’est la plus stricte vérité vérifiable au quoditien. Tout ce que vous avez entendu et cru sur les fonctionnaires est malheureusement vrai. Même la personne la mieux intentionnée ne peut rien y faire, le problème est profondément systémique. Pas même Dieu peut y changer quelque chose.

    La seule solution, c’est de diminuer la taille de l’état donc diminuer le monstre bureaucratique. Il restera une bureaucratie, mais deviendra un plus petit monstre donc plus petit à gérer. Un petit monstre on peut le mettre en cage. Un gros monstre, c’est ingérable. Les projets TI auront alors plus de chances de réussir, y compris les projets non TI qui ne font guère mieux.

    Ouf, ça fait du bien…

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  • @utilisateurquelconque

    Loin de moi l’idée de te relancer, mais j’ai vu des projets se réaliser avec des taux moyens de $425. Et à ce prix, il fallait que les « tops-guns» soient continuellement présents chez le client.

    Pour le reste de ton analyse, je la partage à 200%… Nous nous sommes probablement déjà croisés sur le plancher du CSPQ.

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  • Depuis que les compagnies à 3 lettres ont pris le pouvoir au Québec, elles ont mis en place un système qui a pour objectif de gonfler les projets : des structures de gestion de projets hors proportions, des modèles d’appels d’offres qu’elles sont les seules à pouvoir se conformer, un lobbying permanent dans les corridors des donneurs d’ouvrage, l’hébergement et la fourniture des outils de travail fourni gratuitement (aux frais des contribuables) à une armée d’employés qui passent une partie de leur temps à se raconter leur dernier week-end ou leur dernier voyage dans le sud. Elles ont bien pu croître rapidement ces firmes qui ont mis dans le trou le Québec au cours des dernières années. Quand le gouvernement nous dit qu’il faut augmenter les tarifs et les taxes pour continuer à s’offrir un filet social, il nous mord à l’os : par son incompétence ou sa complicité, c’est lui qui a contribué à créer ces monstres voraces. Continuez de fouillez, mesdames et messieurs les journalistes et vous, monsieur le Vérificateur général. Vous n’avez pas fini de déterrer des cadavres informatiques et des projets mal foutus et des gouffres financiers. C’est évident qu’il y a collusion et surévaluation et trafic d’influence comme dans la construction. L’autre jour, dans le bus, deux consultants en rigolaient. Plus subtile (si on peut dire) parce que là on est dans le monde instruit, pas celui des gros bras. Bull shit intellectuelle et enveloppes bleues plutôt que brunes?

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  • @suzkinne

    Vous n’avez pas idée comment vous pouvez être dans l’erreur.

    Sans informatique, un hôpital en 2010 ne peut fonctionner adéquatement.
    Nous ne sommes plus en 1990…

    Je ne peux imaginer le département de laboratoire sans l’informatique.
    Le dossier patient électronique va révolutionner les archives médicales.
    Vous avez idée du nombre de pilules qui sont distribués quotidiennement dans un hôpital???
    L’imagerie médicale rend disponible l’information au bout du doigt, et caduque la pellicule.
    Les plans de soins, l’urgence, la facturation, l’envoie automatise des résultats de rapports aux médecins en clinique externes, etc, etc, etc…

    Non vraiment, vous n’y êtes pas du tout.

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  • @ricardo_martin

    Pourquoi dites-vous que je suis dans l’erreur?

    Je n’ai jamais dit que j’étais contre l’informatique, je veux simplement que l’on sache les coûts réels de cette technologie au ministère de la Santé et le pourcentage du budget de chaque établissement qui y est consacré.
    Les dépenses en santé augmentent sans cesse, mais curieusement, les personnes les plus vulnérables de notre société qui en sont les bénéficiaires, y ont de moins en moins accès… alors, où va l’argent?
    Sauf erreur, on entend et on lit toujours que le personnel infirmier coûte cher, que la population vieillit et demande de plus en plus de soins, mais jamais on ne dit que l’équipement informatique nous coûte une petite fortune… on préfère culpabiliser les personnes malades et celles qui sont vieillissantes.

    Évidemment que les laboratoires et la radiologie ont des équipements informatiques, voire électroniques, et c’est tant mieux.
    Oui, j’ai une très bonne idée du nombre de pilules distribuées quotidiennement dans un hôpital et de tous les autres exemples que vous apportez.

    Cependant, je constate que vos exemples sont loin du patient et du personnel soignant.
    Jamais un logiciel de plan de soins, avec un programme aussi bien conçu soit-il, ne pourra remplacer les relations humaines. On veut que les patients entrent dans des cases prédéfinies pour rentabiliser le personnel, mais un organisme humain est changeant et pas une machine ne peut le prévoir. Le résultat d’une telle application est que plus personne ne connaît les patients et ne peut se rendre compte de sa détérioration. On tape sur les ordinateurs, on fait de la paperasse réelle ou virtuelle, on répond aux demandes administratives et le patient passe en dernier. On n’a plus le temps de s’occuper réellement du patient dans tout son être et ses besoins fondamentaux. On gère un bobo, on distribue un médicament sans tenir compte de la personne. Il n’y a plus de suivi personnel… Vive l’informatique au service du patient.

    Et, je ne parle même pas des erreurs causées par l’équipement informatique.

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  • Tiens, je ne suis pas seul qui capote sur ce dérapages incroyables…

    Mon dernier exemple, qui est passé comme si de rien n’était, c’est le contrat pour l’installation de GPS dans 750 voitures de police….

    Je me suis amusé à développer un système de GPS pour nos camions. Ca me coûte 100$ de matériel par véhicule, et ensuite, 20$ par mois pour le lien internet cellulaire.

    Devinez un peu combien la police de Montréal va payer pour ça ? 100’000’000$. Eh oui, 100 millions…. et ca a passé comme une lettre à la poste… Et on gage combien que ca va dépasser ce montant ??

    J’ai déjà été invité à travailler, il y a plus de 15 ans, sur le système informatique de caméras et paneaux d’affichage variables pour le métropoliain…. le livre de spécifications mesurait 2″ d’épais, donc ca aurait été difficile de jusstifier qu’il manquait des détails cruciaux. Sauf que voyez vous, le livre spécifiait qu’il fallait implanter et relier une vingtaine de technologies différentes…. pas mal tout ce qui existe sur le marché…. Sun, IBM, PC, produit Microsoft, OS/2, Apple, etc. J’ai deviné que la moitié du budget allait être dépensé en meetings et frictions entre les différentes équipes, et j’ai choisi de ne pas m’embarquer dans ça, ca avait vraiment pas d’allure.

    Si ca marche encore ainsi, alors ne cherchez pas plus loin. Ce qu’il y a de pire que de mal préparer un projet, c’est de le préparer de façon à ce qu’une seule entreprise bien précise accepte de soumissionner…. (celle qui a aidé à ajouter de la complexité aux specs?)

    Il y a combien de millionnaires qui ont fait fortune avec des projets de logiciels gouvernementaux qui n’ont jamais abouti ?

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  • @suzkinne

    “Avant le début des années 90, il n’y avait pas d’informatique dans les hôpitaux et ça allait relativement bien. Seulement imaginer le coût de cette technologie, j’en frémis!”

    Début des années 90, ca n’allait pas mieux qu’aujourd’hui. Je ne sais pas sur quoi vous vous baser pour dire cela. Il fallait faire développer les radiographies, accéder aux dossiers patients papier, etc… pertes de temps. Si les couts de la technologie vous font frémir, imaginer si tout était fait manuellement, ce que ca couterait en personne… vous allez frémir au cube!!!

    “Et dire que c’est supposé augmenter l’efficacité du personnel, au contraire, l’attente est bien plus longue à cause justement de l’informatique, car le personnel qui s’en sert ne pouvant s’habituer (il est en rotation), se perd dans les méandres des logiciels… que de temps perdu.”

    On voit que vous n’avez jamais travailler dans un hôpital. Les gens du labo n’utilisent qu’une application. Et ca facilite grandement leur efficacité. Les gens de l’urgence utilisent deux application. Encore la, ca les rend plus efficace. En pharmacie, ils utilisent une application. Ca reduit de beaucoup les erreurs. Y’a même des hôpitaux équipés d’un dispenseur automatisé de médicaments qui prépare le tout automatiquement. Ce n’est pas les exemples qui manquent.

    “Les dépenses en santé augmentent sans cesse, mais curieusement, les personnes les plus vulnérables de notre société qui en sont les bénéficiaires, y ont de moins en moins accès… alors, où va l’argent?”

    Vous lisez les journaux???
    Les couts administratifs explosent!!!
    Il est là le problème.
    Et il y a les agences aussi…

    “on préfère culpabiliser les personnes malades et celles qui sont vieillissantes.”
    Où ca????

    “Cependant, je constate que vos exemples sont loin du patient et du personnel soignant.”

    En imagerie médicale, le patient a sa radio 2 secondes après que la machine ait fait click-click.
    Grâce a l’informatique, le service des prélèvements est beaucoup plus efficace. Résultat, le client attend moins.
    Les Médecins sont fou du Dossier Patient Électronique. Grâce a lui, plus besoin d’attendre après les Archivistes, l’information est a 2-3 cliques de souris.
    Etc, etc, etc..

    “On tape sur les ordinateurs, on fait de la paperasse réelle ou virtuelle, on répond aux demandes administratives et le patient passe en dernier. On n’a plus le temps de s’occuper réellement du patient dans tout son être et ses besoins fondamentaux. On gère un bobo, on distribue un médicament sans tenir compte de la personne. Il n’y a plus de suivi personnel…”

    Ouf… les mots me manquent.
    Tellement loin de la réalité…

    “Et, je ne parle même pas des erreurs causées par l’équipement informatique.”
    Non non, allez-y, parlez-en, vous semblé tellement maitriser le sujet. Et les erreurs humaines elles???

    En passant, j’ai travaillé deux années a l’informatique dans un hôpital.
    Je sais donc ce de quoi je parle.

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  • 1consultant_encore

    Le CSPQ… Le rapport indépendant est dévastateur quant à l’atteinte des objectifs d’économies d’échelles tant attendues par la mise en place de cet entité. Quand on présente les conclusions du rapport, on dit qu’on est sur la bonne voie et on parle de “potentiel” d’économie mais c’est simplement parce qu’on a pas atteint les objectifs en premier lieu. Cette manie de transformer les échecs flagrants en succès mitigés pour pas assumer ou blesser ceux concernés est vraiment un frein aux reality check nécessaires pour s’améliorer…

    Le problème #1 de la stratégie de centralisation c’est qu’ils se sont basés sur une adhésion volontaire des Ministères et Organismes au CSPQ. Qui a pu imaginer une seule seconde que les termes “adhésion volontaire” et “économie d’échelle” pouvait fitter dans l’atteinte des objectifs??? L’ère semble à la centralisation, ce qui est une bonne chose pour les services communs primaires comme l’imprimerie mais essayer de centraliser les besoins de chaque ministère en informatique c’est vivre dans un monde de fées et de licornes. L’historique des systèmes dans chaque ministère est trop différent pour qu’une poignée d’informaticiens puissent desservir adéquatement la totalité des ministères avec l’ensemble des technologies utilisés en plus d’avoir une connaissance même sommaire du domaine d’affaire et des systèmes de chacun. Car comme les structures gouvernementales existaient bien avant l’informatique et avant que le Gouvernement (avec un grand G) se décide à prendre une orientation claire sur la façon de l’intégrer au paysage gouvernemental, plusieurs ministère avaient déjà structurés de leur propre initiative leurs affaires.

    Maintenant placez-vous à la place d’un Ministère qui a son équipe d’informaticiens, formés et disponibles à 100% et calculés dans le budget annuel et essayez de vendre aux dirigeants de ce ministère que, pour des raisons de “possibles” économies d’échelles, son support va être assuré par quelques départements aux processus plus ou moins définis (car selon les échos que j’entends du CSPQ la structure est vraiment pas rodée et l’organisation du travail est pas toujours claire) par une personne plus ou moins au courant des problématiques et dans des délais qui sont plus souvent qu’autrement beaucoup plus long que lorsqu’il possédait son propre personnel de support informatique. Sans compter que le ministère adhérent n’a plus vraiment le contrôle sur l’enveloppe budgétaire qui sera dépensé par les gens de support.. Au mieux le ministère fait des estimés, mais le coût réel sera celui que le CSPQ chargera au client. Quand la ministre Courchesne parle de facturation excessive aux ministères clients du CSPQ, c’est plutôt malaisant comme situation car le CSPQ est par définition une entité dédiée à remplir les besoins communs aux différents ministères. Vous pouvez être certains que les ressources du CSPQ vont facturer excessivement les clients pour justifier leur job.. Ca s’appelle de la ventilation de coûts. Tout le monde le fait à un certain degré , seulement le CSPQ semble le faire d’une manière tellement démesurée que les ministères clients se sentent obligés de pointer le CSPQ du doigt.

    Parlant de la ministre Courchesne, celle-ci me désole par sa nouvelle mesure de gestionnaire TI par dessus les gestionnaires. Depuis quand on règle un problème en mettant un niveau d’indirection additionnel à un problème? Ce qu’on dit à la population c’est que les gestionnaires en place sont tellement pas capable de faire leur job qu’on va en placer un plus responsable au dessus-d’eux et que lui va réussir.. On peut pas simplement remplacer (ou donner des promotions horizontales) ceux qui ne sont pas compétents par des plus compétents (ou encore former ceux qui souhaitent vraiment s’améliorer)? J’en reviens pas qu’on sorte un autre niveau de bureaucratie comme solution… Elle parle de revue annuelle et que si les écarts sont de plus de 10% on va demander des comptes et froncer les sourcils. Il faut pas attendre 1 an avant d’ouvrir les yeux et poser des questions! C’est comme disait Kent Beck dans la préface du livre ” XP Programming Explained”: L’informatique, c’est comme faire un long trajet d’auto sur une autoroute. Pour te rendre à destination, tu ne peux pas donner un seul grand coup de volant en plein milieu du trajet pour garder le cap sur la route, ce sont des constants petits ajustements qui te permettent d’arriver à bon destination (et de ne pas prendre le clos).

    Des économies de 200 à 300 millions d’ici 3-4 ans? J’aimerais bien avoir un breakdown de ces supposés économies car si le plan c’est d’embaucher plus de ressources internes je vois pas comment ca va se faire dans les conditions actuelles. C’est pas des publicités avec: un caucasien, un asiatique, un afro-américain et un handicapé qui sourient avec un slogan douteux essayant de faire un lien encore plus louche entre défi-carrière-gouvernement qui va donner le goût au gens de s’enroler… La réalité c’est que les conventions collectives vont empêcher le gouvernement d’être compétitifs au niveau salarial. Je suis allé donner des formations dans les écoles dernièrement et laissez-moi vous dire que la relève en informatique est de plus en plus rare. Les inscriptions dans les facultés d’informatique sont en chute libre et si on croit qu’on peut retirer les consultants du jour au lendemain du gouvernement, c’est rêver en couleur. Le problème c’est que les consultants ne sont plus seulement présents dans les projets de développement. Il y en a plusieurs qui sont infiltrés dans les groupes opérationnels et qui occupent des postes “de permanents”. J’ai récemment parlé avec des hauts gestionnaires de firmes de consultation et je peux vous garantir qu’il n’y a pas personne qui pense manquer d’ouvrage à court ou moyen terme.. Il suffit d’aller faire un tour sur workopolis, jobboom ou monster pour voir le nombre incroyable de firme de consultation qui cherchent du monde en informatique . La connaissance, c’est souvent les consultants qui la possèdent car les permanents n’osent souvent même plus mettre les mains dans le code… Une purge drastique va inévitablement entraîner des pertes de services et des ralentissements majeures dans les systèmes… Donc on résume le plan pour économiser 200-300 millions: Des super gestionnaires meilleurs + plus d’embauche de permanent + (temps de transfert de connaissances des consultants vers les nouveaux ou ancien permanents) = 200-300 millions d’économie? Ca sonne vraiment comme des chiffres lancés en l’air…

    À ceux qui fondent leurs espoirs sur l’arrivée des logiciels libres comme étant l’évènement salvateur qui va permettre d’économiser et révolutionner le paysage informatique au gouvernement, je ne pense pas que ce sera le cas. C’est plus une victoire idéologique que réelle car ce n’est souvent pas la portion logiciel qui soulève des tollés. En fait c’est la portion que les gestionnaires apprécient le plus. Elle est prévisible, l’augmentation des coûts de licences n’est jamais drastique et ils savent même à quel moment de l’année ces coûts reviennent. En plus, un des coûts importants et récurrents est le support et logiciels libre ou pas, il faudra toujours que le gouvernement paie ce service. Sans compter que pour la plupart des secteurs critiques, le gouvernement n’aura pas le choix de se tourner vers des logiciels commerciaux reconnus. Je vois mal le MRQ rouler des serveur applicatifs Tomcat et des BD MySQL pour monter ses entrepôts de données.. On va se tourner du côté Microsoft et Oracle à coup sûr.. Donc concrètement, ca ne changera pas grand chose, toujours selon moi..

    Bref, on est pas sorti du trouble.. Je pense qu’il y a 2 problèmes majeurs en informatique au gouvernement:
    1- Depuis le début on essaie de modéliser la complexité gouvernementale dans des sytèmes informatiques (un formulaire ridicule ça reste un formulaire ridicule même s’il est en HTML!). Ce que l’on aurait (et on pourrait si on le voulait vraiment) dû faire c’est de repenser le modèle gouvernemental/politique de fonctionnement pour voir comment, à l’ère de l’information, on peut simplifier et (surtout!) modifier la structure gouvernementale pour donner au citoyen les outils nécessaires pour avoir une participation active à la vie démocratique ainsi que surveiller les agissements du gouvernement. Quand je vois une pétition en ligne de 240000+ noms sur le site de l’Assemblée Nationale, ca me confirme qu’il y a de l’intérêt pour que la plèbe se réunisse sur une Pnyx virtuelle. Au lieu de ça on s’applique à calquer une version web d’un modèle politique désuet dont la population, élections après élections, continu de témoigner l’indifférence la plus totale..

    2- Ill faut arreter de penser que l’informaticien est accessoire au bon fonctionnement d’un département. C’est devenu un rouage essentiel aux groupes opérationnels et on doit l’intégrer dans les équipes opérationnels au même titre que les autres et prendre en considération ses recommendations. Ce n’est plus seulement un “do-er” qui permet aux gestionnaire de faire des macros dans excel, c’est la “voix” des systèmes. Son rôle est de parler au nom de ceux-ci et de servir de cerbère versus les demandes déraisonnables à leur égard..

    Désolé pour mes divagations, mais ce sujet me passionne…

    Merci!

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  • @ricardo_martin

    « En passant, j’ai travaillé deux années a l’informatique dans un hôpital.
    Je sais donc ce de quoi je parle. »

    Voilà, tout est dit, vos deux années en informatique dans un hôpital font de vous un spécialiste. Bravo!

    Je fais piètre figure, j’ai seulement travaillé durant 25 ans en tant qu’infirmière, et ce, avant, pendant et après l’implantation de l’informatique. Donc, j’ignore complètement de quoi je parle et je suis tellement loin de la réalité.

    Alors, puisque vous êtes un expert, je vous cède la place.

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  • @suzkinne

    Vos 25 ans d’expérience malheureusement n’apporte que généralités.
    Apportez moi des faits, des exemples concrets, des chiffres.

    Tenez, où j’ai travaillé. il y avait 400 imprimantes. Au cout de $500.00 l’unité, ca fait $200000.00. Avec une durée de vie de 4 ans, cela représente $50000.00 par année. Ajoutons le prix des cartouches, l’entretiens, etc et on arrondis a $100000.00 par année. Je vais être généreux, et doubler le tout, soit $200000.00 par année. Maintenant, retirons ces 400 imprimantes. Que va-t-il arriver???

    Avec le $200000.00 d’économiser, on devrait arriver a engager, hmmmm, 6 secrétaires. Ces dernières arriveront-elles à suivre la cadence? J’en doute. Les soins au patients vont-ils en souffrir? Définitivement. L’efficacité? Assurément.

    C’est étrange, dans toutes les sphères de la société, l’informatique est omni-présente. Elle permet de grande économie. Et rend les gens et les entreprises plus performantes. Malgré tout cela, vous vous borner à dire qu’exceptionnellement en milieu hospitalier, ce n’est probablement pas le cas, que ca n’améliore pas l’efficacité et la qualité des soins.

    A titre d’infirmière, vous utilisiez combien d’applications informatique durant votre quart de travail? Une? Deux?? Trois??? Et vous n’arriviez pas à vous habituer à ces applications hautement spécialisés et écritent spécialement et sur mesure pour vous? Désolé, encore une fois, votre argument ne tient pas la route. Les applications sont écritent pour être facilement maitrisées par les utilisateur.

    J’ai assiste a de très nombreuse réunions durant mes 2 années. Dossier patient électronique, urgence, laboratoire, pharmacie, etc. De nombreux intervenants y participaient. Informaticiens, pharmaciens, infirmières, médecins, cadres, etc… Jamais, et je répète, JAMAIS un commentaire négatif n’a été apporté par eux. Ils embrassaient tous la technologie à bras ouvert. En fait, je dirais même que le consensus était qu’on devait encore plus informatiser l’établissement. Malheureusement, les budgets accordés au département informatique ne le permettait tout simplement pas…

    Vous vous demandez où va l’argent dans les hôpitaux. Tenez, par exemple, au dernier échelon , la caissière de la cafeteria de l’hôpital gagne environ $14.00/heure. Plus un fond de pension. Est-ce normal?

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  • @Ricardo_Martin
    1- Combien devrait être payée la caissière de la cafétéria selon vous ?
    2- Le salaire d’un seul chirurgien doit couvrir les salaires de tous les employés de la cafétéria…
    mais ça on y peut rien parait-il… faut être compétitif avec le reste de la planète…

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  • @dodgeviper
    1- Le salaire minimum. Comme chez McDo, comme chez Couche-Tard. Et le RRQ pour la retraite.
    2- La prochaine fois que vous irez à l’hôpital, vous demanderez à être soigné par un employé de la cafeteria. 10 années d’études à l’université, ca se paie.

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  • @ ricardo_martin

    Vous êtes très affirmatif, monsieur, et, avec un certain tableau idéal que vous présentez, vous semblez faire peu de cas du vécu que vous raconte une infirmière de carrière, suzkinne. Moi ? Je fréquente le système avec ma vieille maman et, très souvent, je remarque des ratées informatiques qui me font réaliser que tout n’y est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes: réseau planté, poste de travail planté, employée incapable d’utiliser une application, etc. Il est vrai qu’il s’y passe d’admirables réussites. C’est le cas, par exemple en télémédecine. Mais, comme vient de me le répéter un copain médecin dans un des zoos affilié au CHUM, il y a plein de problèmes et ça semble ne pas vouloir se régler.

    Il faut quant même être prudent dans ses affirmations.

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  • @Nelson Dumais

    Il y a des ratés?
    Surement.

    Mais en 2010, sans informatique dans un hôpital, vous allez devoir engager beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde pour arriver à faire opérer cette dernière. Et pour la qualité des soins, et des services, ca va être affreux. Et beaucoup, beaucoup, beaucoup. beaucoup, beaucoup plus de monde, ben ca engendre des couts…. à moins de faire travailler des bonnes Soeurs. J’ai donne l’exemple de la caissière a la cafeteria. Je pourrais donner l’exemple des gens de l’entretien. Tous des gens qui gagnent un salaire artificiellement gonflé (remerciements tout particulier au droit de grèves et au syndicats…).

    -Grâce a l’imagerie médicale, terminée l’attente pour le développement des radio.
    -Les médecins (radiologistes, nucleistes, etc…) peuvent aussi faire des lectures à partir de la maison. Les temps d’attentes de diagnostiques sont ainsi réduits.
    -Vous savez ce qui arrive quand un patient quitte l’urgence? L’application de l’urgence envoi un messages a l’application de la brancarderie. Cette dernière “page” un employé lui indiquant le numéro du lit à changer. 5-10 après le départ du patient, un lit propre et désinfecté est en place près a recevoir le prochain patient.
    -Il y a des gens dans la société qui prennent 20-30-40 pilules par jour. Avec des posologies différentes le matin, le midi et le soir. Multipliez le tout par 200 lits environs. A la fin de la journée, je vous promet que VOUS aurez besoin de 2-3 pilules pour votre propre mal de tête… Et attention au erreurs de posologie, ca pourrait être FATAL. Aujourd’hui, les applications de plan de soin et pharmacie se parlent et le tout est automatise. L’infirmière peut maintenant passer plus de temps avec ses patients, ce que Mmm Suzkinne nie CATÉGORIQUEMENT.
    -Archives médicales: On backups ca comment des centaines de milliers de dossiers papier? Avec des micro-fiches? Get real.
    -Lors du prochain rendez-vous de votre Maman pour ses prises de sang, regardez l’organisation en place. Les barcodes sur les éprouvettes. Quand l’éprouvette arrive au labo, la tache du technicien est hautement facilite. Les erreurs sont réduites au minimum. Et le rendement du labo est considérablement augmente.
    -Certains établissement utilisent maintenant un bracelet a puce. Si un patient souffrant de troubles mentaux s’éloigne moindrement de l’espace qui lui est alloué, une alarme retentis et le personnel en place se met immédiatement a sa recherche. Fini les histoires invraisemblables dans les journaux.
    -A l’urgence, plus besoin d’appeler les archives pour obtenir, 15 minutes plus tard un dossier patient. 2-3 clics au clavier et c’est fait. En 15 minutes a l’urgence, vous avez le temps de mourir plusieurs fois.
    -Etc, etc, etc…

    Nous sommes en 2010, et non en 1990.
    La population vieillit.
    La demande sur le système de la sante ne va qu’augmenter.
    Sans les avancement technologique, le système ne pourrait tout simplement pas suivre.
    Et les exemples que je vous ai donné démontrent que la technologie améliorent même la qualité des soins et des services.

    Et oui, je vous le donne, certain Médecins n’étaient pas entièrement satisfaits. Mais un Médecins, ce n’est jamais satisfait… Il ne faut pas oublier qu’au yeux d’un Médecin, l’Hôpital et les centaines/milliers d’employés qui y travaillent sont a son service… Et je l’avoues, si j’avais passe 10 ans a l’université, j’aurais moi aussi un ego démesuré… Alors, prenez l’avis de votre ami avec un grain de sel et non comme vérité absolue.

    Pour le vécu de Mmm Suzkinne, désolé, je n’ai lu que des généralités.
    Qui plus est, toutes les opérations qu’elle doit effectuer a l’ordi, avant, elle les faisait sur papier. Alors, je ne vois pas où est le problème.

    Pour mon vécu de deux ans, j’ai tente de vous apporter des exemples concrets et vérifiables.

    Il est dans la nature humaine de s’opposer au changement.
    Surtout quand ce dernier nous est imposé.
    Tirez vos propres conclusions…

    Maintenant, si vous voulez parler du DSQ, c’est une tout autre paire de manches…

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    • @ ricardo_martin

      Ce que vous dites est généralement vrai. J’ai écrit à ce sujet dans les quinze dernières années. Je l’ai vu. J’ai été témoin de télédiagnostiques. J’ai passé du temps dans un département d’archivage médical. J’ai causé avec des pharmaciens. Je répète: ce que vous dites est vrai. Il se fait de la médecine d’excellence au Québec.

      Le problème, c’est que ce n’est que généralement vrai. Toute cette vision mirifique n’existe que rarement partout en même temps et, quand cela se produit, p. ex. dans les centres plus importants, il y a toujours quelque chose qui survient, qui fait qu’il y en a un bout qui ne marche pas. Temporairement. Les ressources nécessaires sont énormes, imposantes, fragiles. Elles sont en chantier constant dans le sens qu’elles sont entretenues, mises à jour, complétées, augmentées, remplacées. De plus, elles sont administrées et utilisées par des humains pas toujours en nombre suffisant ou disposant du temps nécessaires pour bien les comprendre, les optimiser et les intégrer dans leurs ordinaires. Ce n’est pas de la résistance au changement, mais de la frustration professionnelle dans un contexte où les conditions de travail sont trop souvent inacceptables.

      J’ai fait l’effort, hier après midi, pour vérifier dans le gros CHSLD de ma maman. La madame des médicaments est arrivée avec son charriot et son cahier écrit à la mitaine avec toutes les posologies pour tous les bénéficiaires et, dans son bazar, je n’ai rien retrouvé qui aurait pu être directement produit par ordinateur. Au poste de garde, un peu plus loin, les deux vieux PC Dell étaient éteints et le personnel gribouillait au stylo bille dans des cartables.

      Avant de vous quitter, ce qui va mettre un terme à ma participation à ce mini débat – je dois filer – , voici une question – réponse :

      Q: Combien de temps faut-il attendre au Centre hospitalier XYZ (je préfère taire le nom) pour que, par un dimanche froid et neigeux, le transport adapté revienne chercher une personne âgée en perte d’autonomie, alors que le réseau informatique de l’urgence (donc, possiblement, de l’établissement) ne fonctionne pas (les postes de travail sont allumés quand même et affichent le logo de Win XP) ?

      R: Je ne le sais pas puisque, au bout de quatre heures d’attente, un infirmier nous a pris en pitié, ma maman et moi. Il m’a aidé à voler des draps et à en enrober ma pauvre mère qui s’était ramassée là en jaquette (on l’avait admise en ambulance), puis à la pousser en fauteuil roulant jusqu’à ma voiture, dans la slotche, où on l’a attachée sur le siège du passager. Heureusement, j’ai eu de l’aide en arrivant au CHSLD (1).

      Bonne journée.

      ————-

      (1) Un jour je vais vous produire un papier vous décrivant l’admiration sans borne que j’éprouve envers le personnel des CHSLD.

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  • @Ricardo_Martin
    1-Je suis d’accord avec le fait qu’a travail égal, on devrait avoir salaire égal.
    2-Ma question n’était pas pour dénigrer le travail et les compétences des médecins, bien au contraire, mais pour illustrer que les différences de salaire des préposés à la cafétéria doivent être un si faible pourcentage de la masse salariale qu’on devrait revenir au sujet principal, là où des (dizaines, centaines) de millions sont en jeu.

    Des millions qui ne devraient pas se perdre, mais plutôt, justement être utilisés pour se payer quelques médecins de plus pour un jour avoir des attentes raisonables aux urgences.

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  • @Nelson Dumais

    J’ai travaille dans un CHAU de 200 lits je crois.
    Au département, il y avait… 12 employés.
    A l’Hôtel-Dieu de Québec, il y a, je crois, 80 employées en informatique.
    Bref, j’etais dans un centre de dimension médium.

    Et j’avoue, il s’agissait d’un établissement plus informatise que la moyenne.
    Pourquoi?

    Ca, c’est a cause de la direction.
    Qui a eu de la VISION.
    Qui a eu de l’ouverture d’esprit.
    Qui a décidé d’arriver dans les années 2000 et non vivre dans le passé.
    Qui a compris que l’informatique n’est une DÉPENSE, mais bien un INVESTISSEMENT.
    Blâmez la direction de votre hôpital, pas l’infrastructure informatique.

    “Elles sont en chantier constant dans le sens qu’elles sont entretenues, mises à jour, complétées, augmentées, remplacées.”
    En deux années, nous avons mis -a-jour deux applications. Ces mises-a-jours ont été planifiées d’avance et ont été exécuté en une nuit avec un minimum de downtime. Les applications utilisées dans un hôpital sont spécialisées et rarement mise-a-jour. Et la plupart du temps, la mise-a-jour est même effectuée par le fournisseur.

    “De plus, elles sont administrées et utilisées par des humains pas toujours en nombre suffisant ou disposant du temps nécessaires pour bien les comprendre, les optimiser et les intégrer dans leurs ordinaires”
    Vous pouvez m’expliquer la différence entre écrire un nom sur une feuille de papier et la taper sur un clavier. Vous pouvez m’expliquer la différence entre cocher un médicament sur une feuille de papier et cliquer le même médicaments avec une souris?

    CHSLD: Il faut comparer le oranges avec les oranges. Dans un CHSLD, il y a peu, sinon aucun, roulement. Dans un hôpital, les bénéficiaires sont admis, sur une base régulière. Et aussi déménagés sur une base régulière. La pharmacie d’un CHSLD et d’un CH, c’est deux choses. Cela dit, nier qu’un CHSLD ne gagnerait pas en informatisant sa pharmacie est un manque totale de vision.

    Pour ce qui est du poste de garde, ben voila, un bel exemple de mauvaise fois du personnel. Deux PC non utilisés, CA, c’est un bel exemple de gaspillage…

    Je ne sais pas pour le CH XYZ. Moi, au CHAU ABC( dont je vais taire le nom), a l’urgence qui a une capacité de 27 lits, j’ai jamais vu les poste ne pas fonctionner. Si ca arriverait, ca bourdonnerait d’employés de l’informatique a l’urgence….

    Pour ce qui est du transport adapte, je vois pas ce que le CH et l’informatique vient faire là dedans?

    @Doggeviper

    On prend la cafeteriat, la cuisine, l’entretiens, etc.. on additionne le tout et ca fait quand meme un bon montant. Vivement le prive.

    En passant, il ne manque pas d’argent dans la sante. Elle est juste mal administre.

    Pour ce qui est d’engager plus de Médecins, il faut commencer a la source, soit en former plus… Et ca, ce n’est pas évident. Le College des Medecins, comme tout bon syndicat, s’assure de proteger sa chasse-gardee en limitant les admissions et creant ainsi un rarete de la ressource.

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  • De mon iPhone, je signale que ce dernier commentaire met un terme à ces échanges qui semblent être en train de s’apparenter à un discours de sourds.

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  • Ahurissant !
    Ah ben bout de viarge, si ça va mal dans les hôpitaux c’est à cause des employés de cafétéria (avec pas de T) qui se vautrent dans le luxe à 14 piastres de l’heure. Que c’est que le gouvernement attend pour les crisser dehors pis engager des boutonneux de chez MacDo à 10 piastres pis régler le déficit ?

    Ricardo for president !

    Alex.

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  • @alexanticosti

    Il s’agissait ici d’un exemple afin d’illustrer la mauvaise gestion qu’on retrouve dans les hôpitaux. Tous l’auront compris… On pourrait parler des gens de l’entretien, des téléphonistes, de commis, etc… tout des gens qui ont des salaires artificiellement gonflé à coup de grève et de menaces syndicales. En plus d’un généreux fond de pension. Bref, complètement déconnecté de la réalité économique.

    Et il est bien évident qu’en plus de couter moins cher, le prive offre un bien meilleur service. Honnêtement, où préférez-vous attendre, à l’Urgence ou bien chez le Dentiste? Au bureau de la SAAQ ou bien chez McDo? Au privé, le client est important. Dans la fonction publique, c’est l’employé qui est important…

    Pour la présidence, je vais passer mon tour, merci.

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  • Une bonne question qui aurait être mieux traitée, bien qu’il y ait de bons points dans l’article.

    je ne vais pas me lancer dans un long discours mais bien que les TI soient un domaine complexe, les causes des échecs viennent rarement de problèmes technologiques (en dehors de quelques projets très pointus).

    Les échecs sont souvent liés à une mauvaise gouvernance des projets: manque de clarté dans les objectifs, problèmes politiques, manque d’imputabilité, changement de direction trop fréquent, etc….

    Autre facteur qui revient souvent, en particulier au québec: le copinage. les responsables de projets choisissent rarement les gens pour leurs compétences mais cherchent dans leur réseau de contact … au bout d un moment cela a un effet néfaste sur les projets parce que le manque de sang neuf induit un manque d esprit critique et l’évitement du conflit (zone de confort) … hors le conflit est indispensable dans ce domaine … le conflit permet de casser le status quo et n est pas un problème lorsqu’il est résolu rapidement.

    Dernier facteur: résoudre le mauvais problème. Il faut arrêter de penser en mode linéaire et de croire que le client sait ce qu’il veut … c est faut. Il a une idée des finalités du projet (et encore pas toujours) mais le comment est flou en début de projet. La solution: les approches itératives et agile qui prennent en compte le fait l ambiguité inhérente à tout projet d envergure.

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  • On veut sauver le d’argent et avoir des logiciels de qualités ? Le gouvernement Charest peut rien faire pour nous, ils ont trop d’amis qui sont assoiffés de papiers verts, rouges ou bruns !

    Pour sauver de l’argent dans le domaine des technologies, il y a un remède miracle qui fait économiser les internautes assez branchés pour connaitre cette solution. Les conseillers en TI du gouvernement sont probablement encore persuader que les logiciels les plus chers sont toujours les meilleurs, ils ont tous faux. La communauté internet est une ressource excessivement riche en logiciels libres(gratuits).

    Prenons par exemple sur la suite Microsoft Office 2010. Cette suite de logiciels n’est bien sûre pas libre, mais payante et a un prix qui va de 160$(version familiale ou étudiante) à 670$(professionnelle). Maintenant, prenons la suite Open Office qui coûte la somme exorbitante de 0$ et qui peut opérer les mêmes standards que Microsoft Office. Il faut aussi savoir que la suite Open Office se rapproche beaucoup plus de la version professionnelle de Microsoft (670$) par son offre de logiciels. Je ne comprendrais vraiment pas quelqu’un s’il me disait qu’il préfère payer 670$ au lieu d’aller sur internet télécharger la dernière version d’open office… Ceux qui conseillent le gouvernement dans leurs achats en technologie de l’information reçoivent-ils une commission sur les logiciels ? Sinon…ils sont simplement dépassé par la rapidité du domaine.

    Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre. Je suis étudiant et Open Office m’a fait économiser minimum 160$…c’est plus que le prix de ma passe de soirée au Mont-Ste-Anne et à Stoneham.

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