Sous-titre: L’âge du Nutrisuz
Date de l’action: le lundi 18 juillet 2033
État: Version prête pour soumission
Voici la 12e version, celle du jeudi 22 janvier 2009, du Chapitre 3 de ce roman-blogue intitulé Le joueur de lyre, un divertissement techno-littéraire que je publie en feuilleton à tous les vendredis et dont je vous ai expliqué l’essentiel ici même. Vous êtes conviés à contribuer activement en m’aidant à bonifier ce récit, à préciser certaines explications, à resserrer certains dialogues, à me proposer un meilleur titre, à m’interdire de faire mourir tel personnage, à hurler votre désaccord face à tel ou tel dénouement et ainsi de suite. De mon côté, je m’engage à tenir compte de toutes vos suggestions si elles sont réalistes et possibles. Je ne vous demande pas de modifier mon histoire fondamentalement, mais de contribuer à la rendre plus agréable, plausible et … publiable. Voilà ! Bonne lecture et, SVP, revenez-moi !

Galerie des personnages

Note concernant Antidote !
La semaine dernière, je vous avais annoncé avoir dû me résoudre à utiliser le logiciel linguistique Antidote puisque j’ai tendance, au bout d’un certain temps, à ne plus voir mes fautes et mes coquilles. Ainsi, le texte que je vous mets en ligne ce matin vient tout juste d’être passé à ce crible. Des huit fautes qu’il m’a débusquées, j’en ai retenu et corrigé six, estimant que dans deux cas, il y avait eu « faux positifs ». Malgré cela, ce logiciel me rassure et il va bientôt devenir intégré, je le sens, à ma façon de préparer des textes pour publication. Merci les Druides !

Index
Préface
Chapitre 1: Un sous-sol à Nazareth, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 2: La loi du Gros Turcotte, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 3: L’âge du Nutrisuz, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 4: Trio pour clarinette, violon et … trombone, le 18 juillet 2033
Chapitre 5: Arnaque qui finit mal, le 6 septembre 2027
Chapitre 6: Du manger mou aux nouvelles, le 19 juillet 2033
Chapitre 7: Le sort frappe, le 20 juillet 2033
Chapitre 8: Déontologie à gogo, le 21 juillet 2033
Chapitre 9: Aussi bien invoquer Quetzalcoatl, du 22 au 24 juillet 2033
Chapitre 10: Marceline saute une coche, le vendredi 4 mai 1962
Chapitre 11: La théorie du docteur Robie, le lundi 25 juillet 2033
Chapitre 12: Sous le joug d’Ilsa la louve, du 25 au 26 juillet 2033
Chapitre 13: Les errements nyctalopes d’une grande folle, du 22 au 25 juillet 2033
Chapitre 14: Grande bouffe pour Dart Vader, le 26 juillet 2033
Chapitre 15: Timothée craque et remet ça ! le 27 juillet 2033
Chapitre 16: Sanglots sur une vie brisée, le 27 juillet 2033
Chapitre 17: Robespierre prend les commandes , le 28 juillet 2033
Chapitre 18: La fille sous la lanterne, le 29 juillet 2033
Chapitre 19: Lyre de lumière et de liberté, le lundi 10 juillet 2034
Postface

Chapitre 3: L’âge du Nutrisuz
Le 18 juillet 2033
Version 12.0, le jeudi 22 janvier 2009.

ssis dans son officine en train de jouer à la dame de pique sur son terminal de quanticordi et de se récurer les ongles, Timothée qui ne pense déjà plus aux sacs de madame Loubert, réfléchit sur sa vie de grand timide qui n’arrive jamais à sourire en public et de pestiféré qui craint ses collègues de travail, ces imbéciles qui le traitent de «Motté» et parfois de «p’tit gros qui saute la grande folle du manger mou». Effectivement, son ami, Shimoune Saint-Pierre, est gai comme phoque et ne se gêne pas pour assumer, particulièrement au Centre nutritionnel où il travaille, son exubérante homosexualité, au demeurant inoffensive.
Tous deux se sont connus aux réunions du Comité de déontologie de l’établissement où Timothée siège en tant que représentant des cadres de premier niveau, les CS-1, et Shimoune en tant que délégué du personnel de soutien. Comme ils ont tous deux été désignés unilatéralement par la direction générale, qu’ils n’ont absolument pas l’appui de leurs pairs et qu’ils sont les deux seuls participants – un bien grand mot – à trouver les séances surréalistes, ils ont rapidement fraternisé.
Un cyberpsy, personnage de synthèse parfois plus humain que les vrais psychologues, a naguère révélé à Timothée qu’il devait son trouble de personnalité à sa mère, en fait, à la tyrannie de sa mère, la redoutable Maririou. Une Rioux avec un X, une Rioux musicalement virtuose, un air bête qu’on a envie de fesser, une fendante qu’on aime haïr, une grosse tête omnisciente, une force sinueuse, une manipulatrice experte, une inquisitrice qui ferait peur aux Dominicains de l’Opus Dei, une vaginocrate qui n’a, de sa vie, jamais perdu le nord, une écorchée vive qui, au cours des 43 dernières années, a été cruellement privée de fibre maternelle.
Mais attention, c’est quand même lui, Romain, qui a eu l’idée de cet invraisemblable prénom de Timothée-Milet, davantage l’expression d’un antagonisme handicapant ou d’un particularisme peu accommodable, que d’un prénom. Lui, le nono prostré dont on fait les gorges chaudes, il porte le nom d’un fonceur, d’un poète, d’un musicien, d’un réformateur, d’un maître à penser ayant fait école. Timothée de Milet ! Si Dieu existait vraiment, jamais il n’aurait permis tel déprédation d’un grand nom, telle offrande à la méchanceté des hommes de 2033 ! Lui, Timothée, fils de Marie Rioux et Romain Tardif, il n’est musicien que parce qu’on le lui a imposé. S’il est devenu joueur de trombone, un instrument qu’il a appris à haïr, c’est avec une fourche à foin lui piquant le bas du dos.
Il se considère comme un «dommage collatéral» ayant dû apprendre à vivoter sans blonde, cela grâce aux psychosévices de cette terrible femme, ainsi qu’ à la nature de l’air qu’elle a pompé dans sa vie d’éternel perdant et dans celle de Romain, son compagnon des 53 dernières années. En fait, Timothée n’en a jamais eu de blonde, pas plus qu’il n’envisage en avoir. Pas qu’il n’en voudrait pas. Bien au contraire. C’est que pour parler à une femme, pour l’intéresser, pour en arriver à pouvoir lui reparler, il faut savoir quoi dire, comment le dire et quand le dire, même si on n’a rien à dire. Lui, il ne l’a jamais appris. Avec le temps, il s’est résigné au célibat. À la vie de vieux-garçon !
Il compense avec des rencontres holographiques par avatars interposés, une techno Web 4.0 popularisée à partir de 2025 avec la banalisation des ordinateurs quantiques, une façon de faire moins gênante, moins terrifiante que la «vraie affaire». Évidemment, l’onanisme n’équivaudra jamais à la copulation, mais, croit-il, c’est mieux que rien. Cela dit, il se refuse d’imiter certains collègues célibataires, des employés qui ne voient aucun mal à utiliser des grabataires en soins palliatifs, du moins certains qui sans devises à plume, probablement d’anciens Boomers dépravés, n’ont d’autres recours, pour survivre un mois ou deux de plus, que de laisser leur préposé assouvir ses bas instincts. Ces pitoyables loques transforment ainsi leur bouche édentée en avantage. À plus forte raison qu’ils reposent dans un lit monté à hauteur réglementaire pour éviter les blessures cervicales dorsales ou lombaires. Ces prestations de service aussi passives qu’illicites sont cependant passibles de congédiement. Sauf qu’ici, comme en bien des choses, personne ne sévit.
La voix de Dart Vader le tire de ses réflexions morbides.
- J’ai pogné la diarrhée, chef. J’pourrais-t y avoir des bananes ? Ou des fraises ?
C’est le coup classique. Dans un recoin de leur cœur, les vieillards conservent un tout petit morceau d’espérance. Peut-être qu’un jour, ils pourront se mettre sous la dent (ou sous les gencives) autre chose que du manger mou. Timothée se garde bien d’accepter; toutes ses économies y passeraient. Sans compter qu’il se ferait prendre et congédier. Qu’arriverait-il, alors, de ses parents? De Romain bon comme la romaine, de Marie dure comme l’hiver ?
Il la revoit lui dire, alors qu’il était ce gamin attaché sur la banquette arrière de la Toyota:
- Ravale ta nausée, Timothée, sinon le gros méchant Harpeur va venir te manger !
Ou encore :
- Si t’arrêtes pas de chialer, Harpeur va venir t’attraper avec sa gang de conservateurs !
Harpeur ! Harpeur comme «peur», comme «harpie», comme «harpon» ! Comme dans :
- Maman, j’ai peur de cette harpie Harpeur qui veut me harponner !
Ce ne serait là qu’une histoire idiote comme il y en a mille dans sa vie, s’il n’avait pas vieilli avec, dans sa pauvre tête, un croque-mitaine appelé Harpeur et des démons crochus et cornus appelés «conservateurs». Il lui faudra bien des années pour finir par comprendre que sa mère référait ainsi au premier ministre canadien de l’époque.
Shimoune avait bien ri quand il lui avait conté cette anecdote. Mais Shimoune riait tout le temps. Il était heureux, Shimoune. À part Amédée Chicot, son patron qui le faisait bien suer, à part les remarques crues de certains idiots dont il se fichait comme de l’An 40, rien ne le dérangeait vraiment. Grand, mince, fortement musclé et plutôt bien fait de sa personne, il ne craignait pas de brandir là où il le fallait, tous les doigts d’honneur qui s’imposaient, pour traiter qui de droit, sourire en coin, de «trou’t’cul pas baisable», pour amuser les bénévoles de la cafétéria avec les pires boutades sur le Nutrisuz, mieux connu sous le vocable de «manger mou», ou pour braver le courroux de son supérieur avec de très extravagants maquillages. Ce nom de Shimoune faisait partie du personnage. En réalité, ses parents lui avaient plutôt donné le prénom de Shimun en l’honneur de son grand-père maternel, un Bellefleur de Unaman-Shipu, sur la Basse Côte-Nord.
Timothée le soupçonnait d’avoir une vie nocturne bien remplie et, à l’occasion, fort éprouvante.
- Mais ça, mon Momo, lui avait-il seriné, ça fait partie de la vie de tapette. J’adoooore !
Être préposé au centre nutritionnel signifie qu’à raison de trois fois par jour, jamais plus et parfois moins, l’on s’occupe du Nutrisuz, une marque de commerce appartenant à la multinationale Monsanto. Il s’agit d’une nourriture industrielle très économique, une base alimentaire élaborée pour des bénéficiaires âgés, que l’on retrouve à la grandeur des provinces canadiennes et dans plusieurs états américains. Encore une fois, le Québec n’a rien inventé. La trouvaille est plutôt attribuable au docteur Anton Suzkinne, un chimiste d’origine russe faisant carrière chez Monsanto.
Le principe est simple. Tout ce qui est nécessaire pour la santé est présent dans cette purée. On dirait une sorte de gruau sans goût, mais riche en protéines, glucides et lipides, sans oublier un savantissime dosage de produits génétiquement modifiés, auquel on ajoute les suppléments individuels (sur ordonnance), ainsi que les arômes et colorants requis, tous tirés de substances artificielles. Le catalogue de Monsanto fait état de 750 saveurs chacune livrable en moins de 24 heures en contenants de cinq litres.
En cas de contre-indication, il existe du Nutrisuz Base, une nourriture insipide n’offrant que l’essentiel de l’essentiel, auquel (sur ordonnance) on rajoute mécaniquement ce que la personne doit et peut assimiler. Ainsi, le vieillard numéro BSL-34567-98 reçoit un plat de manger mou qui lui est propre, c.-à-d. qu’un voisin ne saurait avaler, un plat vitaminé où ont été incorporés tous les médicaments dont il a besoin. Idem pour les saveurs du matin, du midi ou du soir; la panoplie est assez vaste. Le logiciel choisit au hasard parmi celles qui ont été incluses dans la fiche du bénéficiaire, à sa demande. Cela constitue une petite surprise qui évite l’écœurement et les dépressions. Par exemple, le manger mou du matin sera aux fraises, celui du midi au poulet teriyaki et celui du soir, à la sole meunière. Le lendemain ce sera œufs, poutine cajun et dinde aux marrons. Et ainsi de suite. On a compris pourquoi les arômes et colorants ne pouvaient être d’origine naturelle.
Avec Chicot, un immigrant belge viscéralement homophobe qui le déteste pour le battre, Shimoune est présent cinq jours par semaine entre 8 h et 10 h le matin, entre midi et 14 h, puis entre 17 h et 18 h. En raison du fait que leur quart est divisé en trois blocs entrelardés de creux à rien faire, le CRG les paie quand même pour huit heures, même s’ils n’en font que six. Les vendredis après-midi, Ophélie Marcotte vient se joindre à eux. Préposée à temps partiel, elle assume en sa totalité le quart de fin de semaine. D’où sa présence du vendredi après-midi, question de s’assurer que tout baignera dans l’huile, puisqu’elle sera seule pendant les deux jours qui suivent.
Voilà un arrangement horaire qui laisse bien du temps à l’ignoble Chicot pour poser ses mines, des mines qu’arrive parfois à désamorcer Shimoune et à transférer à son avantage. Ainsi, il y a deux mois, le Belge avait dissimulé les poches de Paxil et de Zyban, des antidépresseurs lourdement utilisés en CRG, afin de rendre le quart d’Ophélie «inoubliable». Quand, à la fin de son premier service, à 10 h. le samedi matin, la jeune femme reçut du système un message selon lequel il n’y aurait pas assez de Paxil et de Zyban pour les préparations de Nutrisuz du midi, elle tenta de joindre Chicot, lequel se fit un malin plaisir de ne pas répondre. En panique, elle communiqua alors avec Saint-Pierre qui, flairant le coup fourré, accourut. Il fouilla dans tous les recoins du centre nutritionnel et finit par repérer les deux poches au fond d’un cagibi à désinfectant.
En clignant de l’œil à Ophélie, il referma l’armoire sans ne rien toucher et appela la sécurité.
- On n’a plus de Paxil et de Zyban pour la fin de semaine, déclara-t-il. Va falloir que j’aille en chercher dans l’entrepôt du sous-sol et moi, j’ai pas le code pour entrer là.
Ce qu’il fit, accompagné d’un agent de la Sécu, lequel, de retour à son bureau dût faire un rapport d’incident. C’est ce qui explique que le lundi matin, Amédée Chicot fut accusé de «négligence en matière d’approvisionnement» sans qu’il puisse se défendre. Eut-il essayé de le faire, il aurait eu l’air un peu idiot; il aurait suffi d’une demande à la Sécurité pour que la Direction puisse visionner la vidéo – car elle existait sûrement – de Chicot en train de fouiner dans le cagibi à désinfectant. Un blâme fut même ajouté à son dossier d’employé. Depuis ce jour, quoi que Shimoune dise, quoi qu’il fasse, la belle Ophélie le trouve génial ! Dommage qu’il soit affligé de mœurs aussi discutables !
Mais doit-on préciser que dans un centre nutritionnel, nul n’est besoin de technicien en cuisine ou en pharmacie ? Un préposé sans qualifications particulières suffit, ce qui est le cas de Shimoune qui n’a jamais terminé son cégep ou d’Ophélie qui s’est spécialisée en poésie innue à l’Université du Québec à Rimouski. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles Chicot les déteste tant. Lui, il a étudié des années pour devenir patron de cuisine. Il est passé par de nombreux restos, a servi, toque sur la tête, sous de nombreux chefs, tout cela pour aboutir à 41 ans, dans «le CN d’un CRG de merde», dans un «pays pourri» loin de Montréal, de New York, de Bruxelles. Lui qui se voyait maître queux aussi couru que craint, prépare aujourd’hui du manger mou, cette «putain de saloperie de Nutrisuz à la con», avec pour gâte-sauces, une «lopette» et une «meuf», deux «tarés complètement nuls» !
Car le travail y est désolant. Lorsqu’un bénéficiaire se présente à la cafétéria, salle aux effluves d’eau de javel, il commence par faire la queue au comptoir où l’accueille un assisté social bénévole qui lui capte son émetteur personnel (EP). Le segment pertinent de l’info dont regorge la puce, dispositif essentiel à toute vie, surtout quand on est vieux ou, pire, pensionnaire d’un CRG, est immédiatement traité par le système du CN. Si tout est en ordre, ce qui signifie que le petit vieux n’est pas censé être enfermé au sous-sol ou être décédé ou être grabataire, un timbre se fait entendre. Dès lors, Saint-Pierre ou Marcotte, mais jamais Chicot, place un contenant d’ABS d’un litre sous un périphérique d’ordinateur appelé «malaxeur sanitaire». C’est cette machine intelligente qui y injecte, comme les couleurs chez un quincaillier vendeur de peinture, la bonne dose de Coumadin, de Syntroïd, de Paxil, d’acétaminophène, etc. Le Viagra avait été retiré de la liste un an après le début des CRG, ce qui n’avait même pas soulevé de grogne dans les 2P. Selon les préférences qui apparaissent sur le fichier quantique du bénéficiaire, le Nutrisuz est chauffé ou servi froid. L’opération ne dure que cinq secondes.
Dès qu’il a fini de suçoter son manger mou, le vieux doit aller rincer son plat sous un des cinq robinets d’eau tiède prévus à cette fin. Cela lui permet, juste à côté, de l’emplir d’eau froide, de limonade ou de thé chaud; c’est à son goût. Pour Dart Vader, c’est un de ses moments favoris de la journée. Ciblant bien ses tables, il s’assoie sans attendre d’invitation et, avec une serviette de papier, entreprend de se récurer le «trou» respiratoire. L’impact de son humour est généralement immédiat.
Au fur et à mesure qu’ils ont fini de se sustenter, les vieux qui n’ont rien à discuter, surtout pas le bout de gras, quittent la cafeteria à petits pas mesurés. Mais avant, ils s’assurent qu’un bénévole les décharge de leur plat et de leur cuillère pour les déposer dans une grande laveuse électronique. Là, ces ustensiles sont aseptisés, prêts à servir de nouveau.
- Rappelons que tout le système repose sur les économies énormes que réalise l’État, une machine fabuleuse qui doit pouvoir digérer ses Boomers, avait expliqué récemment le gros Turcotte lui-même. Ainsi, avant la Loi 173, l’activité gouvernementale – je vous parle de l’ensemble des postes budgétaires afférents – qui consiste à s’occuper des personnes âgées coûtait jusqu’à 64 % de plus qu’aujourd’hui. Pour illustrer, on peut prendre l’exemple du CRG-BSL ici à Rimouski, où deux préposés et demi arrivent à sustenter, sans virer fous, plus de 840 bénéficiaires, de deux à trois fois par jour. Un miracle de gestion et de logistique !
Bien beau, mais dans son for intérieur, Timothée ne peut concevoir que l’on nourrisse les gens de cette façon. En ce sens, il est d’accord avec Ti-Dédé, c’est-à-dire Thierry-Ian Dennis-Dubeau (T.I.D.D), le charismatique leader des Verts et chef de l’opposition à Québec, qui, demain, est sensé venir visiter le Centre avec un cortège de journalistes. Évidemment, c’est une pensée qu’il garde bien pour lui; il ne la partage même pas avec Saint-Pierre, surtout qu’il ne le rencontre que dans l’établissement, enclave sinistre où les cafards électroniques sont omniprésents. Pire que dans ce roman de George Orwell dont il a oublié le nom.
On a compris qu’il n’était pas une personne aussi cultivée qu’il ne le souhaiterait. Avant d’être muté au CRG-BSL dans les mois qui suivirent la création de ces établissements, Timothée était agent de bureau senior, un classe IV, ce qui n’était pas rien, à la direction régionale du ministère de la Santé, où, attestation collégiale en poche, il était entré en 2015 à l’âge de 25 ans. Mais auparavant, il avait dû se farcir deux ans d’études en soins infirmiers pour plaire à sa mère; elle exigeait qu’il lui soit utile, «utile à ton tour», disait-elle en tapant du pied. Malheureusement pour elle, il avait dû abandonner cette formation cauchemardesque, étant incapable de supporter la vue du sang. Une petite hémorragie pouvait lui faire perdre tous ses moyens.
Il entend encore sa mère :
- C’est pas si terrible que ça, du sang ! C’est rien que la vie !
Aucune menace n’ayant pu régler sa phobie, il avait bifurqué vers la technique informatique et s’était décroché, sans passion aucune, un certificat en informatique d’affaires. D’où son statut d’agent classe IV. Avec un tel CV, les autorités du CRG-BSL n’avaient pas hésité à lui donner la responsabilité d’une section, la 5 Nord avec ses 56 vieillards, qui plus est, avec grade de CS-1. Quasiment une promotion ! Et même pas besoin d’avoir appris l’anglais !
Un léger frottement sur le cadre de porte de son bureau le tire de sa réflexion.
- Bonjour Madame Bellow, fait-il à l’ex-bibliothécaire avec la même révérence marquée que s’il s’adressait à un ancien allumeur de réverbères.
- Je m’excuse de vous importuner, Monsieur Tardif, mais je n’ai plus rien à lire, sourit-elle en lui présentant de ses deux petites mains ratatinées, quatre livres de poche. J’ai terminé le dernier hier soir.
Timothée s’empare des livres.
- Aimeriez-vous avoir d’autres Giono ? J’en ai trois ou quatre autres, si vous voulez.
- Oh ! Ça sera parfait, Monsieur Tardif. Jean Giono c’est très bien. Très bien même.
- Je vous amène ça demain, Mme Bellow. Mais faut pas le dire à personne, c’est promis ?
- Promis, monsieur Tardif.
Et le fantôme des temps d’autrefois repart dans le silence de ses pantoufles roses.
Ce côté «contrebandier pas méchant» de Timothée ne l’empêchait pas de diriger, depuis cinq ans, une petite équipe de préposés aux bénéficiaires. Ainsi, de 8 h à 16 h, son quart de travail à lui, deux gaillards l’assistaient. Il pouvait s’agir de Steve Grenier ou de son comparse Laurent Bérubé, deux émetteurs de farces idiotes et vulgaires, ou encore de Ronnie Ross – ça se prononce «Wrâné Wrâss» – ou de son complice des coups sournois, Charles Chuck Chicoine – faut dire «Tchok Tchicouaine» – ou encore, d’un petit nouveau appelé Mérovée d’Anjou. Ils étaient donc trois employés, ce qui était amplement suffisant pour s’occuper de sept salles pleines de vieux, dont certains dégoulinant par toute sorte de bouts.
De 16 h à minuit, deux PB venaient prendre leur relève. Personne voulant être de ce quart, Timothée devait produire la liste des affectations au moins un trimestre d’avance. Et même là, certains se vengeaient. Ainsi, ces couches dégoûtantes dans le tiroir principal du bureau de Timothée, ce vieillard oublié trois heures durant sur une cuvette, ce poivre en poudre ajouté au manger mou de grabataires, etc. Enfin, de minuit à 8 h, il fallait se fier au personnel de nuit, des PB comptés sur les doigts de la main qui relevaient de la directrice des soins infirmiers sans avoir de comptes à rendre à Timothée, ce qui convenait parfaitement à ce dernier. Est-on obligé, dans la vie, de multiplier les sources de problèmes ?
À ces gens s’ajoutaient, au jour le jour, des assistés sociaux qui venaient «donner des heures» pour pouvoir manger ou se faire soigner et à qui on confiait exclusivement les tâches dites ingrates : changer les couches dans les salles 3P et SP (aucune couche n’est tolérée dans les 2P; advenant qu’il faille en arriver là, la bénéficiaire est mutée en 3P…), donner le manger mou aux vieillards impotents en 3P et, parfois, en SP, servir le manger mou à la cafeteria, piloter les zambo (sorte de balayeuse, laveuse et cireuse combo) dans les passages et les salles, tondre la pelouse, pelleter la neige, jouer de la musique dans les salons communautaires, pièces réservées aux résidents en 2P et, sur approbation expresse, aux nouveaux en 3P, etc. Et si jamais on manquait d’assistés sociaux, on mobilisait les pensionnaires des salles 2P, cela à leur grande indignation. En cas de force majeure, on avait recours aux bénéficiaires les moins poqués du Centre régional de réadaptation et d’hébergement pour handicapés intellectuels sis deux coins de rue plus loin.
Par sa porte grande ouverte, Timothée perçoit des imprécations en provenance du poste de garde situé à quelques enjambées de son bureau. C’est Laurent Bérubé qui, d’après ce que le CS-1 voit après s’être étiré le cou, est en train de fouiller sans ménagement le bonhomme Martel, un résidant bien malgré lui qui accepte mal sa nouvelle vie de «bénéficiaire». Surtout que son épouse des 51 dernières années est elle-même pensionnaire dans une salle 2P sur le même étage.
- Vous l’avez caché où, votre bouteille, le pére ?
- J’en n’ai pas de bouteille, maudit voyou !
- Vous sentez la tonne à plein nez, vieux menteur !
- M’a t’en faire des «vieux menteurs», espèce de mal élevé. J’vais porter plainte.
Pour ne pas que la scène ne dégénère davantage, Timothée manœuvre sa Saguewanish vers le poste de garde.
- Laisse tomber, Laurent, je m’en occupe.
- Visiblement, le gaillard n’apprécie pas.
- C’est comme tu veux, le Motté. C’est toi le chef !
Et il recule se réfugier de l’autre côté du comptoir, le front plissé de rides malicieuses.
- Venez, Monsieur Martel, on va aller se calmer, fait le chef de section en marchant à côté de sa bécane.
C’est comme s’il avait appuyé sur un bouton, clic ! À coups de paroles courtes et saccadées, le petit vieux se met à déverser l’excédent de son exaspération accumulée. Il en ressort que le CRG-BSL n’est pas une maison de repos pour vieux, mais un abattoir où l’État a embauché des fier-à-bras sans classe, des brutes, des moins que rien, des sans cœur qui séparent les conjoints, qui défont les familles, qui maltraitent les gens, des gens qui ont trimé dur toute leur vie, qui ont payé des impôts comme des idiots pendant une soixantaine d’années, pour finir ravalés au rang de bêtes, des bêtes sans droit «juste bonnes pour attendre la mort».
- Jamais, on ne m’a manqué autant de respect dans ma vie !
Timothée aide le vieillard à s’asseoir sur son lit.
- Monsieur Martel, faites seulement un peu plus attention. La bouteille de rhum que vous cachez dans la poche de linge sale de votre garde-robe, il y a trop de monde qui vous voient vous en servir. Soyez juste un peu plus discret.
- J’en peux plus !
- Si Bérubé fait un rapport, je vais être obligé de donner suite. Vous connaissez la procédure, va falloir vous amener chez les Papyblues. Mais là, faites-vous-en pas, je vais aller arranger ça.
Atterré, le vieil homme reste coi. Timothée a utilisé le mot magique, Papyblues, l’horrible patronyme des tourmenteurs psychopathes qui rôdent dans les dédales du sous-sol.
Hélas ! deux lits plus loin, l’Illuminé démarre son cirque habituel.
- «Malheur à ceux qui de bon matin courent après les boissons enivrantes et qui bien avant dans la nuit sont échauffés par le vin !» C’est écrit dans la Bible, misérables impies ! Et même Saint Luc le dit dans son Évangile : «Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère !» Pourquoi ne craignez-vous pas la colère de Dieu ? Vous êtes en train de transformer ce lieu de méditation et de préparation vers la vie éternelle en filiale sordide de Sodome et Gomorrhe !
- Monsieur Savoie, calmez-vous, dit-il à l’illuminé. Monsieur Martel a besoin de se reposer.
Jean-Roch Savoie, un authentique Bleuet d’Alma, s’était établi dans le 3e Rang de Saint-Fabien (25 kilomètres de Rimouski) vers la fin des années 2010. Là, il avait démarré une sorte de secte néo-catholique qui lui avait permis de ne pas trop travailler pendant une vingtaine d’années. Relativement inoffensif, il embêtait néanmoins les autres pensionnaires du 5e Nord avec ses visions apocalyptiques et ses certitudes d’être de plus en plus près d’un Dieu terriblement courroucé par rapport à sa Création.
- Tais-toi donc, espèce de fanatique !
Martel semble pour le moins très agacé.
- Chef, ajoute-t-il, je vais te dire quelque chose, service pour service.
- Vous ne me devez rien, Monsieur Martel.
- Moi, mon ‘tit garçon, je n’ai jamais eu de dettes de toute ma vie ! Écoute-moi bien, j’vas t’le dire juste une fois. Ton Saguewanish a été saboté. Là il fait du bruit, mais fais bien attention, il est à veille de sauter. À ta place, je ne le monterais plus.
- Comment vous savez ça ?
- Je les ai vus faire vendredi passé quand tu es allé jaser dans le bureau d’Alcide. Tu avais laissé ta bécane dans le passage, fait qu’ils en ont profité.
- Qui ça ?
- Il est écrit: «N’abandonne pas un vieil ami, le nouveau ne le vaudra pas !» coupe l’Illuminé. Réfléchis Martel, réfléchis avant de vendre tes frères à Pharaon ! Car il est aussi écrit: «Comme tu as fait il te sera fait : tes actes te retomberont sur la tête».
- Étouffe, vieux sans dessein !
Puis, regardant Timothée:
- Je peux pas de dire ça, chef, tout ce que je peux te dire c’est d’amener ton saguigui au garage.
Au même moment, Timothée voit filer devant la porte de la salle l’ombre furtive de Robespierre Alcide.
- Parlant du loup, fait observer Martel.
Robespierre arrive probablement des commodités. D’où pourrait-il venir pendant les heures d’ouvrage, sinon de là ? Et où pourrait-il aller, sinon là ? Comme on ne le remarque jamais au salon des employés, qu’il mange dans son bureau, qu’il ne fait partie d’aucuns comité et qu’il ne fréquente jamais les fêtes ou les partys, personne ne s’entretient avec lui, sauf Timothée, ravi d’avoir trouvé quelqu’un lui ressemblant quelque peu, façon de parler. Tant et si bien que le personnage est devenu un ami comme l’est Shimoune Saint-Pierre, quelqu’un avec qui il peut échanger.
Inquiété par les propos du père Martel, le CS-1 quitte la salle sans prendre place sur son Saguewanish et, de son petit pas poussif, se dirige vers le bureau de Robespierre, traînant sa trottinette derrière lui.
Le grand-père Alcide, un footballeur haïtien (un joueur de soccer, pas de football américain), avait immigré au Québec il y a bien longtemps et, depuis, la famille s’était signalée en sport et en loisirs. Lui, Robespierre, il était directeur des loisirs du CRG-BSL. Fier détenteur d’une maîtrise en éducation physique et d’un bac en récréologie gérontologique de l’Université Laval, il en avait même porté les couleurs au football interuniversitaire. Pourtant, son actuelle fonction avait un sérieux inconvénient pour quelqu’un d’aussi qualifié que lui; au cours des quatre dernières années, on ne lui avait pas consenti de budget. Zéro ! Même pas de quoi acheter deux raquettes de badminton au Dollorama. Les vieux des dortoirs 2P en était réduits à traîner leurs savates dans les salles communautaires, à parler du bon vieux temps, à jouer aux cartes, à regarder la télé, à sommeiller ou, plus rarement, à s’amuser avec le terminal du quanticordi. Le gymnase avait été converti en salon du personnel avec certaines facilités alimentaires et récréatives. Quant à la piscine, on l’avait tout simplement vidée et condamnée.
Puisque le poste de directeur des loisirs est considéré obligatoire dans la Loi constituante des CRG, Robespierre faisait partie des effectifs de celui du Bas-Saint-Laurent et, à ce titre, était tenu d’être présent cinq jours semaine. Le pauvre diable passait ainsi ses grandes journées enfermé dans son bureau, un réduit situé, à la limite des ailes nord et centre du 5e étage, à proximité de l’officine de Timothée. Qu’y faisait-il ? Personne, à part ce dernier, ne savait qu’il y lisait des romans et surtout des ouvrages psychologiques, un dada qu’il cultivait avec délectation, qu’il écrivait de la poésie, qu’il faisait des redressements et poussait des pompes, enfin, qu’il entretenait un monde virtuel où une communauté essentiellement québéco-haïtienne venait revivre les aventures de Toussaint Louverture telles que réécrites et lourdement musclées par Robespierre.
- Tu sais Timothée, lui avait-il raconté un jour, le père de mon grand-père, Terrence-Raoul Alcide, qui était un peu chimiste ou, plutôt, alchimiste autodidacte, avait trouvé une façon de mélanger des herbes, de la levure, de l’eau avec d’autres trucs ignobles. Il faisait chauffer et mijoter cette soupe pendant presque deux jours, laissait décanter et remplissait de petits flacons qu’il vendait dans tous les bars des Gonaïves. Il avait appelé son épouvantable mixture «Pétépano». Il suffisait d’en boire quelques gorgées pour devenir, peu après, en virile situation de fournir, à leur satisfaction, autant de dames que la bienséance communale pouvait l’exiger. D’où le nom «Pétépano». C’est cette trouvaille qui permit à Terrence-Raoul de bien nourrir sa famille et faire en sorte que son aîné devienne un footballeur étoile.
Si Robespierre s’était complu dans une anecdote aussi savoureuse, c’était pour illustrer que chez les Alcide, aussi bien en Haïti qu’au Québec, il y avait une tradition d’entraide. Il fut un temps où toutes les semaines, son grand-père, joueur de soccer, allait porter des caisses de bananes plantains dans un centre communautaire de Montréal-Nord, de la nourriture qu’il avait payée de sa poche. Son propre père, lui-même ailier droit au soccer, mais surtout rappeur et slameur, se produisait gratuitement partout où il estimait pouvoir rendre service à la communauté. Et lui ?
Il n’avait pas répondu. Mais à petits coups de déductions, de mini observations, d’inavouables spéculations et de fines intuitions, Timothée avait fini par l’associer, à tort ou à raison, à la fourniture de pilules du bonheur, un service des temps modernes que Robespierre pouvait rendre à la communauté du CRG.
- Qu’est-ce que je peux faire pour toi, mon ami ?
Le tristounet binoclard s’assied sur la seule chaise à ne pas être encombrée de livres. Pendant cinq minutes, il va tourner autour du pot sans rien oser. Puis, sans transition :
- Tu as sûrement une idée sur ces fameuses pilules qui n’existent pas ?
- Ouais, les pilules du bonheur.
Timothée vise l’ahurissant capharnaüm, plus particulièrement cette masse murale hétéroclite constituée de livres empilés et de souvenirs du Rouge et Or, l’équipe de l’Université Laval.
- J’en cherche. Euh, si jamais tu entends parler de quelque chose …
Il se lève, les yeux sur le souk ambiant, et gagne le corridor sans que Robespierre lui réponde.
Son attention est immédiatement portée vers Luce Morency, une ancienne jolie fille maintenant âgée de 86 ans. Elle s’est encore évadée de son lit de la salle 3P-L 6 Nord, laquelle, heureusement, n’est pas de la juridiction de Timothée. La bonne femme n’a pas ses dents, ses cheveux sont longs, laids, sales et en désordre. Comme elle est nue, sa maigreur pendouillante donne la chair de poule aux gens qu’elle croise. Timothée se pince la boucle d’oreille et dit :
- 6e Nord, code magenta !
On lui répond et il rapporte la fugueuse. Dans l’attente qu’on vienne la chercher, il lui prend néanmoins la main, «venez avec moi, madame Morency», et la fait s’asseoir sur une des chaises près de l’ascenseur. Il en fait autant sur le siège voisin et lui parle du lac Saint-Mathieu où la vieille dame habitait un chalet converti en maison. Pendant une trentaine d’années, elle y avait exploité une petite affaire de location de roulottes rapaillées qu’elle destinait aux villégiateurs venus de la ville. Puis un jour, un de ses amants était disparu avec la caisse, juste avant un dépôt, et moralement abattue, aux prises avec des dettes insolvables, Luce Morency avait fait faillite. Le reste n’avait été que débâcle, désastre et misère noire.
Peu après, un préposé du 6e se pointe, c’est le gros Lavoie, un calamiteux qui mange à tous les râteliers. Tellement qu’il possède trois immeubles d’habitation au Centre-ville de Rimouski. Il a amené un fauteuil roulant et une couverture dans laquelle il drape la mère Morency. En la morigénant comme une pouilleuse, il la roule jusque dans l’ascenseur et ils disparaissent. Quel fils de salaud !
- Je l’ai connue, dans le temps, la Luce Morency !
La mère Thériault qui décidément ne pouvait rater une si belle occasion, brandit son sourire malicieux des grands jours.
- C’est d’valeur qu’elle vieillit aussi mal ! Méchante belle femme, dans le temps ! Dans le temps de nos bals à l’huile du lac Saint-Mathieu. Elle était tout le temps là. Mais on aurait dit qu’elle se méfiait de moi … Pourtant !
Sans plus tenir compte de la radoteuse, Timothée file vers son bureau, question de vérifier si rien qui ne peut attendre s’est affiché, de signaler sa fin de quart au système et de placer son terminal en mode veille.
Quand la cage de l’ascenseur s’arrête au 5e, Marie-Odile Tremblay, une forte femme de 37 ans que l’on surnomme la Bitch, s’y trouve déjà et semble sérieusement occupée à contempler le tableau indicateur. C’est une agente de sécurité sans charme, ni grâce, ni coquetterie, une personne dont on craint la colère, qu’on n’a jamais vue sourire et qu’on croit délatrice active. N’est-elle pas cette flic maison qui a récemment mis au jour un racket de nourriture clandestine, essentiellement du raisin sec, des abricots séchés et des noix, que deux préposés du 4e Centre, des misérables désormais sans emploi, revendaient à des détenteurs de monnaie à plume ?
Timothée n’ose la saluer, même si, depuis quelque temps, il la soupçonne d’être à l’origine de l’avatar avec lequel le sien s’amuse holographiquement depuis une semaine ou deux. La femme tourne légèrement la tête, comme pour le regarder. On dirait qu’elle nourrit les mêmes soupçons.
Mais au moment où les portes se referment, une main brune tout en muscles se glisse à l’intérieur, ce qui enclenche automatiquement la réouverture.
- Je m’excuse, fait Robespierre Alcide. Il est 16 heures et …
Habitué à ce que personne ne s’intéresse à lui, il ne termine pas sa phrase.
Arrivés au 2e, le CS-1 et l’agente de sécurité sortent. Elle parce que c’était SA destination, la Sécurité occupant toute l’aile sud du 2e, lui parce qu’il se croyait rendu au rez-de-chaussée.
- Au revoir, Marie-Odile, déclame Robespierre, un sourire tout craquelé sur le bord des lèvres.
Sans lui retourner sa politesse – une politesse intéressée ? – elle le regarde avec sévérité. Et c’est avec le même air qu’elle fixe cet autre «perdant» qui tente bêtement de s’excuser. Excédée, elle hausse les épaules et file sur son Saguewanish, toutes voiles déployées. Un Saguewanish qui ne fait pas de bruit. Humilié encore une fois, Timothée entreprend de pitonner la console murale de l’ascenseur. Pourquoi Robespierre ne l’a-t-il pas attendu ? À cause de sa requête de tout à l’heure ?
Mais tout près, dans une officine à peine plus grande que la sienne, un sexagénaire à bouc, selon cette mode grotesque qui frappa l’Occident dans les années 2005-2010, lui fait signe de la main avec insistance. Timothée hésite et se pointe le thorax de l’index en hochant de la tête à répétition. L’autre fait signe que oui en répétant son geste. Le CS-1 embraye donc sa vieille bécane. Il sait que cet étrange personnage qu’on ne voit jamais nulle part, lui non plus, est Sébastien Larose, le dernier syndiqué de la Fonction publique du Québec. Tous les autres sont soit décédés, soit retraités, soit devenus cadres.
La formule Rand ayant été déclarée inconstitutionnelle par la Cour Suprême en 2018, Québec l’avait supprimée l’année suivante pour s’éviter un très juteux recours collectif. En conséquence, plus personne parmi les nouveaux employés de l’État n’avait voulu adhérer au syndicat. Le vieux Sébastien était désormais le seul de son espèce. Ce qui signifie qu’en vertu des lois du Travail en vigueur, le syndicat devrait être dissolu par le Lieutenant-gouverneur en conseil le jour où Larose partirait. En attendant, il cumulait les postes de président, de secrétaire, de trésorier et agissait comme assemblée générale. Ne sachant trop quoi en faire, voulant s’éviter une structure patronale syndicale, les autorités du CRG-BSL avaient préféré placer cet énergumène d’un autre âge dans un bureau confortable où on lui foutait la paix dans l’attente de sa retraite, ce qui devrait arriver dans les huit prochains mois. Croyait-on en haut lieu !
- Excuse-moi, mon homme, fait-il un crayon à la main, je cherche un mot de dix lettres, dix lettres, qui signifie «rationalisation administrative efficace» et qui commence par les lettres HO …
Il a prononcé «mon homme» comme seuls les Bas-laurentiens savent le faire. Vouloir respecter le son, il faudrait écrire «mânem».
- Euh ! Dix lettres ?
- Ouin, p’is ça finit par un E…
- Euh ! Rationalisation administrative efficace, attendez …
- Dix lettres.
- Je l’ai. C’est HOLOCAUSTE.
- Ahhh ! Génial ! Merci mon homme !
Timothée ressort du petit bureau et reprend place sur son Saguewanish. Il s’engouffre dans l’ascenseur et le quitte un étage plus bas, en face du portrait couleur de Sylvain Turcotte, l’homme fort du régime libéral. Ignorant quelques quolibets d’usage, il sort de l’édifice et roule jusqu’au stationnement où il aperçoit Shimoune Saint-Pierre presque nu, couché sur le devant de son automobile électrique en train de prendre le soleil de l’après-midi.
- Beau temps pour s’étendre ! T’as fini ta journée, Momo ?
- Ouin.
- Saint-Pierre ajuste ses verres fumés.
- C’est pas de mes affaires, mais je viens de voir le gros Lavoie placer un bout de papier dans ton pare-brise.
- Ah !
Timothée salue son ami et se dirige vers la section du stationnement – c’est la plus éloignée –qui est réservée aux voitures à essence. Effectivement, quelque chose de flageolant a été glissé sous les essuie-glaces de sa bagnole, concentré de rouille construit en 2013. C’est une feuille toute dégueulasse, on la dirait souillée de matières abominables, où on le traite de «gros motté téteux de boss qui, un jour, va se faire casser sa yeule de rat». Sans colère, il chiffonne le brouillon et va le jeter dans un bac à recup trois pas plus loin.
Pourquoi le persécute-t-on tant ? Pourquoi le déteste-t-on tant ? Il n’en est pas certain. Possiblement parce qu’il ne parle à personne, parce qu’il est chef de section, classe 1, parce qu’il ne fréquente pas le club social, à l’instar de Robespierre, de Shimoune ou du vieux Sébastien Larose. Sûrement parce qu’il a une tronche louche avec ses barniques épaisses, ses cheveux trop éclaircis, sa trottinette qui en arrache, sa chemise tachée de sauce à spaghetti, sa dégaine de perdant. Toute cette méchanceté gratuite, cette bête incompréhension, est, la plupart du temps, lourde à porter et, comme c’est le cas présentement, l’emplissent d’un cafard qui l’habitera encore, il le sait, bien après qu’il sera rendu chez lui. Aimerait-il pouvoir se venger, ruer, hurler, frapper, impressionner, susciter le respect, obtenir du gros Lavoie qu’il lui demande pardon ? Peut-être, mais ce n’est pas vraiment dans sa nature.
Sans dire un mot, il place le bruyant Saguewanish dans la malle de la bagnole, quitte le terrain du CRG et prend la direction de Nazareth. En cette fin d’après-midi de juillet, l’air du fleuve rend possible, voire délectable, la chaleur extraordinaire – à Montréal, ils disent «accablante» – qui assaille l’Est-du-Québec depuis quelque temps. Les gens sont partout sur les trottoirs, les balcons, dans les parcs, sur la promenade du Fleuve, sur les pistes cyclables, sur les terrasses. On rit, on sourit, on crie, on s’arrose, on s’attrape, on s’aime, on est heureux. Mais lui, Timothée, il roule plutôt vers autre chose, vers une sorte de tombeau sombre, sale et hostile où l’humidité sera étouffante et, comme c’est de plus en plus le cas, nauséabonde.
- Merde, j’ai oublié les sacs de la mère Loubert !

Index
Préface
Chapitre 1: Un sous-sol à Nazareth, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 2: La loi du Gros Turcotte, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 3: L’âge du Nutrisuz, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 4: Trio pour clarinette, violon et … trombone, le 18 juillet 2033
Chapitre 5: Arnaque qui finit mal, le 6 septembre 2027
Chapitre 6: Du manger mou aux nouvelles, le 19 juillet 2033
Chapitre 7: Le sort frappe, le 20 juillet 2033
Chapitre 8: Déontologie à gogo, le 21 juillet 2033
Chapitre 9: Aussi bien invoquer Quetzalcoatl, du 22 au 24 juillet 2033
Chapitre 10: Marceline saute une coche, le vendredi 4 mai 1962
Chapitre 11: La théorie du docteur Robie, le lundi 25 juillet 2033
Chapitre 12: Sous le joug d’Ilsa la louve, du 25 au 26 juillet 2033
Chapitre 13: Les errements nyctalopes d’une grande folle, du 22 au 25 juillet 2033
Chapitre 14: Grande bouffe pour Dart Vader, le 26 juillet 2033
Chapitre 15: Timothée craque et remet ça ! le 27 juillet 2033
Chapitre 16: Sanglots sur une vie brisée, le 27 juillet 2033
Chapitre 17: Robespierre prend les commandes , le 28 juillet 2033
Chapitre 18: La fille sous la lanterne, le 29 juillet 2033
Chapitre 19: Lyre de lumière et de liberté, le lundi 10 juillet 2034
Postface

Ha ha ha… Vaginocrate!!!
mdrrrrr…
Ah et vous direz au druide que HOLOCOSTE s’écrit HOLOCAUSTE…
Je reviens avec des commentaires supplémentaires plus tard…
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Oups !
J’ai apporté la correction.
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Ça valait bien une semaine d’attente. Dans le texte d’auhjourd’hui, il y a finalement un rat et il s’appelle Amédé Chicot,
Merci à Nelson pour faveur obtenue.
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Les pages s’accumulent ..
Bientôt ma printer tout ca , ma vendre ca pis devenir millionnaire
(tite ame d’agent artistique)
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Bonjour Nelson,
WOW, ta facilité d’écrire me dépasse à chaque fois.
Je fais toujours plusieurs fautes d’orthographe et Antidote est pour moi, depuis ces débuts, un outil indispensable.
Alors, j’ai soumis ton texte à ma version d’Antidote et il y a des erreurs ayant été soulevées qui semblent à mon avis devoir être corrigées.
Par exemple :
En fait il n’en a jamais eu. Antidote propose En fait, il n’en a jamais eu.
Si t’arrêtes… Antidote propose Si tu n’arrêtes…
et quelques autres.
Excusez-moi pour mes fautes.
P.-S. En passant, j’ai trouvé des plus intéressants l’article que tu as écrit hier au sujet d’Antidote sur le AppleStore.
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@ paquid
Je ne peux pas obéir complètement à Antidote. La langue parlée que j’utilise dans les dialogues est différente de l’écrite. P. ex. on ne dit pas « si tu n’arrêtes pas … » en parlant à un enfant, mais « si t’arrêtes pas », et ainsi de suite. Il y a des concessions grammaticales à faire quand on pond des dialogues.
@ prorats
Et vous allez en rencontrer quelques autres, des rats, incluant dans cette 2e moitié de chapitre…
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Le « mânem » du Bas du Fleuve me rappelle de bons souvenirs…!
Un gars de Ste-Luce-sur-mer, quand j’étais à l’Université d’Ottawa, qui étudiait avec moi. Nous sommes devenus amis et avons fait de très belles choses ensemble, notamment une chronique dans le journal étudiant! Il faisait les photos, moi les dessins… et on avait aussi avec nous un vrai pouète, tourmenté et tout et tout, qui nous pondait les textes ou les poèmes pour la chronique. Inutile de dire que c’était « flyé »!
Entre le 3ième et la 4ième année d’université, il est retourné à Ste-Luce-sur-Mer et il a fait une série de remarquables photos. À son retour, il les a exposées au Département d’Art visuel de l’université et j’ai préparé son catalogue. Quelques moi plus tard, la Galerie Nationale du Canada se portait acquéreur de toute la collection des clichés de Ste-Luce – comme document sociologique! Il était – de loin – le premier d’entre nous (aux Beaux-Arts) à recevoir une telle appréciation pour la qualité de son travail! Il a terminé son bac avec la plus haute moyenne jamais vu au département d’Art visuel de l’Université d’Ottawa!!! C’était tout un mec, quoi…!
Autrement… inutile de dire qu’on a fait les 400 coups ensemble…
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@ Nelson
D’ailleurs, le même gars (voir post précédent) m’a un jour fait une réplique qui serait digne d’être insérée dans le présent roman-blogue.
Lorsque nos 4 ans d’université se sont terminés, on est parti’su’a'brosse, bien entendu… et, à un moment donné pendant la vaillée, un coup fin saoul, il me demande si j’ai déjà pensé au suicide…?!?!??
alors, je me souviens plus ce que je lui ai répondu – je l’ai probablement juste envoyer… promener, mettons…
Alors, il me dit (et c’est ça la réplique géniale!):
« Moé, j’y pense des bouttes, mais j’peux pas faire ça : J’dois 20 milles piasses au gouvernement! »
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@Nelson
Une idée, comme ça. Les p’tits vieux ne pourraient-ils pas être ces quelques autres étranges personnages? Dubeau, Bélanger, Gagnon, Des Rivières-Houdé, Alex anti-caustique, etc. Des phénomènes de la race humaine, quoi !
En 2003. ils seront bien pensionnaires du CRG-BSL… Hé hé hé !
Le Dauphin génieux
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@ Deauf intrigant pour ses amis
Pourquoi pas, cher Deauf ? Il suffirait de soumettre les candidatures. Il y a une douzaine de personnages secondaires, la plupart ayant déjà été présentés aux lecteurs. Leurs noms pourraient être remplacés par ceux des Dubeau, Bélanger, Gagnon, Des Rivières-Houdé, Alex anti-caustique et ainsi de suite. Il suffit de me dire « qui et pourquoi », me préciser quel personnage il pourrait remplacer, me fournir une petite notice de vécu vrai vrai vrai que je pourrais incorporer pour que ça colle et, bien entendu, me signifier l’accord desdits Dubeau, Gagnon et autres Anticostes
Quant aux personnages principaux, ceux qui vont faire bouger l’action dès le chapitre 4, je ne crois pas qu’ils pourraient se prêter à l’exercice.
Et voilà l’Opération « Clin d’oeil » qui vient de démarrer !
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@Nelson
Ça flotte !
Je crois que la première étape serait d’obtenir leur accord. Pour gillesdrh, je ne sais pas, mais les autres accepteront j’en suis presque sûr. Attendons qu’ils se manifestent tout de même.
Déjà, je voyais l’ami Dubeau en Darth Vader. Dès ses premières répliques, j’avais fait ce lien, je ne sais trop pourquoi. Mais plus l’histoire se développe, plus je trouve que ça lui colle. Coriace, vif, entêté (dans le sens de acharné), un peu marginal, etc.
Pour les autres, je me mets à la tâche. Mais, les suggestions peuvent provenir des autres.
Le Dauphin scription
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Une chance que je n’ai pas le livre en entier, je passerais quelques nuits blanches! Et j’ai déjà hâte à vendredi prochain, la semaine va être longue…
Quelque chose me turlipine à propos CRG-BSL :
Office de la langue française :
«C’est sous l’influence de la réalité américaine et conformément à un usage ancien qu’au Québec, dans le cas de certains bâtiments comportant plusieurs étages, le décompte des étages se fait à partir du niveau du sol. Le rez-de-chaussée est donc considéré comme le premier étage.»
Chapitre 2-A : La loi du gros Turcotte
«L’immeuble de sept étages est subdivisé en trois pavillons : nord, centre et sud. Tandis que le sous-sol, le rez-de-chaussée et les deux premiers étages accueillent les différents services essentiels au bon fonctionnement de l’établissement, les cinq niveaux subséquents sont propres à l’hébergement des pensionnaires âgés.»
Donc, dans cette description, si le rez-de-chaussée = étage 1 et qu’il y a les deux premiers étages pour les services, il devrait rester quatre niveaux subséquents et non cinq…
D’ailleurs, dans ce chapitre-ci, étage 1 = rez-de-chaussée se confirme :
«Arrivés aux 2e, le CS-1 et l’agente de sécurité débarquent. Elle parce que c’était SA destination, la Sécurité occupant toute l’aile sud du 2e, lui parce qu’il se croyait rendu au rez-de-chaussée.»
«Timothée ressort du petit bureau et reprend place sur son Saguewanish. Il s’engouffre dans l’ascenseur et débarque un étage plus bas, [...] il quitte l’édifice et roule jusqu’au stationnement…»
Ce n’est pas je cherche le trouble, mais comme je dévore les romans policiers, ce genre de détail compte je crois.
Bibelot Bosh
P.S. : Au fil de la lecture, j’ai repéré une dizaine de «cidores». Vous désirez toujours en être informé?
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@ Bibelot
Je suis rouge de honte, mais je les veux, les cidores. Quant aux étages, je vais relire et corriger ce qu’il faut. Merci !
@ Dauphin pliqué
Ça marche. On le fait.
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@ M. Dumais
Vous n’avez aucune raison de rougir de honte! C’est d’ailleurs pourquoi j’aurais préféré que les cidores aillent se faire voir ailleurs.
Voici les bibittes* en question :
avatar interposés = avatars interposés
trois fois par jours = trois fois par jour
dans les salons communautaires (réservées…) = dans les salons communautaires (réservés…)
C’est écrit dans la bible = C’est écrit dans la Bible
la colère de Dieu! = la colère de Dieu?
prêt d’un Dieu courroucé = près d’un Dieu
qu’il ne fait parti d’aucuns comité = qu’il ne fait partie d’aucun comité
s’était-il complaît = s’était-il complu
Timothée sourit et s’assoie = sourit et s’assied
Arrivés aux 2e = Arrivés au 2e
Il y a aussi le verbe «débarquer» qu’on utilise beaucoup au Québec, mais à mauvais escient. On sort d’une voiture, on descend d’un autobus, etc. Donc je crois qu’on devrait sortir d’un ascenceur…
* Le mot «cidore» me fait penser à une bibitte, genre staphylocoque doré, allez savoir pourquoi…
P.S. : Que diriez-vous d’effacer mes messages concernant les cidores après en avoir pris connaissance? Je trouve que ça fait prétentieux et ce n’est vraiment pas mon genre.
P.P.S. : Ça m’a fait sourire de voir que les jeux de Windows (dame de pique) existent encore en 2033. Microsoft a la vie dure!
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@ba-be-bi-bo-bu-lot
Ça ne fait pas prétentieux, ça fait cultivé! Et il n’y a rien de mal à ça. Je vous jalouse, ma chère, de voir toutes ces cidores. De par mon travail, je devrais les voir aussi; mais non !
@Nelson
Yesssssssssss!
Il ne faudrait surtout pas oublier cette chère bibelot dans les personnages (avec son accord, bien sûr !). Ce pourrait être cette dame qui reprend et corrige tout le monde à la moindre fautes de français parlé ! Le personnage, lui, pourrait l’être, prétentieux. Qu’en pensez-vous?
Le Dauphin corporé
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@ flipper_21
Belle idée que ces personnages secondaires soient inspirés de participants de ce blogue. Et pour que cela soit juste, il faudrait qu’il y en ait quelques uns qui tentent encore, en 2033, de convaincre certains grabataires d’utiliser Linux…
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@ bibelot
Ton « spottage de cidores » est redoutable!!! wow…
Mais, juste une affaire… « embarquer » et « débarquer »…
Selon moi, ces expressions font partie de la beauté de la langue parlée ici… C’est un héritage direct du passé maritime de nos ancêtres, qui « s’embarquaient » à La Rochelle puis « débarquaient » à Québec pour venir s’installer ici.
Ces expressions, tout comme « monter » à Québec ou « descendre » à Montréal, font partie de cette histoire (la nôtre) et, comme ce sont des termes parfaitement français, il serait malheureux de se priver de cette « couleur » que notre passé a laissé sur notre façon de nous exprimer…
Il y a des canadianismes savoureux, issus soit du vieux français ou d’une réalité propre au Canada (ex.: « poudrerie ») et ces mots magnifiques (lire Menaud Maitre-Draveur de Félix-Antoine Savard pour s’en régaler!) ne devraient pas être remplacés, parce que, justement, ce sont NOS mots et que nous devons en être fiers!
Bien entendu, ça n’a rien à voir avec les anglicismes ou les vulgarités de tout acabit que l’on entend, malheureusement, partout, et qui font que la langue parlée, dans certains endroits et par certaines personnes (je pense à Gatineau, notamment…) est si… disgracieuse – pour utiliser un terme modéré…
Une autre particularité de notre langue, c’est cet usage de la double négation pour faire une affirmation… Par exemple, pour dire qu’il fait froid, on dit: « Fait pas chaud »… Ou pour dire qu’une femme est belle, on dira: « Ouais, è’pas lette »… Cette petite particularité, plutôt charmante en soi, est l’une de ces choses qui ajoute beaucoup à la couleur de notre langue…
Bref, comme le roman se passe dans le Bas du Fleuve, et que la langue qui y est parlée, lorsque pas trop « châtiée », y est belle, colorée et pleine d’images, je crois que l’insertion dans le texte de cette « couleur » est tout à fait indiqué.
@ claude_c
Mais en attendant, va falloir t’endure, mânem !!!
Promis! Lorsqu’on sera tous au foyer de vieux, on va te laisser tranquiille avec Linux!
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@Bibelot
Au contraire, ça démontre que vous lisez l’oeuvre de l’ami Dumais avec une très grande attention! Je vous félicite personnellement et je suis sûr que Nelson apprécie! Si ça vous intimide, toutefois, moi, être Nelson, je vous donnerais une adresse email, dûssiez-vous poursuivre ce travail en toute quiétude… Sachez toutefois, que nous en bénéficions tous car ce sont des coquilles et erreurs courantes!! En tout cas, moi, ça m’aide et ça m’est TRÈS utile…
@ Flipper_21_je_retiens_4_et_je_calcule_la_dérivée…!!
Ben moi, je ne me vois aucunement en Darth Vader… Peut-être des similitudes au niveau psychologique mais, je suis beaucoup plus direct et incisif que ça!
Cependant, si on pousse ton idée une coche plus loin, Nelson pourrait créer « nos » personnages (mais là, goodbye la fiction!) et nous mettre dans « son » contexte à lui, et nous faire donner la réplique que NOUS donnerions, étant donnée la situation en main. Ça, ce serait nouveau et du jamais-vu! Ou encore, il pourrait nous faire dire SA réplique originale tout en nous laissant la corriger et l’adapter à NOS styles individuels:
Un exemple:
« Motté » signale à Dubeau qu’il enfreint la règle 143.32.01 rev. 11 qui stipule qu’il ne peut se trouver ici, passé 11:00 pm.
- « Vous pouvez pas être ici, mon cher Dubeau… et vous le savez! Je vais devoir faire un rapport si vous ne partez pas maintenant… »
- »Bon bon, on se calme, ça va. Je m’en vais tout de suite.. »
…donnerais plutôt:
« Motté » signale à Dubeau qu’il enfreint la règle 143.32.01 rev. 11 qui stipule qu’il ne peut se trouver ici, passé 11:00 pm.
- « Vous pouvez pas être ici, mon cher Dubeau… et vous le savez! Je vais devoir faire un rapport si vous ne partez pas maintenant… »
- »AH wein? Ben, fais-le ton rapport, tête de truite pas fraîche! Espèce d’apprenti-pédale qui pue de la gueule!! … Tu sais ce que tu peux faire avec ton règlement? Tu peux te l’insérer là où le soleil ne vas jamais!! Sodomiseur de maringouins africains!! Lécheur de saucisses Maple Leafs!! Crétin programmable à roulettes!! Je te pisse à la raie, tiens, fonctionnaire bolchévique!! Tu parles d’une face-à-claques, toi… »
… voyez le genre?
ou encore…
Ce cher Dubeau, ayant un peu de temps libre maintenant qu’il est retraité, sais fort bien que ces Saguewish ont un petit défaut: Le circuit enfichable qui contient la mémoire du programme de contrôle est accessible via un simple panneau… hé hé hé…
Et, oh hasard, il lui reste quelques-un de ces circuits dans son ancienne boîte d’outils!!! Profitant que Motté doit fatalement aller faire des pauses-pipi, car en effet, on ne peut TOUT faire, juché là-dessus, il en profite pour apporter quelques « améliorations » au programme de contrôle du Saguewish de Motté… du genre 0-100 en moins de 4 secondes avec freinages d’urgences aléatoires.. ou dérivations occasionnelles de la tension de motorisation vers les poignées de contrôles… ou bien, un grand classique en informatique: inversion aléatoire des fonctions d’accélération et de freinage!!
.. le genre de trucs comme ça…
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@ Dauphin ou deux
Sauf que, bien que rigolo pour nous, les lecteurs d’ici… ça n’ajoute absolument rien pour un lecteur normal, e.g., quelqu’un qui ne nous connait pas… le lecteur-cible de Nelson, autrement dit!
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@Marcofsky
Moi, je ne vais PAS dans ce foyer-là, mon pote… oh que non!
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@ Bibelot
Merci, merci et merci !
Ce que vous faites n’est ni prétentieux, ni cultivé. Ce n’est qu’utile, très très utile.
Et il ne peut être question de retirer vos corrections. Faire des fautes et les corriger font partie du processus de production. L’important, c’est de les trouver et de les éliminer. En ce sens, votre coup de main est particulièrement le bienvenu.
J’ai apporté les corrections.
@ claude_c
Effectivement, ce pourrait être drôle. Des vieux utilisant encore des « ordis antiques » (i.e. ils n’ont pas fait le saut vers les « quanticordis ») s’injuriant sur des histoires de Linux. Je vais voir ce que je peux faire.
@ dennis_dubeau
Très drôle l’idée de bricoler la Saguewanish du Motté. Y a de quoi imagine un paragraphe ou deux … Je vais voir !
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… Alex AntiqueOrdi?
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Au Dauphin spirant
Je veux bien associer mon nom à un personnage… Mais s’il m’est donné le choix, je préfèrerais être dans la catégorie des « méchants ». En littérature, les méchants (les Javerts, Saruman et consorts) sont toujours beaucoup plus « étoffés » que les « gentils », lesquels, de par leur nature, ne demandent que peu de narration et ont tendance à être « unidimentionnels »… Les méchants, eux, ont toujours un « passé » et des « dilemmes intérieurs » qui leur confèrent beaucoup plus de « volume », mettons…
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Linux en 2033…
Au train ou vont les choses, moi je prédit que rendu là le libre aura pris le dessus sur les systèmes propriétaires (qui auront complètement disaparus ou presque) et que la grosse majorité des gens rouleront déjà Linux (sans même le savoir) sur leurs diverses machines. D’ailleurs les ordis auront la taille d’une clé USB et seront logés soit dans nos montres ou téléphones, qu’on pourra aisément connecter sur un écran géant via wifi, d’à peu près n’importe ou… Une grosse partie des données seront logés sur le web alors la capacité de stockage des machines importera peu, bien qu’elle sera largement suffisante.
Donc pas besoin d’avoir peur, y’aura aucunement besoin de convaincre personne d’utiliser Linux
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@ marcofsky, Bibelot et Nelson
À propose d’archaïsmes tels les « embarquer dans son char », ils sont, à mon avis, devenus des régionalistes (ou canadianismes) puisqu’ils perdurent. Et effectivement, ce sont nos ancêtres marins qui nous en ont laissé plusieurs. Ma mère dit toujours à sa visite, l’hiver surtout, de se « dégréer » pour rester un peu plus longtemps.
Pis le langage parlé respecte ses propres règles.
Moi quand j’vas être vieux, j’va parler comme ça. Pis être chiant avec les jeunes en ‘stie ! Je l’suis déjà, imaginez dans quelques décennies. Pis j’va m’trouver un autre vieux pour faire des concours de pet, loadés jusqu’aux oreilles de soupe aux choux.
Faudrait que je te dresse le portrait d’un de nos vieux, ici. Omer est toujours vivant. Vieux garçon, ancien cook de chantier, bougon, senteux, écornifleux même, mais généreux tout plein. Ses carrés aux dates sont célèbres à Anticosti.
p.s. J’ai manqué queq’chose queq’part; c’est quoi des cidores, cibole ?!
Alex.
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@ Benq’tropvert pour être vrai…
J’ai des doutes là-dessus, les autos de tonton Henry continuent à rouler et à occuper une bonne part du marché, et pourtant ce ne sont pas les meilleures, loin de là.
En nature ceux qui ne s’adaptent pas disparaissent, en bizness des fois on dirait que c’est le contraire.
@ el Caudillo del Sur ; ça doit être chiant un max de lire sans intervenir. Surtout dans ce projet de roman là. Ah les résolutions, les principes… Dur dur.
Alex.
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@ dennis_dubeau
J’ai placé l’histoire du bricolage (dans le bout où je présente Robespierre Alcide). Ça va me permettre d’y revenir à quelques reprises.
Merci.
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@ Alex
En 2033, en prenant en ligne de compte les effets de réchauffement présentement en cours, en supposant que l’État soit rendu à faire ce que je décris dans cette histoire, serait-il possible d’imaginer sur l’Île d’Anticosti un refuge illicite, un gros squat, une sorte de camp retranché, un village sciemment ignoré par les fonctionnaires de Québec et d’Ottawa, où les têtes de nœuds, les anars, les illégaux ne voulant pas vivre en captivité dans les CRG, pourraient aller se réfugier ? Si oui, ça serait où et comment pourraient-ils survivre ?
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Nelson s’il faut à tout prix que j’ai mon personnage dans ce roman (j’en doute fort, puisque je risque plutôt de finir mes jours à Shanghai, loin de tout ce cirque des CRG), alors inclus-moi parmi les « têtes de nœuds, les anars, les illégaux ne voulant pas vivre en captivité »…
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@ Toogreen
Euh, Shanghai dans 25 ans, ce sera quoi ? Aussi pire, pire ou moins pire qu’ici ? Y ont une méchante courbe démographique, les gens de l’Empire du Milieu.
Reste qu’un nom comme « David Gagnon », ça fait très « Bas-du-Fleuve » et ça cadre bien à Anticosti…
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J’aimerais souligner pour ceux qui l’ignore, qu’en Chine, les « foyers de petits vieux », c’était jusqu’à tout récemment, inexistant. Quand les parents deviennent trop vieux, ils retournent vivre chez les enfants, qui prennent soin d’eux. C’est comme ca que ca a toujours marché ici. C’est un peu pour ca que je dis que je risque de finir mes jours ici. Je préfère de loin passer mes derniers jours en compagnie de mes enfants que dans un foutu asile!!
D’ailleurs quand les Chinois voient comment on traite nos vieux en Amérique, ils n’en reviennent tout simplement pas… On m’a d’ailleurs souvent posé la question, « pourquoi les enfants ne s’occupent pas de leurs parents quand ils sont vieux par chez vous?? » Pour eux, c’est pratiquement inconcevable, même inhumain. Alors bon, les critiques sur les « droits humains », disons que ca se passe un peu des 2 bords
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Nelson, si tu insistes pour m’inclure, j’en serais plus flatté qu’offensé
Comme je le disait, je me vois bien plutôt bien moi aussi à Anticosti en espèce « d’anar » anti-conformiste
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@Nelson
Pour ce qui est de Shanghai dans 25 ans, alors là, ayoye, c’est vraiment une prédiction difficile, voire impossible à faire!! J’y suis depuis seulement 2003 mais en seulement 5 ans, j’ai l’impression que ca a changé plus que le Québec dans les 40 dernières années!!! Alors dans 25 ans ca sera quoi? Difficile de s’imaginer!!!!
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Une suggestion, comme ça. En 2033, est-ce que l’ami toogreen, par exemple, serait vraiment rendu à l’âge de poursuivre son séjour sur cette Terre dans un complexe de vieillards impotents? Ou ne serait-il pas plutôt obligé de revenir au Québec pour chercher ses vieux parents qui se cachent dans le bunker d’Anticosti, afin de les ramener vivre avec lui en Chine?
Personnellement, j’aimerais bien être un passeur. Le gars qui fait payer les p’tits vieux pour se rendre sur l’île d’Anticosti. Il a bon coeur, mais… faut bien vivre.
Ainsi, le «C» de mon pseudo deviendrait «Charon», en l’honneur du mythe grec, de ce vieil homme qui faisait passer les morts sur le fleuve, moyennant péage, vers leur ultime demeure. On dirait alors seulement Claude_C, parce que dire le nom au complet porterait malheur… Certains n’arrivant jamais à destination.
La définition sur Wikipédia est en elle-même assez rigolote. « Charon était un vieillard à l’aspect revêche, sale et peu conciliant mais encore fort, solide et qui ne se laissait pas fléchir par les prières de ceux qui n’avaient pas de quoi le payer. Vêtu d’une cagoule, il choisissait ses passagers parmi la foule qui s’entassait sur la rive. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charon_(mythologie)
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fr.wikipedia.org/wiki/Charon_(mythologie)
Rajoutez le h t t p:// au début. Il semble que WordPress ne prenne pas en compte les parenthèses dans les adresses web.
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claude_c a un bon point.. Effectivement en 2033 je n’aurai que 58 ans! Ca serait d’ailleurs une bonne idée d’aller chercher mes parents pour les amener ici, à condition bien sûr que les conditions de vie à Shanghai soient alors aussi bonnes qu’elles ne le sont maintenant… Parce que présentement, faut dire que vivre à Shanghai, avec le coût de la vie actuel et un salaire le moindrement raisonnable, c’est un peu la dolce vita, quoi!
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rectification: Saguewanish et non Saguewish…. comme dans Ouananiche, mânem!!
@ Alex pose ses parties Allaire…
Tu nous négliges, espèce d’insulaire plénipotent! Tout le reste du Québec sait parfaitement qu’une cidore est une erreur involontaire appliquée au domaine littéraire… bachibouzouk inculte!
Ah en passant, Ford est en train de couler à pic tandis que Toyota motor fait des profits incroyables… La logique finit toujours par prévaloire… ça prend juste du temps!
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@ Nelson
…vous avez pas remarqué que l’essieu central des roues du Saguewanish était corrodé au point de presque casser en deux? Non? ah bon…
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@Dubeau-zo le clown
Vu ta dernière intervention, je pense sincèrement que tu ferais un sacripant de beau Vader; crasse à souhait !
Concernant l’insulaire, c’est sûr que cidore au gaz, il va en manquer des bouts !
Le Dauphin duc Tif
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@p’tit bonhomme vert
58 ans en 2033 ? Avec toute la pollution, le smog et les vapeurs nocives, c’est un miracle d’atteindre cet âge ! Tu va être «magané» en sapristi à 58 ans !
@Dubonnet
Je viens de relire le chapitre 2-A…
«— C’est plate ici, émet le bonhomme. Faudrait virer ça en party ! Qu’est-ce que t’en dis, bébé ?», ça sonne Dubeau pas à peu près !
Le Dauphin placable
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@Dauphin possible à satisfaire…
Bon bon, tu fais le casting mais, quel rôle te réserves-tu, toi… hannnnn?
Pour Darth Vader, il n’a pas le dynamisme pour foutre une baffe à un des gardes de sécurité du centre et, bien qu’un peu rebel, je le trouve beaucoup trop « soft » si on veut vraiment en faire un « moi », disons…
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@ Dauphin autre affaire encore…
je cite:
«— C’est plate ici, émet le bonhomme. Faudrait virer ça en party ! Qu’est-ce que t’en dis, bébé ?»
Je ne dirais rien ici, mais je connecterais mon système PA, mon laptop et ma guitare et décollerait carrément un spectacle LIVE dans ce trou à rats à deux pattes…
C’est ça que je veux dire… Vader parle mais est trop soft… il n’a rien fait ensuite…
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… et puis quoi, on sait tous que, c’est pas parce que le Saguewanish (Saguewananish? Une Saguewanish fait au Lac St-Jean?) arrête pile sur un 10 cents que sa « charge » va en faire de même…
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…et puis, s’avez pas vu mon nouveau programme de contrôle, han? J’y ai programmé une fonction « turbo » de vol temporaire dit du « saut de la carpe »… Bien que risquée, cette manoeuvre permet un gain de temps et de productivité énorme… une fois qu’on est sorti du coma!!
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Z’êtes bien gentils avec moi les gars! Concernant les cidores, il s’agit d’une déformation professionnelle dont je ne peux me débarrasser. Je passe mes journées les yeux rivés à l’écran à traquer ces foutues bestioles.
Alors, dans mes loisirs, ça se fait inconsciemment, je n’ai pas vraiment de mérite… Et bien sûr que j’en laisse filer quelques-unes (en particulier dans mes commentaires), justement parce qu’au travail, je me dois de lire, relire et re-relire.
À propos de régionalismes, comme «débarquer» ou plusieurs autres, je ne suis pas contre, bien au contraire! Je voulais dire que je les vois bien dans les dialogues des personnages, et non dans la narration de l’auteur. Nuance!
Étant native du bas du «flève» comme disait ma grand-mère, voici une expression incontournable : «ben manque», qui veut dire oui je devrais pouvoir ou probablement, comme dans : – Viens-tu au cinéma ce soir? – Ben manque… Ou comme dans : J’vais ben manque faire ci ou ça en fin de semaine…
@ Daufinfernal
Je te donne ma bénédiction concernant l’ajout de personnages secondaires qui pourraient nous ressembler. Par contre, je ne me vois pas du tout comme une dame qui reprend tout le monde avec leur français, dans mon cas, ça ne serait pas de la fiction (rires).
Alors je laisse mon personnage au gré de l’imagination de vous tous. J’aimerais cependant souligner, comme l’a dit dennis, qu’il est important que ces personnages soient très secondaires, qu’ils soient un «clin d’oeil», comme mentionné par M. Dumais. Sinon, aucun intérêt pour un lecteur «étranger» à ce blogue, et c’est très bien ainsi je crois. Il ne faudrait pas se prendre pour le calife à la place du calife…
@ AlexTérieurdesCôtes
«J’ai manqué queq’chose queq’part; c’est quoi des cidores, cibole ?!»
Je répondrais affectueusement «Vends ta vache pis arrive en ville!»
Expression qui se dit à quelqu’un réagissant à quelque chose qu’il devrait savoir.
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@ Bibelot numéro 2
Ça doit plutôt être un chevreuil qu’une vache, vu qu’il est PRIS sur une Île…
Ettttt… Calife de tabarnick!!!
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@Nelson
C’est super cette deuxième partie du chapitre… après la mise en contexte de la première partie tout de même assez ardu (passage obligé, j’en conviens) c’est un réel plaisir de rencontrer ces beaux personnages. Vraiment… j’embarque avec grand plaisir.
Pour ce qui est des MCP distribués par les assistés sociaux lors des repas, n’est t-il pas plus plausible d’envisager les bénéficiaires avec un bracelet (genre bracelet d’hopitâl) contenant la puce ? Ou encore dans le contexte des CGR un implant sous-cutané ?
@Gemnoc
Je pense que tu vois juste pour les os qui s’éclipseront sous la panoplie de gadget connecté au web 4.0 de Nelson.
Tout de même, je trouve drôle l’idée de voir deux vieux entêtés se traiter de « linuxien » ou de « windosien » en guise d’insulte suprême.
De plus, ton commentaire sur la relation que l’on entretient avec nos parents vieillissants vs les chinois (et l’asie en général, je pense) est des plus pertinents.
@Bibelot
J’ai souri aussi en pensant à la dame de pique présente sur les « Quanticordi » mais sans doute que les cartes sont projetés en 3d flottant au dessus de la table. On les discartent d’un simple mouvement de la main. De plus la version de Luxe – de windows ultra ultimate 15 nous permet de choisir la représentation 3d de nos partenaires de jeux.
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@ toogren
Au moins une chose que je sais de Shanghai dans 25 ans ; les gens ne s’occuperont plus de leurs vieux. Comme ici aujourd’hui. Ce n’est pas là une question de Droits Humains ou de culture, juste de richesse et de mode de vie. Pense à tes grands parents qui EUX se sont occupé des leurs !
@ dubeau
Je n’ai pas dit que Ford faisait de bon produits, mais je suis prêt à te gager une couple de paies qu’ils seront encore là dans 25 ans. Comme MSN.
Pis à Bibelot et al.
Tab… je viens de trouver que cidore = « coquille involontaire dont on regrette l’existence » . Je ne sais pas qui l’a formé, ni quand. Mais, sans faire de recherches exhaustives, je ne l’ai trouvé ni dans mes dicos à la maison ni nulle part sur le net. Sauf un lien qui pointe vers… Technaute ! Comme le disait Lucien Martin ; première apercevance !
Si c’est bien là sa définition, c’est d’une redondance rare; « coquille involontaire » n’est pas particulièrement un oxymoron, moron plutôt. « dont on ignore l’existence » ; c’est le propre d’une faute non ! Ou alors c’est du… Style
.
On aurait pu dire ; une Ffepi = Faute Fautive Erronée passée Inaperçue. Mais ça se prononce moins bien, je suis d’accord. Et ça ne ressemble pas à un joli doryphore qu’on écrase du talon et qui produit un si joli bruit…
@u Maître de ces lieux.
Je prend ta question au sérieux, consulte quelques spécialistes et te brosse un portrait de ce que pourra être le Cimetière du fleuve dans 25 ans. Son économie, ses coins « hots » et ses hordes de vieux parcourant la verte nature sur leur quad.
Alex
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Je ne veux pas partir de débat ici, ce n’est pas l’endroit. Mais en tant que femme, il m’est impossible de ne pas réagir à ton commentaires sur les vieux en Chine.
Oui, les enfants prennent en charge leus parents, mais on parle ici des garçons. Les parents ne veulent pas de filles parce qu’elles sont considérées comme un fardeau et parce qu’une fille va aller vivre avec ses beaux-parents, alors qui va s’occuper d’eux? Céline Galipeau en a fait un reportage troublant (Désastre démographique) pendant les JO.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/07/29/006-heure_chine_emissions.shtml
«Le déséquilibre entre garçons et filles est une véritable bombe à retardement qui pourrait mettre en péril la stabilité du pays. En Chine, il y a 140 hommes pour 100 femmes. [...] Même si la loi l’interdit, beaucoup de couples ont recours à l’avortement sélectif quand ils apprennent que leur bébé sera une fille.»
Des tas de célibataires ne trouveront jamais de compagne parce trop de filles manquent à l’appel, ce qui engendera de graves problèmes.
Les Chinois trouvent «inhumain» de ne pas s’occuper de ses parents? Le prix à payer pour que les Chinois s’assurent de leur bâton de vieillesse est quant à moi encore bien pire…
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Oops! Ceci s’adressait à toogreen.
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@ bluesly
«Implants sous-cutanés» en 2033, dans seulement 25 ans d’ici, une techno qui serait répandue à la grandeur du réseau public ? J’en doute. Ça existera, c’est certain, mais probablement ici et là chez des gens qui auront choisi de se payer (je dis bien «payer») cette techno.
Un bracelet, un bouton, une épinglette ou un pendentif au lieu d’une carte ? Oui, ça sera plus pratique. Surtout s’il y a une puce émettrice et que le préposé n’a qu’à pointer un capteur en direction de la personne âgée à qui c’est le tour de recevoir sa ration de manger mou.
Effectivement, mon idée de carte à puce n’est pas terrible. Je m’en vais de ce pas faire les modifications.
@ claude_c
Cher Monsieur, advenant qu’Alex nous livre un recoin plausible de son île, je me ferai un devoir de créer une sorte de «Gamache City» où un certain «bonhomme Coulombe» (possiblement avec ses fils) fera des sous à jouer les Charons entre Mingan (voire Grande-Vallée) et Anticosti.
Excellente idée !
@ Alex
Aimeriez-vous, cher ami, être une sorte de chef de meute pour cause d’avoir toujours été là, chez ces vieux réfugiés. Auquel cas, seriez-vous un descendant de Gamache ?
@ Toogreen
Effectivement, un quinquagénaire appelé Gagnon pourrait vouloir amener ses parents sur l’Île aux Chevreuils (si faire se peut), faute d’avoir pu les convaincre de venir le retrouver en Chine.
@ bibelot
Il pourrait ben manque y avoir un vieille dame qui varnousserait dans le CRG et que les pensionnaires respecteraient. Mais je ne les vois pas l’appeler Mme Bibelot, ou Mon Tit Bibelot ou Bibi … À moins de créer un patronyme du genre Mrs Beeblaught, une descendante britannique installée, comme ben d’autres, dans le Bas-du-Fleuve qui aurait pu être bibliothécaire ou institutrice ou rédactrice professionnelle. Qu’en dites-vous ?
@ dennis_dubeau
Dart Vader se veut un personnage répugnant. Je n’oserais vous revêtir de sa défroque dégoulinante. Par contre, j »ai un petit vieux qui étrive Timothée sur le fait que sa Saguewanish (un produit de Lac) est bruyante. «— Méchant moteur là-d’dans, mon Motté, lui signifie, un peu plus loin, près du poste de garde, un petit vieux en robe de chambre.
— Va b’en falloir que je l’amène au garage, Monsieur Jean, lui répond Timothée, viscéralement agacé, même si rien ne paraît.»
Me semble que ce Jean pourrait devenir un Dubeau et pourrait avoir gagné sa vie notamment comme mécanicien chez Saguewanish inc., dont le siège social pourrait être dans le coin de Roberval. Non ?
@ Deauf indéterminé temporairement
Qu’en est-il de ce bon vieux flipper ? Un rôle de petit vieux cracheur de calembour ? Il serait allongé sur son grabat ultime, en pleine «cérémonie», et juste avant d’être gazé, dirait au DG du CRG qui lui tendrait la main de façon protocolaire: «……»
Il dirait quoi, le flipper et comment s’appellerait-il ?
@ Marcovsky
Et y aurait-il, dans cette histoire, un vieux graphiste d’origine russe qui aurait fait souche dans le coin de Rimouski ?
@ Autres
D’autres suggestions ? Sais pas, moi, un vieux Latino appelé Zapata ?
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@ dennis_dubeau
Vendre un chevreuil à Anticosti, c’est-tu comme vendre un frigidaire à un Esquimau?
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Pourquoi ne pas utiliser les vieux au lieu de bêtement les faire mourir lors des cérémonies ? Par exemple, ils pourrait servir à la culture d’hormones; y a de l’argent à faire. Il suffirait qu’au lieu de les tuer, on les maintienne en état de mort cérébrale…
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@ albella
Bonne idée ! Je l’ajoute !
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@ Alez-y donc toute la gang Osti…
Nous sommes très heureux de vous fournir une autre source de connaissances littéraires qui contient des éléments qui n’existent nulle part ailleurs (Technaute )!! Ceci fera de vous un être encore plus intelligent!! Une lourde mission que nous acceptons avec joie…
Pour Ford, ermmm… 25 ans, c’est loin!! Le pétrole ne se rendra peut-être même pas jusque-là, au rythme au la Chine et l’Inde croissent… Ceci dit, chaque effet ayant sa cause, peut-être que le déclin (déjà amorcé!) des États-Unis vont contre-balancer… qui sait si le tiers-monde ne sera pas nous, dans quelques années!!!
@Nelson
Il existe, dans la réalité, ce Jean Dubeau!! mdrrrr… Il est le fils de mon frère et est un mécanicien militaire de carrière…!! Vous risquez une poursuite! tsk tsk… Ah et, un mécanicien aurait très peu à redire sur l’aspect programmation… Je suggère au minimum un technicien en ordinateurs et automatismes quantiques!!
AH et, tiens, je vous suggère un petit gadget technique ici, que vous pourriez insérer dans cette histoire: Les inducteurs des nerfs rétiniens, auditifs et olfactifs!
Je m’explique… on implante un petit anneau fait d’un matériau bio-compatible autour du nerf rétinien, juste à sa racine, derrière l’oeil.(Idem pour les nerfs auditifs et olfactifs) Ce bidule injecte un signal par induction directement sur le nerf rétinien: Ce qui a pour effet d’intercepter ce que votre oeil (par exemple) voit et remplace le signal de l’oeil par le signal vidéo de l’ordinateur quantique que vous avez sur vous… Résultat: Vous ignorez si ce que vous voyez (entendez et sentez) est la réalité jusqu’à ce que vous tentez d’intervenir avec ce que vous voyez devant vous… naturellement, cet ordinateur peut comparer le signal de l’oeil (La réalité devant vous, en fait) et n’y ajouter ou retirer que quelques éléments… Bref, beaucoup de plaisir potentiel… surtout si cet ordinateur est contrôlé par l’état!
@BeeBlaught
Vu que l’Arctique Canadien commence à fondre à vue d’oeil, les Esquimaux commencent à commander des propectus du représentant Maytag!!
Et puis, rectitude politique obligeant, il faut dire Inuit maintenant! J’ai travaillé 2 ans là-bas, à Iqaluit… ça m’a permis d’apprendre les vulgarités de base en Inuktitukk… Ah, l’enrichissement culturel….
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@ Albella
Pour appuyer votre très bonne idée… les organes des vieux pourraient aussi être transformés en manger mou? En saucisses?
hé hé hé!!
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@ Nelson
Comparé à cette vision future du Québec… L’allemagne Nazie était un club med, non?
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@ Nelson
«Implants sous-cutanés» en 2033, dans seulement 25 ans d’ici, une techno qui serait répandue à la grandeur du réseau public ? J’en doute. Ça existera, c’est certain, mais probablement ici et là chez des gens qui auront choisi de se payer (je dis bien «payer») cette techno.
Humblement je crois que votre analyse est erronée. La technologie de l’implant sous-cutané existe depuis une dizaine d’année et cette technologie est largement utiliser dans nos productions animales (format industriel). Elle est peu coûteuse et très efficace quand elle est couplé avec un logiciel de gestion informatisée. C’est même indispensable pour gérer un cheptel de plus de 10,000 têtes animal. En gros, c’est le rêve secret de tout bon gestionnaire de l’état qui cherche un moyen simple de gérer sa population.
Évidemment pour le moment, c’est tout à fait inpensable d’inplanter une telle technologie sur une population complète mais qui sait ce que le temps nous réserve………….!
Par contre, dans le contexte de votre roman, il me semble que le gouvernement a les coudés franches pour l’implantation de cette technologie â travers toute sa population. Il suffit de voter une loi qui impose ce type d’identification dès la naissance de l’enfant. Èvidemment que cette loi impose le port obligatoire de cette puce pour le bon fonctionnement des infrastructures de la société. Ainsi que ce soit votre demeure, votre automobile, votre ordinateur, votre cellulaire, vos achats de produits ou l’utilisation des services gouvernementaux, tous ces services seront activés après avoir lu le code de votre puce d’identification. C’est une solution parfaite pour une société qui a un besoin vicéral de contrôler sa population.
Toujours au niveau de votre roman, les insoumis seraient des hors-la-loi car ceux-ci auraient retirer cette puce d’identification et devraient donc vivre en marge de la société. Cela pourrait justifier cette chasse aux insoumis que le gouvernement semble vouloir faire dans votre récit.
Ce foutu roman devient de plus en plus inhumain au fur et à mesure que vos lecteurs rajoutent des idées. j’adore l’idée de récupérer les corps des ti-vieux (protéines animale) pour les réutiliser dans le manger mou (Monsanto est très capable de cela).
Alain Naud, Edmonton, Alberta, Canada, La Terre.
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@ Nelson
Petit scoop (parce que Toogreen, à Shangai, fait dodo maintenant…):
Ton roman, en format PDF
C’est l’Ami Toogreen, génialement, qui a eu cette idée d’utiliser « LaTeX » afin de générer facilement un fichier au format PDF. PDF qui pourrait servir pour l’impression finale de ce roman, ou sa diffusion via le Net – ou les deux!
C’est que lui et moi en étions à discuter des mérites et subtilités de ce logiciel (LaTeX), sous l’impulsion de l’ami Rubique (qui l’utilise pour ses « mathitudes »), et il lui est venu en tête, à ce geek invétéré de Toogreen, de voir comment LaTeX allait gérer un document de ce type (roman)…
Le PDF présenté ici n’est donc qu’un « proof of concept » et il ne faut pas voir là-dedans quoi que ce soit de définitif (côté typographie, mise en page, graphiques, etc.)… Mais c’est clair que ça marche et que ça promet!
À noter que le PDF en question a été généré ici, à Toronto. De Shangai, Toogreen m’a envoyé le fichier source, en LaTeX, et les images – et j’ai généré ce PDF à partir de cela. Bref, un travail de collaboration devient facilement possible parce qu’il est facile de s’échanger le fichier source, lequel ne fait qu’environ 100K (à date!). Il est également possible d’échanger les fichiers graphiques.
Bref, c’est là une belle façon d’accroître le côté collaboratif de la création de ce roman et ça permet également à l’auteur de participer au processus de mise en page.
Parce que je peux, comme je viens de le faire, diffuser périodiquement de nouveaux PDF, que ce soit à partir de mon serveur – ou te les refiler directement, Nelson. Ces PDF, mis à jour au gré des « pontes » hebdomadaires et des corrections et des améliorations apportées, nous permettraient de « voir » où on en est, globalement, dans la réalisation du projet romanesque.
Bien entendu, il reste pleins de petites technicalités à discuter (résolution des images, format du document final, pages couverture, table des matières, etc.) Mais, justement, c’est ce que ce processus va nous permettre de faire!
Alors, « For your consideration », comme on dit !
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Petite mise en garde:
Le PDF ci-haut est au format « A4″, alors is vous tentez de l’imprimer…
Nous n’en sommes qu’au stade « 101″ de l’apprentissage avec LaTeX… Alors, prière de considérer tout ceci avec mansuétude, svp…!
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2:31 pm, dimanche 21 sept.
J’ai corrigé : le PDF en question est maintenant au format « letter », soit 8.5 X 11. Dons, si vous voulez l’imprimer, ça va…
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alain_from_west : « j’adore l’idée de récupérer les corps des ti-vieux (protéines animale) pour les réutiliser dans le manger mou (Monsanto est très capable de cela) »
Vous avez vu le vieux film Soylent green (Soleil vert) ?
« C’est le nom d’une multinationale imaginaire, la « Soylent company », géant agro-alimentaire produisant des tablettes vitaminées sans goût ni texture, métaphore répugnante d’un progrès sans joie. Elle vient, au début du film, de lancer un nouvel « alicament », le Soylent « green », censé être à base de plancton. » Mais c’est en fait de la chair humaine…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_vert_(film)
Trailer : http://www.dailymotion.com/video/x3279k_soylent-green-soleil-vert-trailer_shortfilms
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@marcofsky
Ça a l’air plutôt bien comme première draft… Bien sûr, ce n’est pas aéré et les dialogues ne sont pas dégagés mais, le format a l’air très prometteur!
Je crois que les lettrines peuvent s’étaler sur 4-5 lignes même… et si je me rappelle, la lettrine doit être le tout premier caractère d’un chapître…
Les photos ressortent à merveille!
Beau travail les gars!!! Chapeau!!!
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@ claude_c
Effectivement je me rappelle vaguement ce film. Selon mes souvenirs, on voyait un camion de vidange qui ramassait (avec une grosse pelle sur le devant) la population pauvre et malfamée qui trainait dans les ruelles obcures de la ville.
Mais surtout, dans le roman de Nelson, il est question d’économiser et de tout récupérer ce qui peut encore servir. bref je vois mal que l’on brule ou que l’on enterre les ti-vieux. Quel gaspillage de la ressource protéinique. tant qu’a vivre dans un monde aussi inhumain, aussi bien être efficace sur tous les plans.
Alain Naud, Edmonton, Alberta, Canada, La Terre.
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A mon humble avis ce qui fait la force du roman jusqu’ici est qu’il se base sur les discours « populistes » actuels. Discours sur le viellissement de la population, du poids démographique des Baby Boomers, sur l’intégration des gens sur le BS au marché du travail, etc.
Que les vieux servent de nourriture ou que la population entière soit « tagués » de puce électronique etc, serait il me semble dénaturer le roman.
Ceci dit, je fais entièrement confiance à notre pilote pour que le dérapage, si dérapage il y a, reste contrôlé…
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@ M. Dumais
Excellente idée que cette Mrs Beeblaught! J’approuve entièrement. Et j’opterais pour la carrière de bibliothécaire. Cela pourrait faire d’elle un objet de curiosité, ce métier étant disparu en 2033 parce que la numérisation des livres coûte beaucoup moins cher à la société que la version papier. Ou quelque chose du genre si quelqu’un a une autre idée…
J’ai relu le chapitre 2-A. Vraiment bien l’intégration du Dr Bellavance. Et des corps non réclamés dans un endroit pareil, ce n’est pas ça qui doit manquer.
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Quel hasard! J’ai absente toute l’après-midi et je reviens de la bibliothèque avec un film intitulé «Soleil vert»!
À ce sujet, l’idée de transformer certains bénéficiaires en chair à saucisse est séduisante, mais ne serait pas très originale et ferait «déjà vu».
@ marcofsky et toogreen
Ça augure vraiment bien ce roman en PDF. Toutes mes félicitations à vous deux!
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Darn! J’ai oublié Rubique dans mon bravo du haut.
Je disais donc «Toutes mes félicitations à vous trois!»
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@Gemnoc (hors sujet)
Ce n’est pas la première fois que tu mentionnes les PC d’avenir contenu dans une montre… Je suis tombé sur cela aujourd’hui…
http://materiel.branchez-vous.com/archives/2008/09/fit-pc_slim_un.html
C’est peut-être pas une montre mais cela arrivera dans moins de 25 ans sûrement
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oups le message précédent s’adresse à toogreen.
Je sais pas pourquoi je confond toujours ces deux pseudos… Étrange comment les associations se font dans notre cervelle
Désolé
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Anticosti en 2033
Selon les experts il y aura eu une augmentation minime du niveau des eaux, sauf si il y a une grande accélération du réchauffement de la planète et de la fonte de la calotte polaire. Genre; Harper est majoritaire depuis 2008 et n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir… Et Bush est revenu pour un troisième mandat, ce que les américains ont accepté, quand ils se sont rendu compte qu’ils avaient élu Obama (un nèg’ !)
Même sans ça, la situation a bien changé; la population de chasseurs a sérieusement périclité (les accidents avec un chevreuil sont maintenant la troisième cause de mortalité dans le nord-Est de l’Amérique du Nord). Aussi une grande partie de l’île (l’Est surtout) n’est plus réellement exploité pour la chasse et le tourisme.
Terrain parfait pour squatteurs en tout genre ; jeunes paumés, aventuriers, mais surtout; vieux libertaires, anars et nostalgiques. Comment les vieux ont-ils réussi à occuper le haut du pavé ? À toi de le trouver. Chose certaine la vie « sauvage » y est facile : viande bio sur 4 pattes très abondante, le secteur choisi, Baie du Renard (Plus souvent appelé Fox Bay) a de bons fonds à homard. L’hiver à Fox Bay, les températures sont celles de la ville de Québec, avec seulement la moitié de la neige. Et il n’y a pratiquement pas de mouches l’été. pas trop de problème pour vivre en autarcie, surtout avec quelques chums fournissants le matos électronique par exemple.
Y a-t-il toujours la même aura qu’au début du vingtième siècle ? Il ne faut pas oublier que c’est à Fox Bay que fit naufrage le Granicus, de sinistre mémoire. Lorsque des pêcheurs des Îles arrivèrent sur les lieux au printemps suivant, ils trouvèrent le seul survivant… mort depuis peu dans son hamac. Et des barriques de membres humains! http://www.geocities.com/CapeCanaveral/Hall/6670/granicus/granicus.html
Il y a une vieille piste de brousse à proximité, la baie peut accueillir de petits bateaux.
Depuis que les ondes couvrent même le golfe, il n’est pas difficile de se « faire demander » n’importe quoi de la Gaspésie ou de la Côte-Nord, en face.
)
Pour qui est écono en énergie, le soleil et le vent sont présents à un niveau que vous ne connaissez pas (à l’été 2008 du moins
En l’an 2033, en l’an 2033, des vieux québécois partis à’chasse à l’oie… Su l’île…
Je serai sûrement un vieux, dans 25 ans. Sûrement chiant, pourquoi se priver ? Je ne vois pas pourquoi je m’empêcherais aussi de flatter la croupe des jeunes (et moins jeunes) donzelles ! Mon rêve est de mourir à 94 ans d’une balle tirée par un mari jaloux, et cocu !*
Mais surtout, je ne m’empêcherai pas de conchier la société que nous avons bâtie, si elle est devenue ce que tu en dis… Je n’ai pas tellement le réflexe de dire que ce sont les Amaricains, ou les Chinois. Si les Québécois se sont construit une société de cons,, c’est qu’ils sont cons. Et je ne crains qu’une chose ; la connerie.
Pour tout détail pratique sur le pays, la faune et la flore (il y a même du tussilage, c’est dire !), les gens ou l’histoire. Pas de gêne.
Ai que skü zé les Comppes ; (les Coquilles Oubliées Mais Pas Par Exprès !)
Alex
* piqué à Allais je pense.
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@ Mrs. BeeBleaught
Comme ça, une belle saccoche en « cuir » de ti-vieux, ça vous tente pas?
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@bluesly:
À propos du « fit-pc-slim »: Je ne suis pas surpris du tout! Si on se fie à la tendance et le rythme ou ca va, ca ne va que continuer à rapetisser, alors, c’est pourquoi je prédit qu’en 2033, les PCs, on ne les verra même plus, ils seront dissimulés dans des montres, cellulaires, etc sous forme de « chip » qui contient tout (motherboard, cpu, gpu, etc). Et la plupart des connections (au moniteur, clavier, etc) se feront sans fil, alors plus besoin de ports USB, vga et autres!
Probablement qu’il y aura encore des « kits » disponibles pour les hobbyistes qui veulent monter leurs propres machines, mais ce que je dis c’est que pour le commun des mortels, ca sera sûrement du tout-en-un intégré dans une chip miniature. Et comme je disait, un peu à l’image du EeePC qui offre un OS simplifié, je prédit aussi que la plupart des gens en 2033 rouleront sous une saveur de Linux sans même le savoir, avec une interface hyper-simplifiée similaire. Je ne pense pas que MS va mourir complètement de sitôt, c’est une énorme corporation, mais je pense toutefois que le règne de Windows en tant que tel sur le marché des PCs est présentement en grave danger. Je sais que plusieurs pensent que je fabule quand je dis ca, mais c’est juste ma petite perception à moi, j’ai peut-être tord! Cependant avec les alternatives « cheap » qui poussent présentement comme des champignons, les CPUs chinois MIPS (loongson) qui gagnent en popularité, et les OS « custom » livrés sur les « devices » diverses (TiVo, etc) vont faire des ravages importants selon moi! MS a besoin de s’ajuster et celà foutument vite s’ils veulent que Windows garde sa place si bien gardée jusqu’ici.
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J’oubliais de mentionner, pour ceux qu’il l’ignoreraient, que les CPUs Chinois dont je parle roulent sous l’architecture MIPS et qu’il est donc impossible de rouler Windows là-dessus. À moins de changements radicaux dans l’architecture de Windows, si les machines qui adoptent ces CPU Chinois gagnent en popularité (y’a déjà plusieurs Netbooks qui l’ont adopté), ca pourrait faire très mal à Windows…
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@marcofsky:
Merci en passant pour les crédits par rapport au fichier source en LaTeX!
Je me demande si on ne devrait pas peut-être aussi publier le fichier source (maririou.lex) original, si Nelson le veut bien, juste pour donner une idée à Nelson et aux autres à quel point c’est tout simple dans le fond comme format (et à quel point je n’ai aucun mérite
)!!
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@ toogreen
Je pourrais, en effet, très facilement mettre le (ou les) fichier(s) « .tex » sur mon serveur!
Voyons d’abord ce que le maitre d’oeuvre en dit… bicoze, après tout, peut-être d’autres « canaux » de publication ont été prévus et je ne voudrais pas jouer dans les platebandes de quiconques.
Autrement, Nelson peut également installer Winefish sur sa boîte Ubuntu, ouvrir le fichier .tex et faire F2 lui aussi! Puis s’amuser avec tout ça…
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@marcofsky:
Je viens d’ouvrir le fichier .tex sous Windows (Notepad) et batinse!!! C’est pas très beau à voir, car Windows ne supporte pas les retours (Enter) sous UNIX. Donc c’est comme si tout le texte était sur la même ligne… Ca fait peur j’te dit! On est donc peut-être mieux d’attendre en effet avant de le publier en ligne, car y’en a une gang qui risquent de dire… DE KOSSÉ!??
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@ toogreen
hihi! Ce problème, je le vis depuis des années!!!
Sous Linux, l’encodage par défaut des fichiers texte est UTF8. Et les « retours de chariots » encodés « UTF8″, sous Windows, ne sont pas reconnus. Bref, on se ramasse avec un fichier texte « tout taponné dans un coin »…
Tout ce qu’il y a à faire dans Winefish, c’est d’aller dans « Document > Character Encoding » et on change UTF pour ISO-8859-1.
Mais attention! Les caractères accentués, des fois, prennent ça plutôt mal… Alors faudrait voir… Mais même si c’est le cas, y’a moyen de « sauver » le truc en convertissant les caractères accentués par des entités… Mais bon, je vais l’essayer un peu plus tard et je t’en reparle…
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@ Toogreen et Marcofsky
Je suis touché par votre gentillesse, mais je me dois vous faire part d’une de mes intentions par rapport à ce projet. Lorsque les trois premiers chapitres seront suffisamment stables (plus vraiment d’ajouts à leur consentir), je les rendrai disponibles dans un document PDF. Mais au préalable je les aurai « monté » dans InDesign (Adobe) sur deux colonnes : une première occupant les ¾ de la page et ne faisant que reproduite le récit et les dessins, une seconde, 1/3 de l’espace, reprenant les commentaires de tout un chacun à l’origine des modifications apportées par rapport aux premières versions publiées; une sorte de log, quoi. C’est un document dont je travaille l’ergonomie à temps perdu depuis la semaine dernière.
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@ Nelson
C’est tiguedou! C’était avant tout pour s’amuser avec LaTeX qu’on a fait ça…
Mais si tu les a « montés (hé oui… encore ce %&^#$& de COD avant l’auxiliaire avoir…) sur InDesign, ils sont en bonne compagnie! Et ça génère des PDF, bien entendu, alors c’est tout bon!!!
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@ Bibelot
Si vous préférez, il est possible de troquer le personnage de Mrs Beeblaught contre celui de Mme Bibianne Bleau surnommée par ses amis, Bi Bleau. Qu’en dites-vous ?
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@ Alexanticosti
Ça semble intéressant, merci pour les infos.
Mais pourquoi si loin de Port-Menier ? Pour mieux se cacher des fonctionnaires ? Parce que le secteur serait plus propice à notre projet de colonie ?
Et la traversée idéale pour mouiller dans la Baie-du-Renard se ferait à partir d’où ? Gaspé ? Havre-Saint-Pierre ? Mingan ?
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@Nelson:
C’est comme dit marcofsky! Je trouve d’ailleurs l’idee des commentaires dans la marge geniale et bien meilleure qu’un simple bouquin avec quelques photos!! C’est beaucoup de travail mais le resultat en vaudra la peine j’en suis sur!
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@ dennis_dubeau
«Comme ça, une belle saccoche en « cuir » de ti-vieux, ça vous tente pas?»
Bien sûr! Et je veux aussi les gants assortis!
Plus sérieusement, j’ai remarqué que la plupart de ceux qui vont figurer comme personnages secondaires veulent être des méchants. Moi aussi j’aimerais bien, mais d’autre un autre côté, ce ne serait pas plausible. Si la société était composée uniquement de méchants, on n’aurait aucune chance de se rendre en 2033!
Je vais donc me «sacrifier» afin de personnifier cette vieille dame respectable.
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@ M. Dumais
Sans vouloir vous offenser, je préfère de beaucoup cette Mrs Beeblaught. C’est que je me suis déjà attachée à cette dame anglaise! (rires). Et puis ça ajoute un brin de réalisme au roman. Il y a une communauté anglophone dans le bas du fleuve, je pense ici à Métis-sur-Mer en particulier. Ces gens ont d’ailleurs leur propre organisme communautaire, appelé le «Heritage Lower St. Lawrence».
Bien sûr, je laisse cette idée à votre bon jugement ainsi qu’à celui de vos lecteurs.
Aussi, j’avais pensé à un autre personnage. J’aurais pu incarner le curé, que l’on voit à la cérémonie rituelle, sous les traits d’une femme prêtre avec un nom comme Mrs BibleLot ou quelque chose du genre. J’aurais pu recueillir les confidences de bénéficiaires lors de ma visite hebdomadaire au Centre par exemple. Mais j’ai vite abandonné cette idée. Avec la lenteur légendaire du Vatican à s’adapter à la société, ce n’est pas en 2033 que nous verrons des femmes prêtres…
Et puis j’adore déjà cette Mrs Beeblaught
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@ Bibelot
Ça marche. Va maintenant falloir vivre avec ce nom de Beeblaugh. Y a pas de « t » à la fin, me semble. Je sais pas. Le mot « tough » se prononce « toff », « thought » se prononce « tâttt » et « though » se prononce « do ». Mais « laugh » se prononce « laf » et « caught » se prononce « kôt ». Méchante langue. Y a-t-il quelqu’un qui saurait écrire le nom « Bibelot » en anglais pour que ça se pronconce « Bee Blow » ?
Quoi qu’il en soit, l’honneur étant aux dames, je viens de me livrer à un premier ajout: 2e, 3e et 4e paragraphe du chapitre 2-A, et vers le milieu dans le chapitre 2-B.
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Étant donné que ‘to « laugh »‘ (« rire » en français), se prononce « laf »… Donc « Beeblaugh » donne « bîblaf » comme résultat…
hum… faudrait donc y aller avec:
Bib Low, diminutif de Bibiane Lowensky, arrière-petite fille de la célèbre Vivane Lowensky, qui survécut Auschwitz-Birkenau et émigra au Canada vers la fin des années 50…
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@ Marcofsky
Faut arriver à vendre ça à Bibelot, c’est trop beau comme histoire.
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Pourquoi célèbre me demanderez-vous?
Voyez-vous, Vivane Lowensky reçut, en 2010 et à l’âge avancé de 91 ans, le Prix Nobel de la Paix pour son inlassable travail au processus de paix au Moyen-Orient.
C’est qu’en 1940, alors qu’elle faisait la file pour monter dans les fameux « trains », elle avait remarqué et scruté les visages de ceux qui la regardaient sur le bord de la route, et elle s’était dit: « Si certains de ces gens-là pouvaient m’aider, ils le feraient surement… »
Des années plus tard (en 1977), en Israel – dans sa « Terre Promise » – elle avait assisté, impuissante, à une scène semblable, où des prisonniers Palestiniens se faisait « amener » vers des lieux de douleur et de tourments et elle avait décidé qu’elle ne resterait pas là, à les regarder sur le bord de la route, impuissante comme ces gens qui, en 1940, auraient bien aimé pouvoir la secourir… (pas tous les allemands étaient nazi!)
Elle avait alors décidé de consacrer tout le reste de sa vie et toutes ses ressources intellectuelles, physiques et morales à la paix pour son peuple et tous les autres peuples…
Ses efforts avaient culminés un an plus tôt (en 2009) avec le retrait de l’armée Israelienne des territoires occupés de Cisjordanie, de Ghaza et du Golan et la reconnaissance réciproques des États Juif et Palestinien.
(dream on!)
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@ M. Dumais et marcofksy
J’avais pensé à Mildred Beeb-Low.
Un, parce que je trouve que Martha est un prénom trop typique (Martha Washinghton, Martha Stewart). Deux, parce Beeb aurait été un beau clin d’oeil à l’origine britannique de cette dame. Et trois, Low est un nom de famille qui existe réellement.
En faisant des recherches, j’ai découvert que la BBC a comme surnom «the beeb». Voir le 4e paragraphe de ceci :
http://en.wikipedia.org/wiki/BBC
Mais c’était avant d’avoir vu le commentaire de marcofsky. Je me disais aussi qu’un anglo de Toronto aurait une solution à ce problème!
En toute modestie, je trouve les deux idées aussi bonnes l’une que l’autre. Mais il arrive souvent que l’on soit mauvais juge de soi-même…
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Sortie côté cour de Mrs BeeLaught, entrée côté jardin de Mildred Beeb-Low.
Les corrections ont été faites.
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C’est toujours preferable d’etre une « Beeb-Low » qu’une « Boob-Low »
Ok je pouvais pas m’en empecher, desole
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@ bibelot
« anglo »… ??!??!?
heu… faudrait pas que ma maman de Chicoutimi entende ça!
Déjà que son père (mon grand-père) tenait auberge (l’Hôtel Chicoutimi) et le brace homme n’avait appris qu’une seule locution anglaise : « NO ROOM! »
Et il l’utilisait à qui mieux mieux pendant 39-45, alors que la RAF était stationné à Port-Alfred et que les militaires anglophones venaient se « divertir en ville ».
« Cé pas vrai qui va avoir un anglais qui va coucher dans mon hôtel! » déclarait-il à qui voulait l’entendre!
Mais c’était il y a bien longtemps… et les temps ont changé, heureusement…
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@ marcofsky
C’était seulement pour te taquiner bien sûr . Et ça a plutôt bien marché!
Et puis, ça aura permis d’avoir droit à une anecdote savoureuse.
Hum! Il m’apparaît comme être tout un personnage ton grand-père…
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@ M. Dumais
Wow, vous êtes vite sur le piton de la correction! C’est vraiment une belle idée que ce repaire de rebelles à Anticosti. Ça va apporter beaucoup au roman.
Je me demandais justement ce qui arriverait d’eux si jamais on les découvrait… Voilà que vous avez prévu le tout d’une manière fort astucieuse.
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Nelson Dumais a écrit: «Qu’en est-il de ce bon vieux flipper ? Un rôle de petit vieux cracheur de calembour ? Il serait allongé sur son grabat ultime, en pleine «cérémonie», et juste avant d’être gazé, dirait au DG du CRG qui lui tendrait la main de façon protocolaire: «……»
Il dirait quoi, le flipper et comment s’appellerait-il ?»
Le vieux «schnok» de flipper est sans aucun doute un cracheur de calembours. Cependant, il n’est pas aussi redoutable qu’à ses 38 ans !
Mais tout de même, il en pousse quelques bons encore, avec le peu de lucidité qu’il lui reste.
Au fait, commet s’appelle-t-il, ce DG? Lemoignan est le directeur de l’hébergement, mais le DG, en a-t-on déjà entendu parler? Ça aiderait pour l’ultime calembour.
D’un autre côté, imaginez Lemoignan, un pauvre amputé des deux avants-bras suite à un terrible accident, accompagnant les ti-vieux dans leur avant-dernier voyage (le dernier étant la récupération des restes pour faire du manger-mou); le vieux dauphin pourrait très bien lui dire : «Viens ici que je te serre «le moignon» avant de partir…»
Quand au vrai nom de flipper, j’avais pensé à Luc Ratif, Sylvain Hébon, Paul Tronc ou quelque chose du genre. Peut-être mon vrai nom? Ce serait moins «calembouresque», par contre. Étant donné que Dubeau, Bélanger, Gagnon et d’autres auront leur vrai nom, peut-être serait-il de rigueur que «mon» personnage porte mon nom? Je vous fournirai le mien sur demande, ici même sur le blogue, si tel était le cas, M. Dumais. Vous êtes l’auteur, je vous laisse le soin de décider de tout ça.
Le Dauphin clus dans une histoire rocambolesque
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@ Bibelot
Je ne fais toujours pas d’incontinence, c’est déjà ça, mais des pertes de mémoire si ! Quand je pense que j’avais oublié cidore batêche… Pourquoi je me rappelle du nom du guitariste de Deep Purple sur Machine Head mais pas des déconnages de Dumais. Ah misère.
Je vais voir à la rivière Jupiter si le coin est mieux pour une bande de vieux…
Alex.
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@l’antique hostie
C’est bien ce que j’écrivais dans un «post» précédent: «Concernant l’insulaire, c’est sûr que cidore au gaz, il va en manquer des bouts !»
Le Dauphin lassable
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Si je n’avais laissé mon gant (de néoprène) dans la figure d’un saumon Môssieu, je vous en tapoterais le museau. Dauphin solent !
Alex
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@ bibelot
Y a un problème avec Mildred Beeb Low. C’est le mot «beeblow» ou «beablow» ou «beebloe» qui semble utilsé à des fins plus ou moins drôle dans les sites de réseautage social. Je ne suis pas certain que j’ai envie d’un personnage dont le nom prête un peu à confusion.
J’ai donc pris une décision administrative tout en respectant vos préférences: «Mildred Beeb-Low» devient «Bea Bellow». Bea est le diminutif anglais de Béatice et Bellow est un nom très répandu. Le tout se prononce «Bi bl lo». La vieille dame aura pu se faire appeler «Mrs B» ! Charmant, non ?
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@ M. Dumais
Ahhhh, c’est bien dommage, sniff…
J’aimais bien l’association Beeb et BBC. Que dites-vous de Beeb Bellow tout court? Beeb étant le prénom, ce qui permettrait quand même le Mrs B. À moins que vous ne trouviez que ça ne change pas assez…
Si vous n’aimez pas, eh bien allons-y pour Bea Bellow. C’est vous l’auteur et votre décision sera la mienne.
P. S. : Je n’aurais jamais pensé un jour être associée à Madame B., même si mon nom de famille est Bouchard. Être morte, je crois que je me retournerais dans ma tombe. Je suis incapable de la blairer! Vous trouvez ça charmant vous?
Riressssss!
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@ bibelot
Allez voir le 4e paragraphe du Chapite 2 – A.
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